L’Armée un enjeu stratégique

03/01/2009 22:24 par juste-1980

   Le : 2008-12-16



Ahmed charai

Contre qui s’arme le Maroc? La question est pernicieuse et pourtant il se trouvera toujours quelqu’un pour la poser. En fait, le Maroc n’a aucune intention de faire la guerre à l’Algérie, malgré l’inimitié affichée du voisin de l’Est, ni à l’Espagne, tout en continuant à revendiquer la marocanité de Sebta et Mellilia.

L’armée marocaine a d’autres enjeux. Le premier concerne les menaces venues du Sahel, qui ne concernent pas uniquement le Royaume, mais la paix dans l’ensemble de la région. Ce n’est pas par expansionnisme que Rabat prend ses responsabilités, mais parce que sans l’effort et la vigilance des FAR, la sécurité de tous est menacée. Le second enjeu est la lutte contre les trafics divers, au sud et au nord de notre territoire. L’émigration et la drogue, sont des phénomènes transnationaux que la position géographique du Maroc nous impose. Les reculs constatés de ces phénomènes, salués comme il se doit par l’Union européenne, sont dûs, en grande partie à l’implication de l’armée.

Le nouveau droit international, avec le devoir d’ingérence, oblige le Maroc, pour garder son rang, à entretenir une armée capable d’assurer des missions de maintien de la paix.

Bien évidemment, tant que la tension sera artificiellement maintenue par le Polisario et l’Algérie, tant qu’une solution politique n’est pas entérinée, la défense de l’intégrité territoriale restera la première mission des FAR.

Tous ces enjeux ainsi que les évolutions technologiques rendent nécessaires les investissements programmés. La formation, elle, est au top niveau depuis toujours, grâce à des structures ultra-performantes et à des relations internationales très développées.

Soutien populaire

Le budget des armées n’est pas discuté au Parlement. Cela peut paraître une contradiction démocratique. Seulement, il faut se rappeler que cet accord consensuel a eu lieu en 1977. La guerre du Sahara battait son plein. Ce qui est un attribut de la démocratie en temps de paix, discuter le budget des armées, était perçu comme un luxe en temps de guerre. Les partis de l’opposition d’alors en ont fait le symbole de l’union sacrée, autour de la question de l’intégrité territoriale.

L’appui politique et le soutien de l’armée n’était pas acquis. L’image de l’armée a été écornée durant les années 60 et le début des années 70, par son intrusion en politique. Les deux tentatives de coup d’Etat bien sûr, mais aussi les interventions en Afrique au profit de l’Occident étaient très mal perçues. C’est surtout l’utilisation de l’armée, dans des opérations de maintien de l’ordre, comme en Mars 65, qui avaient creusé le fossé entre la population et l’armée.

Sa participation, plus qu’honorable, à la guerre de 1973 et la guerre du Sahara ont enterré cette époque. Aujourd’hui, la modernisation de l’armée et les fonds qui lui sont alloués sont favorablement perçus par de larges couches de la société. Sauf que cette modernisation implique que l’armée soit à jamais tenue éloignée des opérations de police et qu’elle n’aurait jamais à affronter ses propres concitoyens. Cet aspect là est plus important que l’armement high-tech. Les responsables l’ont d’ailleurs bien compris et c’est pour cela que le consensus est maintenu.



Comment le Maroc renforce son armée



Depuis trois ans, l’armée marocaine n’est plus un mythe ni un secret pour personne. En célébrant son cinquantième anniversaire en 2006, la grande muette a finalement parlé. Elle a ouvert ses casernes, affiché ses compétences et montré son matériel et, depuis, c’est tout un processus de démythification qui s’opère dans l’opinion publique marocaine avec beaucoup d’excès et peu de rigueur. Aujourd’hui, il n’est pas rare de voir les généraux des Forces armées royales faire la Une des journaux. Il n’est également pas rare d’entendre parler de vols d’armes dans les casernes et d’infiltrations islamistes dans les rangs.

Un autre facteur a remis l’intérêt pour l’armée au goût du jour dans la presse et chez le citoyen. C’est la course à l’armement dans laquelle s’est lancé le voisin algérien qui multiplie les achats de matériel militaire à coup de dizaines de milliards de dollars. Il faut reconnaître que le Maroc constitue depuis l’indépendance dans l’imaginaire populaire algérien «l’ennemi» par excellence. D’un autre côté, toute acquisition de chars, d’avions ou d’hélicoptères par l’Algérie relayée par les médias, est perçue par les Marocains comme une menace, voire une agression. Depuis, les forums sur l’armée font florès et on y trouve de tout. Commentaires avisés. Surenchères chauvines. Intox et manipulations. Impossible donc de faire la part des choses et de séparer le bon grain de l’ivraie.



Histoire très récente de l’armée marocaine



HAKIM ARIF

Les soldats marocains ont combattu lors de la guerre des sables en 1963, puis sur le front du Golan en 1973, et sauvé le régime zaïrois en 1977. Ils se sont illustrés lors des affrontements avec le Polisario, et surveillent le mur marocain de protection. En 1991, ils ont participé à la guerre du Golfe. Ils sont également intervenus en Somalie en 1993 et au Kosovo en 1999. Le 14 juillet 1999, les Forces armées royales paradaient sur les Champs-?lysées, chose exceptionnelle pour une armée non française. Cadeau du président Jacques Chirac a son ami Hassan II. Aujourd'hui, les troupes marocaines participent aux missions de paix (MONUC, ONUCI, EUFOR, KFOR...). L’armée marocaine a violemment sévi dans le Rif en 1958. Les Rifains n’ont pas oublié. A l’époque, la répression qui s’est abattue sur la zone avait pour principaux acteurs des militaires, tous issus de la période coloniale, nous explique Ilias Omari, président de l’Association rifaine de développement. Pour lui, la répression était un relent de la période coloniale où la France et l’Espagne avaient sévi. Les relations entre la population et l’armée étaient donc similaires aux relations avec les colonisateurs français et espagnols.

?mancipée du pouvoir

L’armée était en quelque sorte émancipée du pouvoir politique. Selon Ilias El Omari, la monarchie était en phase de consolidation face aux pouvoirs en place, ceux du parti de l’Istiqlal et ceux de l’armée. Il y avait pourtant un gouvernement. Il était même dirigé par l’Union nationale des forces populaires de Mehdi Benbarka. Pour I. El Omari, la responsabilité de ce gouvernement est bien établie. Nous étions à la veille des années soixante. Hassan II est arrivé quelques mois plus tard. Il voulait améliorer l’armée, surtout que les frontières de l’Est étaient déjà chaudes. L’armée a réussi tout de même à maintenir l’équilibre des forces lors de la guerre de sables en 1963, ce qui lui avait donné quelque notoriété auprès de la population. C’est toujours gratifiant de gagner une guerre. Plus tard également, les médias officiels chantaient les exploits extraordinaires des soldats marocains au Sinaï et au Golan. Des chansons patriotiques ont même été composées à sa gloire. Mais pour les royalistes inconditionnels, les années soixante-dix n’étaient glorieuses pour personne. Deux attentats contre Hassan II à quelques mois d’intervalle seulement. Les militaires voulaient en finir avec Hassan II. Sa «Baraka» était la plus forte. Suite au premier attentat, le Roi a donné les pleins pouvoirs au général Oufkir, qui allait, dit la version officielle, être l’instigateur du deuxième attentat. Des années plus tard, on parle même de son implication dans le premier. Pour l’image de l’armée c’était une catastrophe. Le pouvoir allait user de tous les moyens de communication dont il disposait, la télé, la radio et la presse pour dénigrer les officiers, qualifiés de comploteurs, de fauteurs de troubles et de renégats. Dans l’autre camp, on affirme que les coups d’Etat étaient en fait une révolte contre le pouvoir à qui les militaires «renégats» rendaient le qualificatif. Il ya eu des changements évidemment, suite au deuxième attentat. Il n’y aura plus de ministre de la Défense et Hassan II est désormais le chef suprême des forces armées royales. Les officiers sont mieux tenus. Une organisation implacable sera mise en place afin de tout connaître sur tout le monde. Le renseignement militaire a du être efficace et semble l’être toujours puisque plus rien ne s’était passé depuis août 1972. Le calme. Par ailleurs, les officiers étaient plus que choyés. Voitures de service, villas de fonction avec plusieurs plantons, une nouvelle race de militaires est née. Les généraux et même les autres gradés en ont bien profité. Des richesses sont sorties de rien. Licences de pêche, agréments de transport de voyageurs et de marchandises, licences d’exploitation de carrières de sables, les moyens étaient divers et permettaient à l’Etat d’assurer à ses défenseurs des compléments de ressources impossibles à trouver dans un budget maigrichon. Le plus intéressant dans l’histoire, c’est que les officiers n’ont pas délaissé leur travail. Ils ont professionnalisé l’armée, veillé sur les frontières et accompli de belles œuvres durant les longues années de la guerre au Sahara. On leur reproche même parfois des méthodes pas très amènes. La légende retient l’image d’un Ahmed Dlimi jetant des «ennemis» du haut d’un hélicoptère. Mais bien entendu, il n’existe aucune preuve. Ahmed Dlimi, l’homme fort qui a remplacé, à moitié seulement, le général Mohamed Oufkir était la vedette de la guerre. Il donnait l’impression d’être un des plus grands fidèles du trône. Les circonstances de sa mort restent aujourd’hui encore inconnues. Un accident près de Marrakech alors que Hassan II recevait le chef d’Etat français François Mitterrand. Il était le dernier à bénéficier d’un «régime» plus ou moins spécial. Après lui, il n’y aura plus de vedette. Aucune tête ne sort du lot. Mais peut-être que les officiers ont compris. Leur chance est sans doute de travailler dans d’autres conditions que leurs prédécesseurs. Pourtant, le pays doit se trouver de nouveaux dirigeants militaires. Les chefs actuels sont très âgés et leur espérance de vie active est très limitée. Que fera Mohammed VI ? Alors qu’on parle déjà de plusieurs départs à la retraite.



La Guerre des sables : Comment les FAR ont battu l’Algérie



Mohamed semllali

La première guerre que le Maroc a menée fut contre l’Algérie. Les historiens l’ont désignée sous l’appellation de la guerre des sables. C’est pendant le mois d’octobre 1963 que le conflit militaire opposant le Maroc et l’Algérie éclate. L’affrontement direct entre les deux armées a eu lieu après plusieurs mois d'incidents frontaliers. Cette guerre ouverte a eu lieu dans la région de Tindouf et Hassi-Beïda, puis s'étend par la suite à Figuig. Les combats cessent le 5 novembre, et l'Organisation de l'unité africaine obtient un cessez-le-feu définitif le 20 février 1964.

Le 14 octobre, les Forces armées royales occupent Hassi-Beïda et Tinjoub et repoussent les forces algériennes vers la piste Béchar-Tindouf. L'armée algérienne s'empare de Ich, une localité marocaine dans le désert, bien au-delà la zone contestée. Pour l’Algérie, il fallait ouvrir un nouveau front pour desserrer l’étau sur les troupes algériennes harcelées au sud. Le 18 octobre, les Algériens arrivent au bord de Figuig. Les FAR, commandées par l’expérimenté général Driss Ben Omar, sont mieux équipées et approvisionnées, tandis que l'armée algérienne, commandée par le futur président algérien Houari Boumédiène, douée pour la guérilla mais mal équipée, souffre de problèmes logistiques.

L’Algérie est fortement aidée par Fidel Castro qui envoie sur place un contingent de 686 hommes avec aviation, blindés, et artillerie et par Jamal Abdel Nasser qui expédie lui aussi 1000 soldats en Algérie. Le 20 octobre, trois colonels égyptiens capturés dans le théâtre des opérations sont présentés par les FAR à la presse. Le Maroc contrôle la situation et inflige à l’Algérie une défaite militaire sans qu’il ne reçoit l’appui ni de la France ni des Etats-Unis. Les militaires marocains poussent leur avantage sur le terrain et arrivent à 12 kilomètres de Tindouf qu’ils n’occupent pas après l’intervention du président français Charles De Gaulle.

Même s’il arrête son avancée victorieuse, le Maroc bénéficie d'une situation militaire favorable, en tenant Hassi-Beïda et Tinjoub, et en approchant de Tindouf. En avril 1964, 379 prisonniers algériens sont échangés contre 57 marocains, ce qui conforte la thèse d'une supériorité générale des forces marocaines lors du conflit. Le Maroc annonce un bilan officiel de 39 morts, tandis que les pertes algériennes, jamais publiées, s'élèvent, de sources françaises, à 300 morts.

L’histoire des riches du Maroc

03/01/2009 22:18 par juste-1980

   Le : 2008-12-24






HAKIM ARIF

Néanmoins, de plus en plus de riches se défont de cette tradition de discrétion au profit d’un mode de comportement calqué sur les riches occidentaux prispour modèle suprême. Ceux-là, on les appelle, comme dans toutes les sociétés, les nouveaux riches. Ils veulent démontrer qu’ils le sont, à n’importe quel prix. Ils achètent des Hammer, construisent des villas gigantesques et se font voir partout où on peut les remarquer. Heureusement qu’il y a le bon riche. Le riche utile. L’entrepreneur. Celui qui tire sa richesse d’un travail intelligent, qui distribue des revenus et répartit les richesses. Les grands patrons qui ont fait l’histoire économique du Maroc, les Benjelloun, Bensalah, Lamrani-Karim, Sefrioui, Akhannouch, Zniber, Chaabi, etc, ne roulent pas que pour eux-mêmes. Quand ils investissent, ils en font profiter les autres. Ils créent toute une économie autour d’eux. Plus ils s’enrichissent, plus ils investissent, et ainsi de suite. L’Etat ne s’en trouve pas plus mal, puisqu’il ramasse à chaque bon coup des impôts utiles à sa gouvernance. Pourtant, nos riches ne sont pas people. Loin de là. Ils ont au contraire tendance à fuir les médias. S’ils veulent communiquer, c’est uniquement autour de leurs entreprises, leurs investissements et leurs nouveautés. Rien d’autre. On ne les verra jamais par exemple dans une émission sur les riches. Ou alors une seule fois lorsqu’une émission internationale a diffusé un reportage sur Zniber, le propriétaire des Celliers de Meknès. Chose nouvelle pour le public. Les autres, tous les autres, restent loin des caméras. La richesse se consomme dans la discrétion. Ce n’est pas parce qu’elle aurait quelque chose d’interdit ou de rejeté par la société. Les riches vivent cachés parce qu’il est inconvenant d’étaler ses richesses devant un monde qui n’en a pas. Cette discrétion nous laisse dans le flou le plus total. Ailleurs, ceux qui présentent la vie des riches ont un prétexte. Ils disent qu’ainsi, ils montrent la voie aux jeunes qui pourront réaliser autant de succès. Or, on le sait de plus en plus aujourd’hui, tout le monde ne peut pas être riche. Au Maroc encore moins. L’origine des richesses marocaines est bien entendu très diverse. Othman Benjelloun a poursuivi une entreprise créée par son père dans le commerce automobile. La carte Volvo leur a servi de première accumulation. Anas Sefrioui a poursuivi l’exploitation minière laissée par son père, mais a vite développé le groupe vers l’immobilier social d’abord et le haut standing ensuite. Les Akhannouch ont prospéré dans les produits pétroliers, les Berrada sont très diversifiés : dans l’hôtellerie, la distribution, l’industrie… Les grands entrepreneurs marocains sont généralement sur plusieurs fronts et bénéficient de la proximité des centres de décision aussi bien économique que politique. De la sorte, ils sont très bien informés sur les tendances des marchés et sur les meilleures opportunités. Certains vont même s’investir personnellement en politique et prennent des positions clés dans des formations politiques. C’est ce que fait Miloud Chaabi, passant d’un parti à l’autre au grè des contingences. C’est ce que fait également Hassan Derhem, notable du Sud «recruté» par l’Union socialiste des forces populaires, au grand dam des puristes. Les riches marocains sont par ailleurs les premiers contacts avec la civilisation occidentale. Et ce sont eux qui ont les moyens d’en rapprocher les Marocains. On les considère comme les agents du changement. Ils importent des produits et des services, mais aussi des modes de vie et des comportements, à travers les différentes franchises qu’ils exploitent. Leur rôle dans la modernisation du pays est bien évidemment visible dans leurs propres entreprises qu’ils gèrent selon les meilleurs standards internationaux.



La longue marche de la bourgeoisie



ahmed charai

La bourgeoisie Marocaine d’aujourd’hui n’est pas uniquement constituée de grandes familles. Ce dernier vocable d’ailleurs est impropre, parce qu’il n’est pas lié à la situation financière et que souvent il désigne un rang social, plus que l’état de la fortune.

A l’aube de l’indépendance, l’Etat a dû se substituer à une bourgeoisie. Contrairement à la légende, de 1856 aux années 90, le Maroc n’était pas un pays libéral. L’économie était non seulement encadrée, mais animée par l’Etat. Celui-ci était le plus grand investisseur. Y compris dans des secteurs aujourd’hui ouverts à la concurrence et qui ne faisaient en rien partie de ses fonctions régaliennes.

Cependant, à côté, le privé avait un rôle encouragé par l’Etat. Pire, c’est l’Administration qui surdéterminait les investissements, en encourageant fiscalement, un secteur plutôt qu’un autre. Cette relation incestueuse, mais dont on peut comprendre l’utilité voire la nécessité a posteriori, a donné lieu à des rentes.

Aujourd’hui, officiellement, les énergies sont libérées, même si des poches de rentes, des comportements de rentier perdurent. On peut dire aujourd’hui que l’Etat ne contrôle plus l’économie, que s’il apporte des corrections c’est dans son rôle régalien.

Mais la bourgeoisie dans son ensemble n’a pas encore acquis une expression politique, autonome et définie comme telle. La CGEM, censée jouer ce rôle, reste timide et surtout assujettie à des rapports softs avec le pouvoir.

Le sens de l’histoire

Cela n’a pas toujours été le cas. Une grande partie de la bourgeoisie a intégré et joué un rôle essentiel dans le mouvement national. Certains choix de celui-ci sont inspirés des idées libérales portées par cette bourgeoisie.

Cependant, à l’indépendance, la radicalisation des luttes de pouvoir l’a poussée au silence. La majorité s’est retrouvée dans le camp du régime pour sauvegarder ses intérêts, une faible partie restant à l’Istiqlal et portant un projet de bourgeoisie nationale, c'est-à-dire luttant contre les intérêts étrangers.

Cette attitude ne va changer qu’après la marocanisation et l’élargissement des bases sociales de la bourgeoisie. Ces nouveaux détenteurs de moyens de production vont se retrouver dans les partis de l’Administration, justement parce que celle-ci contrôlait l’économie et les voies vers la richesse.

Cet étau s’est desserré depuis les années 90 et a libéré quelques énergies. La CGEM a acquis des lettres de noblesse, malgré les réserves citées plus haut, en tant que syndicat des potions. Des partis se réclament directement du libéralisme. Les dénonciations de quelques situations de rente sont devenues coutumières. Nous sommes face à l’émergence d’une bourgeoisie combative en tant que classe, porteuse d’un projet qui va au-delà des intérêts particuliers. C’est une excellente nouvelle pour la démocratie marocaine.

Elle ne pourra cependant y arriver pleinement si elle ne se résout pas à rompre les derniers liens avec l’Administration. L’évasion fiscale, la corruption sont les dernières chaines que la bourgeoisie doit casser pour devenir crédible dans son rôle de porteuse de projet libéral. La transparence n’est pas seulement un leit-motiv éthique, c’est surtout le moyen le plus sûr d’émanciper la bourgeoisie de la tutelle des pouvoirs, grands et petits.

Un récent sondage de Transparency montre qu’on est loin du compte. Une grosse majorité de patrons reconnaît avoir toujours recours à la corruption. C’est dans cette optique que l’engagement des structures professionnelles doit être appréhendé.



Othman Benjelloun Le golden boss



C’est certainement l’homme d’affaires le plus connu et reconnu dans le domaine de la finance et de la banque. Othman Benjelloun est PDG de BMCE Bank depuis la privatisation en 1995 de la banque marocaine du commerce extérieur. IL est aussi président du holding Finance.com qui opère dans 4 secteurs : bancaire et para-bancaire, l’assurance (RMA Watanya), les télécoms, médias et technologies, et l’industrie. Le patron siège par ailleurs au conseil d’administration de plusieurs sociétés et il est Président de Meditelecom. En outre, O. Benjelloun préside le Groupement professionnel des Banques du Maroc. Il a été nommé Chancelier de l’Université Al Akhawayn d’Ifrane (1998-2004) par Hassan II. Diplômé de l’?cole polytechnique de Lausanne. O. Benjelloun, qui était alors à la tête de la Royale marocaine d’assurances (RMA), rachète la Banque marocaine du commerce extérieur (BMCE), lors de sa privatisation. Aujourd’hui, la puissance de frappe du groupe Benjelloun est très grande. Le natif de Fès se retrouve aujourd’hui à la tête d’un holding, Finance.com, présenté souvent comme le concurrent du holding royal, l’ONA. Il regroupe la BMCE, deuxième banque privée marocaine, l’opérateur de téléphone mobile Méditel, une société d’assurances, une enseigne de distribution, des activités de tourisme et de transport. La fortune familiale de 2008 n’a plus rien à voir avec celle bâtie par le père dans les années 60. A l’époque, le père commerçait avec la carte Volvo. Tous les camions importés par le Maroc passaient par lui. La marque est restée propriété de la famille qui l’a développée, tâche dévolue à Omar Benjelloun, le frère de Othman, décédé en janvier 2003. La carte a été reprise plus tard par le constructeur suédois. Othman quant à lui poursuit le développement de ses affaires. Il modernise le groupe, se renforce dans l’assurance, dans les métiers d’avenir comme les télécommunications et l’offshoring. Le groupe pèse aujourd’hui plus de 100 milliards de dirhams selon certaines estimations qui établissent la fortune personnelle à plus de 20 milliards. Le patron est aussi un grand contributeur social. Il a mis en place la Fondation BMCE Bank, qui aura pour mission l’éducation et particulièrement la lutte contre l’analphabétisme, avec le programme Medersat.com de construction et de gestion d’écoles communautaires rurales à travers le Maroc. Othman Benjelloun est également Conseiller au Center for strategic international studies de Washington D.C, un centre de géopolitique internationale, présidé par l’ancien secrétaire d’Etat Henry Kissinger.



La famille Karim Lamrani Capaitaines d'industrie



Trois fois Premier ministre du temps de Hassan II, chargé du Plan, du Tourisme et des Affaires économiques, l’homme a été nommé dans le poste stratégique de Directeur de l’Office ghérifien des pphosphates (OCP). Chez Mohamed Karim Lamrani, l’esprit d’entreprise a fonctionné à plein régime, aidé par un réseau de relations inégalable. En plus d’avoir été un grand commis de l’Etat, Mohammed Karim Lamrani est l’une des plus grandes fortunes du Maroc. En 1996, sa fortune était estimée à 2,5 milliards de dollars. Aujourd’hui, âgé de 89 ans, c’est sa fille Saida Karim Lamrani qui a repris en main les affaires familiales. Cette «dame de fer» comme l’appellent les connaisseurs des rouages de la sphère économique est gestionnaire d’une fortune colossale. Le business de la famille est géré dans le cadre des sociétés holding Safari, Sofipar et Cofimar, dont la fille de l’ancien Premier ministre est la vice-présidente. Elle est aussi présidente du Conseil de surveillance du Crédit du Maroc (filiale du groupe Crédit agricole-Crédit lyonnais).

Le holding familial se compose de plusieurs groupes dont des sociétés de l’industrie automobile, d’importation de véhicules comme Auto-Hall, Jama Auto qui font parties de la Société méditerranéenne pour l’industrie automobile (SMEIA) qui est la société concessionnaire de BMW, de Land Rover et de MINI. Les autres structures du groupe sont Comicom (matériel agricole), Mokala (fermes de production d'agrumes, des plantes médicinales et de miel), Socodam-Davum (métallurgie), CEMA-Bois de l'Atlas, Mafaco (textile), Somadir (levure), Société marocaine des compteurs Vincent (compteurs), MORI et compagnie Maroc (transit), Compagnie charbonnière commerciale et Maritime, la Compagnie marocaine de plâtre et d’enduit, Scim Chimique. Le père comme la fille sont des mécènes de premier plan. Karim Lamrani «a été le plus grand contributeur à la construction de la mosquée Hassan II avec 20 millions de dirhams».

Saida Karim Lamrani est engagée auprès de l’Association d’aide aux lépreux. Elle est aussi membre du conseil d’administration de la Fondation Mohammed V pour la solidarité.



Anas Sefrioui Loger les pauvres et les riches



Né à Fès en 1957, Anas s’engage très tôt dans la vie active aux côtés de son père, Haj Abdeslam Sefroui. L’affaire familiale consistait en une exploitation minière. C’est aussi une fortune de l’indépendance. A la mort du père, le fils prend les commandes. Jeune, ambitieux, il en veut et en obtient assez vite. Le groupe qu’il dirige aujourd’hui pèse des milliards et fait l’actualité financière. Le boom du logement social allait donner, il est vrai, un coup de fouet à une entreprise qui n’en demandait pas tant. La période était propice à des investissements. Il fallait oser. Le gouvernement établit des règles pour le logement social, Addoha s’engouffre dans la brèche. Mais bien avant, la préparation se faisait tranquillement. En 1987, Anas Sefrioui lance son groupe dans le lotissement de terrains économiques. L’avènement du programme des 200.000 logements allait offrir une nouvelle opportunité au groupe. Qui va non seulement construire des logements, mais innover aussi en matière de relations avec les clients. Il a concentré dans son siège social tous les services publics et privés dont peuvent avoir besoin les acquéreurs : banques, notaires, conservation foncière… Des milliers de logements plus loin, le groupe s’est diversifié dans le haut de gamme, étendant ses tentacules à toutes les régions du pays. On le voit partout, Marrakech, Tanger, Casablanca, Fès… Il était temps de passer à un autre mode de gouvernance. La bourse attendait de grandes valeurs. Anas Sefrioui a sauté le pas en 2006, en engageant 35% du capital. Il avait raison. Le titre de son groupe a été multiplié par 6 en un rien de temps. C’était le succès total. Aujourd’hui, le groupe est associé à de grands noms de l’immobilier. On compte avec lui. Il est normal qu’il se fasse au passage quelques ennemis. Il en a eu. On lui a reproché sa proximité avec le pouvoir qui lui facilite les acquisitions des terrains les plus utiles. Des accusations qui n’ont jamais dépassé le stade d’invectives. Le patron avait tout prévu. Sa transparence, exigence du marché financier mais aussi méthode de management, a répondu à sa place.



Famille Akhennouch ça carbure toujours



Aujourd’hui, on connaît plus Aziz Akhennouch. Et pour cause, il est ministre de l’Agriculture, du développement rural et de la pêche. On le connaît aussi en tant que président du Conseil régional de Souss-Massa-Draa. Les Akhannouch ont bâti aussi d’autres noms devenus tout aussi célèbres, Akwa et Ifriquia. Il est vrai qu’Akhannouch était plus présent dans la distribution de carburant. Mais aujourd’hui, il est presque partout et ses affaires fleurissent dans tous les secteurs. La fortune remonte là aussi à la période du protectorat. Le Maroc commençait son développement et avait besoin d’entrepreneurs efficaces et visionnaires. Ahmed Oulhaj était de ceux là.

Il a commencé par un atelier de marbre et enchaîné sur le pétrole avec deux stations à Agadir et Casablanca. Il fallait aussi être proche des centres de décision. Cette proximité a beaucoup joué pour les hommes d’affaires marocains. Dans le cas d’Akhannouch, elle lui a ouvert les portes de l’Office chérifien des phosphates, gros marché qui était accaparé par des étrangers. Une autre étape va être franchie avec l’entrée dans l’industrie pétrochimique. Aziz Akhannouch, lui, se préparait et mûrissait au Canada où il reçu une solide formation qui allait être utile aux affaires familiales. Il raamène avec lui de nouvelles méthodes de gestion, de nouvelles idées et une vision plus large. Avec lui, le groupe se diversifie dans pas moins de 40 entreprises et touche surtout les secteurs les plus modernes comme les télécoms, la distribution et la logistique. Le groupe ne recule devant rien, toutes les affaires sont à prendre même celles qui nécessitent de très gras capitaux. A Tanger Med, le groupe est associé à Maersk dans la gestion des containers. On le voit, la politique n’a pas éloigné Aziz Akhannouch des affaires. Elle l’en a rapproché. Très proche de Fouad Ali Al Himma, Aziz Akhannouch pèse lourd dans la balance.

Un voisinage encombrant

03/01/2009 22:11 par juste-1980

Ahmed Charai   Le : 2009-01-02


A chaque fois que le Maroc prend une initiative dans le sens de l’apaisement, Alger répond par une virulence accrue et une fin de non recevoir tonitruante. Ainsi, depuis quatre ans, Rabat tient le discours suivant : laissons la question du Sahara au sein de l’ONU, chaque partie défendant son point de vue. Mais normalisons nos relations, ouvrons les frontières et mettons en marche la construction du Maghreb arabe. Ce discours n’est pas vertueux, il est rationnel. La situation actuelle handicape le développement de toute la région, dont les peuples souffrent, y compris en Algérie où les milliards d’excédents ne peuvent cacher les déficiences. A cela l’Algérie répond par une série d’outrances. Le Maroc obtient un statut avancé avec l’Union européenne, Alger dénonce «un accord avec les deux pays occupants de la région, le Maroc et Israël»! Deux étudiants sahraouis se font écraser par un car, et le représentant d’Alger à l’ONU dénonce «un véritable crime d’Etat»! Les mêmes autorités algériennes dénoncent partout le Maroc en tant qu’Etat occupant «qui procède à un pillage systématique des ressources du Sahara occidental»! Et c’est encore toute honte bue que l’Algérie parle de «violations quotidiennes, massives, des droits d e l’homme contre le peuple sahraoui résistant». Nous sommes face à un véritable délire.

Un véritable atavisme

Les officiels marocains comprennent que ce tapage a d’abord pour but de sortir Alger du piège de la proposition d’autonomie. Il est clair que la majorité des Etats est convaincue que la thèse séparatiste n’est pas réaliste.

Cette conviction est traduite par la résolution 18-13 qui réclame des propositions en vue d’une solution «réaliste et de compromis». En elle-même ,cette phrase élimine la création d’un Etat sahraoui, parce qu’il n’y aurait plus de compromis. La campagne algérienne vise à créer de nouveaux fronts, pour diluer la pression diplomatique qui s’exerce sur elle à la veille de la prise de fonction du nouveau représentant du secrétaire général de l’ONU. L’on sait que le mandat de celui-ci est encadré par la résolution 18-13.

Mais pourquoi est-ce que l’Algérie s’entête-t-elle? Alger ne vise qu’à perpétuer la tension, sachant pertinemment, que la but avoué, la république sahraouie n’a aucune chance d’aboutir et qu’il n’est même pas dans ses intérêts sécuritaires. L’élite algérienne a un véritable problème avec le Maroc. Elle nous reproche ce qu’elle appelle ‘’le narcissisme historique’’, c'est-à-dire le fait d’être le plus vieux Etat-nation de la région et de se comporter comme tel. Elle a éduqué des générations avec l’idée qu’un Maroc fort est nécessairement un danger pour l’Algérie, parce que ‘’l’expansionnisme est dans les gènes de l’empire chérifien’’. C’est cet atavisme qui explique que l’ensemble de la presse algérienne adhère sans réserve au discours officiel. Contre ce délire maniaco-dépressif, le Maroc ne peut rien. Sauf s’en rendre compte et le prendre en considération. C'est-à-dire se préparer à un voisinage hostile pendant longtemps encore. Parce qu’aucune politique ne peut remplacer le divan de la psychanalyse.



La théorie de l’ennemi extérieur



HAKIM ARIF

Dans la presse étrangère, Abdelaziz Bouteflika ne recueille pas beaucoup de suffrages. Ainsi, le quotidien français la Croix, qui souligne que l'Algérie a besoin d'un «président capable d'assumer pleinement sa mission, d'un homme qui comprenne les nouveaux enjeux de ce monde et qui puisse mener les réformes nécessaires pour donner enfin un avenir à la jeunesse et de la prospérité au peuple» décide en fin d’analyse que "Abdelaziz Bouteflika, après dix ans passés au pouvoir, n'est pas cet homme". Pour le journal français, la révision de la Constitution (qui offre un troisième mandat au président actuel NDLR) montre que le système en place n'envisage pas l'option d'une ouverture politique dans les prochaines années». L’Algérie aurait donc décidé de suivre les pires modèles africains comme celui de Robert Mugabe au Zimbabwe. Quoi qu’il en soit, «le président algérien, âgé, malade et affichant un bilan désastreux sur tous les plans, va pouvoir briguer tranquillement, en avril prochain, un troisième mandat à la tête de l'Etat algérien, dans le cadre d'un scrutin où les Algériens n'auront même pas droit aux faux suspenses connus en 1999 et 2004». Le constat est sans appel. Sur le même sujet Saad Lounès, journaliste militant algérien écrira que «l'Histoire retiendra que l'humiliation du viol constitutionnel du 12 novembre 2008 a signé l'acte de décès du multipartisme né des événements d'octobre 88. L'Algérie est revenue à la case départ du parti unique, l'Alliance présidentielle militaro-islamo-nationaliste». Difficile de trouver à cette alliance une concordance de points de vue avec des forces politiques au Maroc. L’armée au Maroc connaît ses droits et ses devoirs, les islamistes sont parfaitement intégrés au jeu politique et personne ne sera surpris si un jour, ils sont au pouvoir. Quant au Roi Mohammed VI, il poursuit son œuvre de changement au rythme, décide en concertation avec les forces politiques y compris celles qui étaient hier opposées à la monarchie.

Qu’est ce qui a poussé Bouteflika, homme des années 60, à s’opposer si durement au Maroc ? Pourquoi en veut-il tant au Maroc ? Peut-être une explication avancée par le directeur du quotidien algérien «Le Matin», dans son livre “Bouteflika, une imposture algérienne” : «Bouteflika président est resté ministre des Affaires étrangères», dit-il. Pire encore, un ministre des Affaires étrangères des temps passés, dira l’auteur dont le livre cité lui a valu 2 années de prison. Bouteflika a juste commis une omission capitale, souligne Mohamed Benchicou: «quand il était ministre des Affaires étrangères, il y avait des gens dans la boutique, une Algérie debout, un président qui présidait, des ministres qui travaillaient… Aujourd’hui, c’est à lui d’assurer ces missions protectrices. Le fait qu’il estime pouvoir rehausser l’image du pays en voyageant cent fois est une grave illusion : avant, quand il voyageait, l’Algérie ne s’arrêtait pas de travailler. Aujourd’hui, c’est lui qui a la décision : l’Algérie s’arrête de décider quand il voyage.» Un ancien ministre et diplomate, Abdelaziz Rahabi, n’en pense pas moins. Pour lui, «Bouteflika est resté ministre des Affaires étrangères, mais ministre des années révolues.

Priorités

Quand il est revenu en 1999, le monde avait complètement changé, la diplomatie algérienne avait déjà d’autres priorités, celles de la nouvelle époque. Il n’avait plus de rapport avec le temps réel.» On répond ainsi à la question de savoir pourquoi l’Algérie a créé le polisario et pourquoi elle continue à le soutenir malgré le bon sens. Benchicou pécise que sur les cinq années de règne, Bouteflika aura passé l’équivalent de deux à l’extérieur, plus en voyages secondaires qu’en visites officielles. «Tout était prétexte au diplomate, devenu chef d’Etat, pour prendre l’avion, quitte à prendre part à de communs rendez-vous d’hommes d’affaires comme ceux de Davos ou de CransMontana». Est-ce la conception du président qui donne la primauté à l’extérieur sur l’intérieur ? Sûrement répond Bachir Boumaza, ancien ministre. Il croit voir dans cette frénésie l’expression d’une forte illusion chez le président : «Il est convaincu de la primauté de l’extérieur sur l’intérieur. Dans sa logique, on peut rétablir le prestige d’un pays par le simple contact avec l’étranger sans forcément l’asseoir par des acquis internes. Quant à Bouteflika, il ne boude pas l’idée : «Mes voyages, je crois que c'est très important pour l'Algérie». Et donc l’extérieur où il ira chercher des ennemis pour faire oublier au peuple les problèmes internes. C’est tombé sur le Maroc. Dans son ouvrage “L’Algérie de Bouteflika”, Jean Jolly explique : «En étant présent au Sahara occidental, le Maroc maintient ses liens séculaires avec l'Afrique noire et contrôle les phosphates de Bou Craa qui, ajoutés à sa production traditionnelle, lui permettent de peser sur les cours mondiaux. En voulant imposer le Front Polisario au Sahara occidental, les Algériens espèrent avoir un accès direct à l'Atlantique et condamner le Maroc à rester un pays agricole. Ce blocage incombe aux généraux liés à la vieille garde arabophone du FLN, aujourd'hui en déclin, mais encore capables de brouiller les cartes. Ces hommes n'ont pas digéré leurs deux défaites militaires face à l'armée marocaine : la première lors du conflit frontalier en 1963-65 ; la seconde à Amgala, en 1976, au Sahara occidental, quand l'armée algérienne, venue aider le Front Polisario, a été mise en déroute par les Marocains.» Nous sommes encore dans les années soixante et soixante-dix.



L’Algérie punit les Marocains et les amis du Maroc



HAKIM ARIF

Près de 400 Marocains expulsés d’Algérie ont manifesté le 18 décembre à quelques pas de l’ambassade d’Algérie à Rabat. Selon Mohamed El Herrouachi, le président de l’Association des Marocains expulsés d’Algérie (ADMEA), créée en 2005 à Nador, «les souffrances des Marocains qui avaient été expulsés d'Algérie en 1975, le jour de l'Aïd Al Adha, perdurent. Un véritable drame humain. Le 8 décembre 1975, les autorités algériennes avaient décidé de renvoyer des Marocains établis en Algérie à leur pays d’origine. Des familles ont été désintégrées, des enfants séparés de leurs parents, des femmes de leurs maris et tout le monde a été dépossédé des biens meubles et immeubles qu’ils ont pu accumuler durant des années de labeur. A l’époque, Houari Boumédienne régnait sur l’Algérie et Abdelaziz Bouteflika était ministre des Affaires étrangères. C'est-à-dire pas étranger à cette douloureuse affaire. Aujourd’hui, les expulsés n’ont rien oublié. Ils gardent des séquelles de ce passé trop présent. L’ADMEA poursuit donc son combat. Elle vient d’organiser un sit-in devant l’ambassade d’Algérie à Rabat et a remis au bureau des Nations Unies un message adressé au SG de l’ONU. Elle veut l’ouverture d’une enquête sur les crimes contre l’humanité perpétrés dans la ville de Sebkha, près d’Oran. Selon l’ADMEA, les fosses communes sont un témoin à charge sur cette période. Elles remontent aux années 63, 65, 68 et 75. Dans les archives de l’association, les victimes se comptent par milliers, 45.000 familles pour la seule année 1975. L’Association demande la réouverture des frontières «pour permettre le regroupement des familles séparées par les autorités algériennes et la restitution aux victimes de cette mesure de leurs biens spoliés et de la liberté d'en disposer». Elle veut aussi, que le pouvoir algérien présente des excuses aux victimes. Peut-on s’attendre à une période de réconciliation ? Peu probable, la méthode n’a pas cours dans le pays de Bouteflika. Pourquoi une si terrible vengeance ? Selon Mohamed Harouachi, l'Algérie a riposté à la Marche verte en organisant sa «Marche noire». Le lien ne semble pas évident, le Maroc venait de récupérer ses territoires sous domination espagnole. Une affaire maroco-espagnole.

C’était en 1975. Aujourd’hui encore, l’Algérie fait tout pour entraver la marche du Maroc. Selon le directeur de publication du journal malien L’Indépendant, l’Algérie est directement responsable de «l’attaque meurtrière menée samedi 20 décembre par les rebelles touaregs contre les militaires maliens». Encore une action dirigée contre le Maroc par pays ami interposé. L’Algérie «nourrit une solide rancœur envers le Mali dont une partie du territoire est transformée en colonie de vacances permanente pour les terroristes d'Al Qaïda au Maghreb et où ils se sentent plus libres que l'air". L’Algérie nourrit et arme les hommes du chef rebelle Ibrahim Ag Bahanga. C’est ainsi qu’ils ont attaqué le poste militaire à Nampala à 500 Km au nord-est de Bamako, la capitale. Si l’Algérie en veut tant au Mali, c’est à cause de son rapprochement avec le Maroc, dit le directeur de publication. "Ce rapprochement économique est d'autant plus irritant, voire inquiétant pour Alger qu'il s'accompagne, au plan diplomatique, d'un effort de rééquilibrage de la partie malienne sur le dossier du Sahara", dit l’auteur. Il rappelle que depuis le départ de l’ancien président Moussa Traoré, les Maliens ne voient plus «les pseudo ministres de la fictive RASD parader au palais de la République et dans nos ministères». Plus encore, "le ministre des Affaires étrangères ne prononce plus une phrase, dans les forums internationaux, sur l'autodétermination du peuple sahraoui". Ce que justement déteste l’Algérie. Et pourtant, le Mali n’a fait que rejoindre une très grande majorité de pays qui ont compris la position marocaine. En plus du mali, 40 autres pays ont retiré leur reconnaissance à la république arabe sahraoui de Mohammed Abdelaziz. Plus récemment le Danemark a fermé le bureau de représentation du polisario à Copenhague. Le Malawi et les Seychelles aussi. C’est l’échec non pas du polisario, mais de l’Algérie. Abdelaziz Bouteflika était pourtant ministre des Affaires étrangères. Tout Compte fait, il ne reste plus que quelques pays à tolérer la république de Abdelaziz : aucun Etat en Europe, aucun Etat arabe, à part l’Algérie bien sûr et seulement 8 Etats d’Afrique. En Amérique Latine, le compte est tout aussi défavorable à l’Algérie. Dans ce contexte, on ne comprend pas bien ce que veut exactement dire l’ancien ministre et chef du FLN Abdelazzi Belkhadem, lorsqu’il affirme que «le Maroc est un pays frère, sa sécurité c’est la nôtre, sa stabilité c’est la nôtre».

Mémoire collective

Sur le front de la mémoire collective, l’Algérie essaie de tout faire oublier. L’affaire de l’organisation d’un colloque commémorant le cinquantenaire de la Conférence de Tanger en est un bel exemple. Elle a été tout simplement annulée par le pouvoir algérien. Abdelhamid Mehri, ex secrétaire général du Front de libération l’époque écrit à Abdelaziz Bouteflika pour protester. Extrait : «J'ai participé, depuis deux mois ou plus, avec le frère, directeur général du Centre national des archives et le Docteur Amine Zaoui, directeur de la Bibliothèque nationale, à la préparation d'un colloque historique à caractère scientifique se rapportant au cinquantenaire de la conférence de Tanger qui a regroupé, en avril 1958, les partis qui ont conduit la bataille des indépendances en Tunisie et au Maroc, et le Front de libération nationale. J'ai été informé hier, 14 avril, que des instructions fermes, dont je ne connaissais pas la source, ont été signifiées aux deux institutions afin d'interrompre l'ensemble des dispositions et préparatifs de ce colloque et à renoncer définitivement à sa tenue». Le fait est donc là. Reste à savoir qui a donné un tel ordre. Pas facile : «Je ne sais toujours pas ce qui s'est produit. Abdelmadjid Chikhi et Amine Zaoui m'ont juste confirmé qu'ils avaient reçu des instructions pour tout arrêter. Mais ils ne m'ont pas donné la source qui a donné ces instructions», dira encore Abdelhamid Mehri. Qui pouvait prendre une telle décision éminemment politique ? Le pouvoir algérien ne voulait plus entendre parler du soutien des Marocains à leurs voisins algériens dans leur lutte pour l’indépendance. Il voulait donc effacer de la mémoire collective, cet unique épisode de fraternité et de collaboration. H. Mehri se révolte donc : «Cette grave insulte à l'intelligence et à notre glorieuse Révolution peut-elle enfin être comprise comme un dernier signal d'alerte, un appel ultime à la révolte contre un pouvoir primitif, inculte, anti-révolutionnaire et anti-populaire qui dicte leur conduite aux intellectuels et aux grands commis de l'Etat assermentés. Les élites doivent enlever leurs lunettes, poser les stylos, dédaigner les privilèges, se relever et se battre.



Quelles sont les têtes d’affiche de l’antimarocanisme ?



Mohamed Semlali

L’antimarocanisme est une donnée incontournable dans les cercles militaires et politico-médiatiques algériens. D’ailleurs, pour acquérir plus de visibilité et de crédibilité à Alger, il est recommandé d’être antimarocain et de le montrer ostensiblement. Pour comprendre cette haine qui relève du psychisme, il faut rappeler que l’identité révolutionnaire algérienne s’est forgée en totale contradiction avec un Maroc, monarchie séculaire.

Que ce soit les hauts gradés de l’Armée nationale populaire algérienne, humiliés par leur déconvenue dans la guerre des sables et le conflit du Sahara, où les «politiques» du FLN cultivant un éternel sentiment d’infériorité face à des élites partisanes marocaines plus ouvertes sur le monde, les décideurs algériens en général n’ont eu de cesse de chercher à construire leur nouveau nationalisme en se trouvant un ennemi.

Le Maroc était la cible parfaite. Le royaume a connu une indépendance plutôt apaisée et l’Etat marocain n’a jamais cessé d’exister. Cependant, aux yeux des Algériens, le Maroc était l’antithèse de ce qu’ils voulaient construire. Monarchie centenaire, solidement ancrée dans la société, le pouvoir marocain jouissait également de ressorts de légitimation religieux et historiques. Choses qui faisaient défauts aux «révolutionnaires» algériens même auréolés par une héroïque guerre de libération.

D’ailleurs, pour les dirigeants algériens, la nation algérienne dont la genèse s’est faite pendant la guerre de libération menée contre la France ne pouvait être consolidée que sur les décombres du royaume du Maroc. La nouvelle «Prusse» du Maghreb n’allait faire qu’une bouchée de ce voisin «archaïque», «pauvre» et «sclérosé».

Ainsi, tour à tour Ahmed Ben Bella, Houari Boumèdienne, Abdelaziz Bouteflika vouaient pendant les années soixante et soixante-dix au Maroc une haine inégalée. D’autres seconds couteaux du pouvoir algérien n’ont pas hésité non plus à verser dans l’antimarocanisme primaire. Ce fut le cas de Cherif Messaïdia, d’Ahmed Taleb Ibrahimi et Ahmed Yahyaoui. Aujourd’hui, les antimarocains se recrutent dans toutes les sphères algéroises. Armée, services de renseignement, gouvernement et médias. Si les générations ont changé, la haine est demeurée la même, sinon elle a gonflé avec la hausse des prix du pétrole.

Comment retrouver désir et espoir ?

03/01/2009 22:05 par juste-1980

 
REPONSE D'EXPERT
Christophe Fauré vous répond
Christophe Fauré est psychiatre et psychothérapeute

 

 

Comment retrouver désir et espoir ?
J'ai l'impression que je ne ressens plus de désir en général, d'espoir, que j'ai fait une croix sur une vie conjugale et sur une maternité. Je me dis que cela ne m'arrivera jamais. Fais-je cela pour ne pas souffrir du manque actuel ? Pour faire face à une angoisse de finir ma vie seule ? Comment ressentir à nouveau des désirs ?
Marion, 32 ans

La réponse de Christophe Fauré

Marion,
Vous avez certainement eu raison de chercher de l’aide auprès d’un thérapeute mais cela ne suffit pas : rien ne se passe et vous êtes convaincue qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas rond en vous…

Il y a là un enjeu d’identité : en effet, notre société nous conditionne à croire qu’en dehors de la relation de couple, on n’existe pas ; on est dépourvu d’identité et de réelle place. Cette idée de « non-existence »/« non-appartenance » parasite le besoin légitime et naturel d’aimer et d’être aimé en retour : elle le sur-détermine car il devient alors impérieux (et terriblement angoissant) d’« exister » selon ces critères. Et c’est là où le bât blesse.

Marion, ne vous êtes-vous pas « usée » à trop attendre et surtout à « trop vouloir » ? Je retrouve chez vous ce que je rencontre chez de nombreuses patientes : la volonté (parfois désespérée…) à essayer d’être conforme ce que notre société exige, au point de se rendre totalement aveugle à ce qu’il y a « à côté ». Et c’est peut-être dans ce « à côté » que vous trouverez vos réponses.

Ne réglez-vous pas vos vacances uniquement en fonction des rencontres potentielles que vous pourrez faire ? Et dès qu’un homme s’intéresse à vous, ne vous voyez-vous pas immédiatement avec les enfants, la maison, le chien… en mettant dans vos paroles et gestes tellement d’attentes et de besoins qu’il ne peut que prendre peur et partir ? Cette hyperfocalisation sur le désir de rencontrer enfin quelqu’un et d’avoir un enfant n’est-elle finalement pas contre-productif, car elle résulte d’une « saisie » trop importante sur l’objet de vos désirs et limite votre champ de vie / vision.

Vous parlez de « renoncement », je vous parle de « lâcher-prise ». C’est une attitude d’esprit où vous restez consciente sur votre besoin naturel d’aimer et d’être aimé, mais où – très sincèrement et très honnêtement par rapport à vous-même - vous « lâchez » et n’en faites pas votre point de focalisation. Vous acceptez de rester le plus possible ouverte à la richesse de votre vie, sans rien exclure a priori. C’est une attitude de gratitude pour tout ce qui existe et pour tout ce que vous pouvez apprendre à accueillir dans votre vie.

Sortez de vos schémas ; dépassez vos limites ; osez explorer ce que vous n’avez pas encore exploré… Et alors, vous trouverez ce que vous cherchez…


03/01/2009 21:45 par juste-1980

 

PROCHE-ORIENT


Les troupes israéliennes sont entrées à Gaza

 


03.01.2009, 15h32 | Mise à jour : 21h30
 
 

Un nombre important de troupes israéliennes ont pénétré samedi soir sur le territoire de Gaza. Le bureau du Premier ministre a précisé qu' Israël va «prendre le contrôle» des régions d'où sont tirées les roquettes. Des soldats se sont déployés dans des zones inhabitées du nord du territoire, selon des témoins palestiniens. Les blindés ont ouvert le feu, selon des témoins, tandis que les troupes du Hamas répliquaient au mortier.

«Les combats vont durer de nombreux jours», a annoncé le bureau du ministre de la Défense Ehud Barak, qui mobilisait samedi soir des milliers de réservistes. L'armée a, par ailleurs, menacé les Gazaouis qui aideraient les «terroristes» du Hamas. L'Etat hébreu se prépare à  affrontements à sa frontière nord avec le Liban :  «Nous espérons que le front nord restera calme, mais nous sommes prêts à toute éventualité. Nous ne cherchons pas la confrontation sur le front nord», a déclaré le ministre, dans un avertissement voilé au Hezbollah.

Le président palestinien Mahmoud Abbas a condamné «vigoureusement» l'offensive terrestre lancée samedi par Israël à Gaza et réclamé une réunion urgente du Conseil de sécurité de l'ONU pour y mettre fin.

Les menaces du Hamas

La branche armée du mouvement de résistance islamique a aussitôt avertit que l'Etat hébreu allait payer «un lourd tribu» en représailles. Avant l'incursion, Khaled Mechaal, le chef du Hamas qui vit en exil à Damax, avait assuré sur la chaîne Al-Jazira que son mouvement «ne capitulerait pas» et prévenu qu'un «sombre destin» attendait Israël s'il mettait le pied à Gaza. «Si vous commettez la stupidité de lancer une offensive terrestre, un destin sombre vous attendra à Gaza. Ce sera là votre malédiction, la colère de Dieu tombera sur vous», avait-il poursuivi. 

Dans un message diffusé sur sa radio interne samedi, le Hamas a menacé d'enlever des soldats israéliens en cas d'offensive terrestre. «S'ils (les Israéliens) entrent (dans Gaza), Gilad Shalit aura de nouveaux amis», a-t-il averti, en allusion au soldat israélien capturé le 25 juin 2006 par un commando palestinien et détenu depuis dans Gaza.

Le chef du Hezbollah libanais -l'autre bête noire  d'Israël-, Hassan Nasrallah, a affirmé samedi que Hamas et les autres factions de «résistance» devaient infliger «le plus grand nombre de pertes» à l'armée israélienne, sur un écran géant devant des milliers de personnes dans la banlieue sud de Beyrouth. 

 461 Palestiniens morts en une semaine

L'offensive israélienne dans la bande de Gaza entre ainsi dans sa deuxième semaine. L'armée comptabilise 750 raids aériens. 461 Palestiniens ont déjà trouvé la mort, 2.361 blessés sont blessés, selon des sources médicales palestiniennes. Ce samedi soir, un enfant palestinien a été tué et 11 autres ont été blessés samedi soir par un tir d'obus de char israélien dans la ville de Gaza,

Ce samedi, avant l'entrée des troupes israéliennes, quelque 25 raids aériens ont été lancés depuis minuit (heure locales, 23 heures, heure française). Un chef local des brigades Ezzedine al-Qassam, branche armée du Hamas, Mohammad al-Jammal, 40 ans, a trouvé la mort. Il était chargé de l'organisation des tirs de roquettes dans toute la ville de Gaza. Au moins seize Palestiniens, dont quatre enfants, ont été tués samedi soir dans un raid israélien contre une mosquée du camp de réfugiés de Jabaliya. Dans le camp adverse, quinze roquettes ont visé samedi le sud d'Israël.

Le Caire a exhorté Israel à renoncer

L'Egypte, premier pays arabe à avoir signé un traité de paix avec l'Etat hébreu, avait auparavant annoncé avoir adressé une lettre à Israël lui demandant de renoncer à son opération terrestre.

Le président américain George W. Bush a exhorté tous ceux qui le peuvent à faire pression sur le Hamas pour que le mouvement cesse ses tirs sur Israël et permette un cessez-le-feu qui «signifie quelque chose». Dans le même temps, son administration a dit laisser son allié israélien libre de décider de lancer ou non une offensive terrestre, se contentant de l'exhorter à éviter les victimes civiles. 

Une mission de l'Union européenne (UE) conduite par le chef de la diplomatie tchèque Karel Schwarzenberg, dont le pays assure la présidence de l'UE depuis le 1er janvier, est attendue au Proche-Orient de dimanche à mardi pour discuter d'un cessez-le-feu.

Nicolas Sarkozy se rendra lundi en Egypte, Cisjordanie et Israël, et mardi en Syrie et au Liban. Le président français doit être reçu à Ramallah (Cisjordanie) par le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, qui partira ensuite aux Nations unies, à New York, pour plaider en faveur d'une trêve.


Leparisien.fr avec AFP

Rachida Dati a donné naissance à une fille prénommée Zohra

03/01/2009 15:36 par juste-1980

AFP - vendredi 2 janvier 2009, 21h48
 
 
 
Rachida Dati enceinte, le 19 décembre 2008

 

La ministre de la Justice, Rachida Dati, a donné naissance vendredi à une fille, prénommée Zohra, dans une clinique de la région parisienne.

Selon une source proche du gouvernement le bébé est né avec quinze jours d'avance.

Il s'agit du premier enfant de la garde des Sceaux, qui est âgée de 43 ans, célibataire et sans compagnon officiel. Cette naissance ne devrait pas tenir Mme Dati éloignée très longtemps de ses activités ministérielles, selon des confidences de son entourage ces dernières semaines.

La garde des Sceaux compte bien rester place Vendôme, où elle estime que son travail n'est pas terminé même si ces derniers mois ont été difficiles pour elle.

Sa grossesse et les rumeurs sur l'identité du père de son enfant ont maintenu Mme Dati à la une des magazines people dans les pages desquels elle a été très présente depuis sa nomination en mai 2007. Mais son goût du luxe et des réceptions mondaines lui a d'ailleurs été reproché en ces temps de crise.

Mme Dati a fait voter d'importantes réformes voulues par Nicolas Sarkozy, son mentor en politique, comme les peines plancher contre les récidivistes ou la refonte de la carte judiciaire.

Mais la méthode de la ministre et son ton volontiers cassant, y compris avec ses collaborateurs dont les départs dépassent la dizaine, lui ont valu une franche hostilité dans le monde judiciaire et politique.

En 2008, la garde des Sceaux a été en butte à la colère des magistrats, des avocats et des élus locaux, unis contre sa réforme de la carte judiciaire supprimant plus de trois cents juridictions en France.

Elle a affronté une mobilisation massive de toutes les professions judiciaires unies contre une politique du "tout carcéral" ou "tout répressif", avec comme point d'orgue une journée de mobilisation le 23 octobre. Les juges ont dénoncé également des tentatives de "mise au pas".

Au bord de la rupture, les organisations professionnelles tant des magistrats que des surveillants pénitentiaires ont dénoncé le manque de considération de la garde des Sceaux et son simulacre de concertation sur les réformes menées.

Elle a évité in extremis un blocage des prisons mais c'est le président de la République qui a cherché à amadouer la principale organisation de magistrats en en recevant personnellement les dirigeants.

Nicolas Sarkozy, qui a fait de Rachida Dati sa conseillère, sa porte-parole de campagne puis sa garde des Sceaux, a pris ses distances avec elle, lui infligeant quelques désaveux lors de faits divers récents, comme l'interpellation controversée d'un journaliste ou la remise en liberté après une erreur matérielle d'un violeur présumé.

Même contestée, même jeune maman, Rachida Dati a profité de chacune de ses interventions récentes pour rappeler que sa situation personnelle --sur laquelle elle refuse de s'exprimer-- ne l'empêcherait pas de mener à bien deux importantes réformes programmées en 2009 : le vote de loi pénitentiaire et une refonte de la procédure pénale.

Comment dire "Bonne année" en 101 langues - 101 façons différentes pour dire "bonne année"

31/12/2008 22:41 par juste-1980

  • Comment dire

    Comment dire "Bonne année" en 101 langues - 101 façons différentes pour dire "bonne année"

    31/12/2008 22:41 par juste-1980

 

Bonne vacance et bonne fête pour tous encore une année qui est passée avec plein de bonheurs, bientôt on va entrer dans l'année 2009, je vous souhaite les meilleurs voeux pour le nouvel an!
Comment dire "Bonne année" en 101 langues différentes?? Voulez-vous le savoir?? Ici, je vous présente 101 façons différentes pour dire "bonne année" :
1. AFRIKAANS : gelukkige nuwejaar
2. ALBANAIS : Gëzuar vitin e ri
3. ALLEMAND : ein gutes neues Jahr / prost Neujahr
4. ALSACIEN : e glëckliches nëies / güets nëies johr
5. ANGLAIS : happy new year
6. ARABE : aam saiid / sana saiida
7. ARMÉNIEN : shnorhavor nor tari
8. AZERI : yeni iliniz mubarek
9. BAMBARA : bonne année
10. BAS-SAXON : gelükkig nyjaar
11. BASQUE : urte berri on
12. BENGALI : subho nababarsho
13. BERBÈRE : asgwas amegas
14. BETI : mbembe mbu
15. BIÉLORUSSE : З новым годам (Z novym hodam)
16. BIRMAN : hnit thit ku mingalar pa
17. BOBO : bonne année
18. BOSNIAQUE : sretna nova godina
19. BRETON : bloavez mat
20. BULGARE : честита нова година (chestita nova godina)
21. CANTONAIS : kung hé fat tsoi
22. CATALAN : bon any nou
23. CHINOIS : xin nièn kuai le / xin nièn hao
24. CORÉEN : seh heh bok mani bat uh seyo
25. CORSE : pace e salute
26. CRÉOLE ANTILLAIS : bon lanné
27. CRÉOLE GUADELOUPÉEN : bonne année
28. CRÉOLE GUYANAIS : bon nannen / bon lannen
29. CRÉOLE HAITIEN : bònn ané
30. CRÉOLE MARTINIQUAIS : bon lanné / bonanné
31. CRÉOLE MAURICIEN : banané
32. CRÉOLE RÉUNIONNAIS : bone-érèz ané
33. CRÉOLE SEYCHELLOIS : mon swet zot la bonn anen
34. CROATE : sretna nova godina
35. DANOIS : godt nytår
36. ESPAGNOL : feliz año nuevo
37. ESTONIEN : head uut aastat
38. FÉROÏEN : gott nýggjár
39. FINNOIS : onnellista uutta vuotta
40. FLAMAND : gelukkig Nieuwjaar
41. FRANCIQUE LORRAIN : Proscht nei Johr / Beschte Wìnsch fer's neije Johr
42. FRIOULAN : bon an
43. GAÉLIQUE D'ÉCOSSE : bliadhna mhath ur
44. GAÉLIQUE D'IRLANDE : ath bhliain faoi mhaise
45. GALICIEN : feliz aninovo
46. GALLOIS : blwyddyn newydd dda
47. GÉORGIEN : gilotsavt aral tsels
48. GREC : kali chronia / kali xronia
eutichismenos o kainourgios chronos (nous vous souhaitons une bonne année)
49. GUARANÍ : rogüerohory año nuévo-re
50. HAWAIIEN : hauoli makahiki hou
51. HÉBREU : shana tova
52. HINDI : nav varsh ki subhkamna
53. HONGROIS : boldog új évet
54. INDONÉSIEN : selamat tahun baru
55. ISLANDAIS : farsælt komandi ár
56. ITALIEN : felice anno nuovo, buon anno
57. JAPONAIS : akemashite omedetô
58. KABYLE : asseguèsse-ameguèsse
59. KANNADA : hosa varshada shubhaashayagalu
60. KHMER : sur sdei chhnam thmei
61. KIRUNDI : umwaka mwiza
62. KURDE : sala we ya nû pîroz be
63. LANGUEDOCIEN (OCCITAN) : bona annada
64. LAO : sabai di pi mai
65. LATIN : felix sit annus novus
66. LETTON : laimigo Jauno gadu
67. LINGALA : bonana / mbula ya sika elamu na tonbeli yo
68. LITUANIEN : laimingu Naujuju Metu
69. LUXEMBOURGEOIS : e gudd neit Joër
70. MACÉDONIEN : srekna nova godina
71. MALAIS : selamat tahun baru
72. MALGACHE : arahaba tratry ny taona
73. MALTAIS : sena gdida mimlija risq
74. MAORI : kia hari te tau hou
75. MONGOL : shine jiliin bayariin mend hurgeye (Шинэ жилийн баярын мэнд хvргэе)
76. MORÉ : wênd na kô-d yuum-songo
77. NÉERLANDAIS : gelukkig Nieuwjaar
78. NORVÉGIEN : godt nytt år
79. OCCITAN : bona annada
80. OURDOU : naya saal mubarik
81. PERSAN : sâle no mobârak
82. POLONAIS : szczesliwego nowego roku
83. PORTUGAIS : feliz ano novo
84. PROVENÇAL : bòna annada / bono annado (provençal rhodanien)
85. ROMANI : bangi vasilica baxt
86. ROUMAIN : un an nou fericit / la multi ani
87. RUSSE : С Новым Годом (S novim godom)
88. SAMOAN : ia manuia le tausaga fou
89. SANGO : nzoni fini ngou
90. SARDE : bonu annu nou
91. SERBE : srecna nova godina
92. SHONA : goredzwa rakanaka
93. SINDHI : nain saal joon wadhayoon
94. SLOVAQUE : stastlivy novy rok
95. SLOVÈNE : srecno novo leto
96.SUÉDOIS : gott nytt år
97. SUISSE-ALLEMAND : äs guets Nöis
98. THAI : สวัสดีปีใหม่ (sawatdii pimaï)
99. TURC : yeni yiliniz kutlu olsun
100. VIETNAMIEN : Chúc Mừng Nǎm Mới / Cung Chúc Tân Niên / Cung Chúc Tân Xuân
101. WALLON : (orthographe à betchfessîs) bone annéye / bone annéye èt bone santéye


31/12/2008 21:38 par juste-1980

  • 31/12/2008 21:38 par juste-1980

L'Égypte répond aux critiques du Hezbollah sur son rôle à Gaza

30/12/2008 01:18 par juste-1980

Par Reuters, publié le 29/12/2008 à 21:39

 

ANKARA - L'Égypte a répondu lundi avec force aux attaques formulées la veille par le Hezbollah libanais sur son rôle dans la crise actuelle dans la bande de Gaza.

Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit. L'Égypte a répondu lundi avec force aux attaques formulées la veille par le Hezbollah libanais sur son rôle dans la crise actuelle dans la bande de Gaza. Vous voulez créer le chaos dans la région au service d'intérêts qui ne veulent pas le bien de cette région, a notamment déclaré Aboul Gheit. (Reuters/Umit Bektas)

 

Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit. L'Égypte a répondu lundi avec force aux attaques formulées la veille par le Hezbollah libanais sur son rôle dans la crise actuelle dans la bande de Gaza. "Vous voulez créer le chaos dans la région au service d'intérêts qui ne veulent pas le bien de cette région", a notamment déclaré Aboul Gheit. (Reuters/Umit Bektas)

En visite en Turquie, le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit, a déclaré que le chef du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah, cherchait à semer le trouble en Égypte pour le bien d'intérêts étrangers, en référence visiblement à l'Iran, qui soutient le mouvement chiite.

"Les forces armées (égyptiennes) sont capables de défendre leur patrie contre des gens comme vous. Vous voulez créer le chaos dans la région au service d'intérêts qui ne veulent pas le bien de cette région", a déclaré Aboul Gheit, cité par l'agence égyptienne Mena.

Selon lui, Nasrallah "a demandé au peuple égyptien de descendre dans la rue et de créer un état de chaos en Égypte comme (les activistes du Hezbollah) ont provoqué le chaos dans leur pays. Il s'est aussi adressé aux forces armées égyptiennes, en leur intimant de se mutiner. Cette personne ne comprend rien à rien".

Dimanche, Nasrallah avait accusé Le Caire de complicité avec Israël et exhorté le gouvernement égyptien à ouvrir sa frontière avec l'enclave palestinienne pour y laisser affluer l'aide humanitaire.

"Il y a un vrai partenariat de certains régimes arabes dans cette affaire, en particulier de ceux qui ont signé des accords de paix avec Israël", a-t-il dit lors d'un rassemblement religieux dans la banlieue sud de Beyrouth.

"La position égyptienne est la pierre angulaire de ce qui se passe à Gaza (...) Responsables égyptiens: si vous n'ouvrez pas le point de passage de Rafah, vous êtes les partenaires du crime, les partenaires du meurtre."

La crise à Gaza est l'un des dossiers de politique étrangère les plus complexes que l'Egypte, seul pays à avoir une frontière avec le territoire palestinien, ait eus à gérer depuis des années.

Le gouvernement égyptien est la cible de critiques du monde arabe depuis deux jours en raison de son manque d'ouverture envers Gaza.

Le chef de la diplomatie égyptienne a mis en garde contre les attitudes belliqueuses émanant selon lui de certains États, responsables et chaînes de télévision. "S'il s'agit d'une déclaration de guerre contre le peuple égyptien, alors le peuple égyptien ira en guerre."

Aboul Gheit est aussi personnellement sur la défensive depuis la parution de photographies le montrant en train de serrer la main à la ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, deux jours avant le lancement de l'offensive sur Gaza.

Jonathan Wright, version française Clément Dossin


30/12/2008 01:04 par juste-1980

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