Le phénomène Niny
30/12/2008 01:03 par juste-1980
Enquête. Le phénomène Niny
Talentueux, populiste, excessif et harcelé par la Justice, le directeur du premier quotidien du Maroc déchaîne les passions. Qui est Rachid Niny, et qu’est-ce qui le fait courir ?
6 millions de dirhams ! En condamnant Rachid Niny, directeur du quotidien Al Massae, à ces dommages et intérêts records (le double du record précédent, détenu par Aboubakr Jamaï du Journal) la Justice a fait fort, très fort. Certes, avec 116 000 exemplaires vendus par jour, Al Massae est, de loin, le premier quotidien du royaume. Mais tout de

même… Aussitôt la sentence confirmée par la Cour d’appel, un mouvement de solidarité s’est spontanément organisé. Le 12 novembre, c’est par centaines qu’on comptait les manifestants venus défendre Niny et son journal, aux portes du théâtre Mohammed V de Rabat où on célébrait la journée nationale de la presse. Tout en rappelant que “le recours à la justice demeure un droit inaliénable pour toute personne s’estimant diffamée”, le Syndicat national de la presse et la Fédération des éditeurs, à l’unisson avec Reporters sans frontières et une foule d’ONG internationales, sont immédiatement montés au créneau pour dénoncer l’énormité financière de la sanction. Sans trop s’appesantir, toutefois, sur le verdict de culpabilité en lui-même, généralement considéré comme juste parmi les professionnels des médias.
La goutte et le vase
L’affaire remonte à novembre 2007. Al Massae, qui fête alors son second anniversaire, publie un article de Une sur une fête privée organisée à Ksar El Kébir, qu’il présente comme un “mariage gay”. L’information, même fausse, fait l’effet d’une bombe. Instrumentalisée par des islamistes locaux, une foule se masse bientôt au centre de cette petite ville du Nord pour dénoncer les “atteintes aux valeurs islamiques”. Rapidement, la situation dégénère : émeutes, pillages… Les présumés invités de la fête échappent de peu au lynchage public. Dans la polémique nationale qui s’ensuit, et qui oppose les conservateurs aux défenseurs des libertés individuelles (dont TelQuel), rares sont ceux qui remarquent un détail : parmi les invités de la fête, l’article d’Al Massae cite (à tort) “un des procureurs de la ville” – sans le citer nommément, toutefois – qu’il qualifie de “déviant sexuel”. Conscient de la bourde, l’état-major d’Al Massae décide de publier un mea culpa en Une quelques jours après. Trop tard : les quatre substituts du procureur que compte Ksar El Kébir portent plainte solidairement contre Al Massae et Niny, en tant que directeur de la publication. Le verdict de culpabilité, qui semble justifié, n’étonne pas grand-monde.
Les dommages et intérêts, en revanche, stupéfient la profession et les nombreux lecteurs du quotidien : 1,5 million de dirhams par substitut, soit 6 millions au total ! De l’avis général, le montant est exagérément disproportionné, et constitue un dangereux précédent qui menace non seulement Al Massae, mais l’ensemble de la presse marocaine. Quelques jours après la confirmation de la sentence en appel, fin octobre dernier, un huissier bloque le compte personnel de Rachid Niny, ainsi que celui de Massae Media, la société éditrice du quotidien. Niny monte immédiatement au créneau : “La justice est devenue un outil de censure contre la presse indépendante, écrit-il. Quiconque intenterait une action en justice contre notre journal serait aujourd’hui assuré de gagner”. Les temps sont durs pour Niny, qui boucle une année noire. Le journaliste paye de malchance puisque, entre-temps, il est victime d’une agression à l’arme blanche devant la gare ferroviaire de Rabat. Niny, déclare-t-il lui-même, se fait “tabasser”. Bilan : un visage tuméfié, une blessure au poignet, son ordinateur portable volé… et un accès de paranoïa bien compréhensible, qui lui fait faire un lien, dans une déclaration à l’AFP, avec ses tracas judiciaires. Rachid Niny n’a pas souhaité répondre aux multiples demandes d’entretien de TelQuel, qu’il qualifie de “journal ennemi”, pour cause de lignes éditoriales divergentes. Passons. En revanche, la plupart de ses proches, collaborateurs ou connaissances, ont accepté de nous parler… sous couvert d’anonymat. Etrange ambiance, à l’image de la personnalité, aussi forte que contestée, du directeur d’Al Massae…
Le fabuleux destin d’un fils du peuple
Rachid Niny a vu le jour en 1970 à Benslimane. Issu d’une famille modeste, il est témoin, alors qu’il est encore un enfant, d’un événement qui le marquera durablement. Alors qu’il revient de l’école, il découvre un étrange attroupement devant la maison familiale. Son père, en état d’ébriété avancée, hurle à pleins poumons et hèle les passants depuis le toit de la maison… dans le plus simple appareil. Des années plus tard, au faîte de sa gloire, Rachid Niny racontera l’histoire dans une de ses chroniques. “Chacun, dans sa vie, a vécu une situation particulièrement honteuse, commente un de ses proches. Rachid, lui, a eu le courage de l’écrire. Depuis ce jour, il s’est juré de ne jamais boire une seule goutte d’alcool, et de combattre l’alcoolisme de toutes ses forces”.
Son bac en poche, Rachid s’inscrit en fac de lettres à Casablanca et “pige”, à ses heures perdues, pour Al Alam, le quotidien du parti de l’Istiqlal. Après un DESS en littérature arabe, décroché en 1997 à l’Université Mohammed V de Rabat, il se retrouve, à 27 ans, comme des milliers de ses congénères, en situation de chômage longue durée. Il décide alors de rejoindre le mouvement des diplômés chômeurs, et devient vite président de la section locale de Ben slimane, se faisant matraquer plus qu’à son tour par la police. Il tente bien, féru d’écriture, de lancer un bimensuel culturel baptisé Awal, mais l’expérience est de courte durée. Alors que le journal bat de l’aile, son directeur décroche une invitation au Congrès mondial amazigh, aux îles Canaries. Une occasion, surtout, de décrocher un visa pour l’Europe. C’est décidé : il va devenir “harrag” (immigré clandestin).
Avec moins de 4000 DH en poche, Rachid échoue à Valence, avant de vadrouiller dans le sud de l’Espagne à la recherche d’un emploi – n’importe lequel, pourvu qu’il lui permette de survivre. Direction Alicante, où il fait les récoltes dans des orangeraies. Pendant plusieurs mois, Rachid multiplie les jobs précaires : tantôt ouvrier dans le bâtiment, tantôt serveur, tantôt pizzaïolo et même… barman (mais sans jamais prendre un seul verre, jure-t-il). “Rachid Niny n’a pas débarqué en Espagne en patera, mais il a beaucoup galéré, raconte un de ses vieux amis. Il sait ce que c’est que de dormir le ventre vide et se cacher des policiers”. Le quotidien du harrag-type… à cette nuance près que Rachid, que l’amour de l’écriture n’a jamais quitté, raconte sa vie de clandestin dans un livre en arabe, Journal d’un immigré clandestin (Ed. Okad, 2002), qui deviendra par la suite un joli succès d’édition.
Après 3 ans de galère et toujours sans papiers, Rachid décide de rentrer au Maroc, et y multiplie les demandes d’emploi. Son CV finit par atterrir sur le bureau du Soudanais Talha Jibril, longtemps chef du bureau d’Acharq Al Awsat à Rabat, alors rédacteur en chef du quotidien Al Mounaâtaf. Jibril raconte : “En octobre 1999, j’ai été contacté par Hassan Nejmi, qui était président de l’Union des écrivains du Maroc. Il m’a demandé de me pencher sur le cas d’un certain Niny. Il m’a raconté qu’il vivait dans des conditions difficiles en Espagne, et qu’il souhaitait rentrer au pays. Peu de temps après, un responsable d’Al Alam m’a contacté pour insister, me disant que Niny était à la dérive en Espagne, qu’il était désespéré, qu’il parlait même d’aller vivre en Israël”. Drôle d’idée… Sur le coup, Jibril ne donne pas suite. Ce n’est qu’en février 2000, après s’être retrouvé directeur de la rédaction d’Assabah, le tout nouveau quotidien en arabe du groupe Eco-Media (L’Economiste) que Talha finit par recruter Rachid Niny, qui se dépêche alors de rentrer au pays. “Il a commencé par chapeauter les pages culture d’Assabah. Il gagnait 7500 DH pour son premier job au Maroc, ce qui était pas mal du tout pour l’époque. Quand il a commencé avec nous, il ne savait pas utiliser l’ordinateur, qu’il appelait bouby. Il écrivait encore ses articles à la main”, poursuit Talha, qui se souvient d’un “garçon timide, qui ne prenait jamais la parole en réunion”.
Rapidement, Niny prend du galon et se voit confier une autre rubrique, “Dardacha”, sorte d’interview décalée où toutes sortes d’invités passent sur le gril. Son talent, indéniable, finit par le faire remarquer, au point où Jibril lui propose une chronique quotidienne. Ce qui n’empêchera pas Niny de rompre les ponts avec son rédacteur en chef, peu de temps avant que ce dernier ne démissionne d’Assabah. Pour une sombre histoire de costume-cravate (Niny refusait “l’uniforme” du groupe Eco-Media, que Jibril avait tenté de lui imposer), le chroniqueur se répand en invectives contre son ancien mentor. “Le jour même de mon départ d’Assabah, raconte Jibril, Niny a donné des entretiens un peu partout dans la presse, s’attaquant personnellement à moi et à ma famille, qualifiant le peuple soudanais de ‘crève-la-faim’, entre autres propos racistes”. Ambiance.
Après le départ de Jibril, Niny lance une nouvelle chronique, en dernière page d’Assabah. “Chouf t’chouf” (va savoir) sonne l’heure de son triomphe. De Oujda à Laâyoune, sa chronique séduit autant qu’elle dérange. Dans un mélange de darija et d’arabe classique, Niny tire avec jubilation sur tout ce qui bouge (policiers, ministres, hauts fonctionnaires…) sur un mode résolument populiste : les pauvres sont forcément des victimes du système, les riches et les puissants (qu’il cite nommément) sont forcément des corrompus. Le style de Niny trouve un large écho populaire et les ventes d’Assabah passent en une année de 16 000 à 50 000 exemplaires par jour. Un succès que le chroniqueur aime à s’attribuer tout seul, sans considération pour le reste de l’équipe. Il n’a pas forcément tort là-dessus : “Au bout de quelques mois seulement de Chouf t’chouf, ses chroniques étaient photocopiées et revendues au cinquième du prix du journal”, raconte un de ses collègues de l’époque.
Niny est devenu une star, une vraie, d’autant que grâce à Nostalgia, une émission culturelle que 2M lui confie, son visage devient familier du grand public. Les passants l’abordent, les chauffeurs de taxi refusent de lui faire payer ses courses, sa boîte mail est inondée de messages envoyés des quatre coins du pays... Chaque jour, en Robin des bois de la presse, il “reçoit les doléances des petites gens” (selon sa propre expression), qui lui servent de matière pour ses chroniques. Mais les procès en diffamation s’accumulent, et le président d’Eco-Media, Abdelmounaïm Dilami, même s’il ménage son chroniqueur-vedette, apprécie de moins en moins de se voir convoqué au tribunal quasiment tous les mois à cause de lui.
Chroniques à la pelle
Fin 2006, la coupe est pleine. La direction d’Eco-Media décide un jour de censurer Chouf t’chouf, après que l’auteur a descendu en règle… ces juges qui le convoquent trop souvent à son goût ! Rachid Niny claque immédiatement la porte d’Assabah… et se répand partout contre ses anciens employeurs, à peine le pied dehors. “Si Assabah existe, c’est grâce à moi”, déclare-t-il en toute immodestie. Fort de sa célébrité, Niny ne tarde pas à se voir inviter par plusieurs journaux, où, boulimique de travail, il publie des chroniques simultanées quasiment tous les jours. Sa section dans l’hebdomadaire arabophone Al Jarida Al Oukhra s’intitule même, en toute simplicité “Avec Rachid Niny”. Son nom est désormais une marque, un produit d’appel. Pas étonnant qu’il songe sérieusement à lancer un quotidien dont le point fort, dès le premier jour, serait une nouvelle version de Chouf t’chouf. Il mûrit son projet avec Taoufik Bouachrine, rédacteur en chef d’Al Jarida Al Oukhra, qui démissionnera peu de temps après le rachat de l’hebdomadaire par le groupe TelQuel (qui le transformera en magazine avec un nouveau titre, Nichane). Le projet est lancé, ne manquent plus que les fonds…
Le boom Al Massae
En 2005, alors qu’il est invité au Festival du film de Tanger en tant que membre du jury, Rachid Niny fait une rencontre qui marquera un tournant dans sa vie : Mohamed Asli. Le cinéaste marocain, qui a fait toute sa carrière en Italie, se fait remarquer en s’insurgeant à voix haute contre Marock, le film de Leïla Marrakchi qui raconte les amours casablancaises d’une musulmane et d’un juif. Asli hurle au “complot sioniste”, un discours doux aux oreilles de Niny. Les deux hommes sympathisent immédiatement, et ne se quitteront plus (lire encadré). Asli, qui est à la tête d’une fortune plutôt considérable (en Italie, il était technicien dans le cinéma), accepte de financer le projet de Niny et Bouachrine. Avec le premier pour directeur et le second pour rédacteur en chef, le nouveau quotidien est baptisé Al Massae (le soir), un pied de nez évident de Niny à son ex-employeur Assabah (le matin). “L’idée était de créer un journal indépendant, qui ne fasse ni la propagande de l’Etat ni celle des partis politiques, explique Bouachrine. Nous voulions transposer à Al Massae une formule qui marche, celle des hebdomadaires indépendants. Au début, nous avions à peine quelques ordinateurs, nous étions installés dans un local modeste de 120 m2. Rachid et moi partagions le même bureau”.
Cela n’a pas duré longtemps. Sevré de son Robin des bois (Niny a arrêté d’écrire le temps de finaliser la création du nouveau quotidien), le public se rue sur Chouf t’chouf comme un seul homme (Niny a reproduit sa chronique d’Assabah, en gardant le même titre). “Mes chroniques sont autant lues par des coursiers, des mécaniciens, des flics, des moqqadems, des cireurs, que par des ministres, des hauts cadres et des habitants des quartiers chics”, déclarait-il récemment dans une interview. Et le succès d’Al Massae est en effet fulgurant : dès les premiers jours, le nouveau quotidien s’écoule à 45 000 exemplaires/jour. “Nous avons atteint notre seuil de rentabilité le premier mois. Moi-même je n’y croyais pas”, commente Bouachrine. Rapidement, l’équipe est étoffée, et compte plusieurs correspondants au Maroc et à l’étranger. Après à peine un an d’existence, Al Massae a doublé tous les quotidiens nationaux, et trône désormais confortablement en tête du marché. A sa deuxième année, les ventes d’Al Massae atteignent des sommets. Certains numéros, comme celui consacré à la mort de Driss Basri, dépassent les 200 000 exemplaires. Mais cette fois, ce n’est plus seulement le facteur Chouf t’chouf qui joue. L’équipe menée par Taoufik Bouachrine est audacieuse, et multiplie les “coups”, souvent avant tout le monde. Al Massae est ainsi le premier journal à annoncer la seconde grossesse de la princesse Lalla Salma. Dans le même registre, plus près de nous, Al Massae a été, encore une fois, le premier à révéler l’identité du fiancé de la princesse Lalla Soukaina. Mais il n’y a pas que les scoops, il y a aussi, de plus en plus souvent, des sujets qui portent, incontestablement, la griffe populiste de Rachid Niny. Ainsi du faux “mariage gay” de Ksar El Kébir, ou des festivals musicaux présentés comme des lupanars lucifériens.
“Nous sommes comme dans une équipe de football, toute l’équipe est nécessaire, même s’il y a un joueur-star”, nous déclare Bouachrine. Star, Niny l’est de plus en plus dans son attitude, son comportement au quotidien. Casquette immuablement vissée sur le crâne, lunettes de soleil de jour comme de nuit, le défenseur du petit peuple, qui habite Rabat, arrive chaque matin vers 10 heures à la gare de Casa-port, embarque dans son 4x4 noir rutilant et se fait conduire par son chauffeur à la rédaction d’Al Massae située... quelques centaines de mètres plus loin. Presque tous les jours, une poignée de fans attendent l’arrivée du Robin des bois de la presse devant son bureau. Des femmes portant leur enfant sur le dos, des personnes âgées, des handicapés… On raconte même qu’à une certaine époque, un barbu légèrement détraqué guettait tous les jours l’arrivée de son héros, en soufflant à qui voulait l’entendre : “Rachid Niny est en danger de mort, je suis là pour assurer sa sécurité”…
La méthode Niny
Quasiment coupé du reste de son équipe, Niny s’isole chaque jour dans son bureau et travaille sans relâche, sans prendre quasiment jamais de vacances. “Pour remplir sa colonne, il appelle au téléphone tel ou tel journaliste qui a assisté à tel ou tel évènement, et lui demande les informations nécessaires à sa chronique du lendemain. Mais on ne le voit passer qu’à son arrivée et son départ, et il n’assiste quasiment jamais aux réunions de rédaction”, explique un de ses collaborateurs. Son seul souci : les deux dernières pages d’Al Massae, sa chasse gardée personnelle. Sur l’avant-dernière, il commente (férocement) des extraits d’articles parus dans la presse, et écrit les textes d’une bande dessinée et de quelques montages-photo de personnalités qu’il met en situation. Sans, bien entendu, épargner personne, à tort ou à raison. Il est naturel qu’un chroniqueur ait des ennemis, mais il semble que là aussi, Rachid Niny ait battu tous les records. “De nombreuses sources ne veulent plus nous parler, rapporte ce journaliste d’Al Massae, parce que Rachid les traîne dans la boue dans ses chroniques”. Au point où, dernièrement, l’équipe de Taoufik Bouachrine a décidé de lancer une rubrique people avec, dit ce même journaliste, un but bien précis : “Mettre en valeur des gens qui se sont fait insulter par Niny”. Etrange méthode…
“Alors que ses premiers billets d’humeur comportaient une certaine dose de teqchab (taquinerie), Niny a rapidement changé son fusil d’épaule, se transformant en défenseur de la vertu et de la morale religieuse”, déclare un de ses proches collaborateurs, qui poursuit : “Dès ses début, on sentait qu’il avait une fibre homophobe et un poil machiste. Mais ça ne dérangeait personne. Pareil quand il déclarait que les féministes sont toutes des vieilles filles moches et aigries. Tout le monde rigolait. S’il le redisait aujourd’hui, on crierait au danger”. C’est qu’entre-temps, Rachid Niny a changé de stature. De chroniqueur humoristique, il est devenu, porté par une foule d’admirateurs qui décortiquent ses textes tous les matins sur les terrasses de café, une sorte de “prophète des valeurs conservatrices” qui s’attache de moins en moins à faire rire, et de plus en plus en plus à appeler à la “punition” de toutes celles et ceux dont le mode de vie ne lui semble pas compatible avec sa vision personnelle des bonnes mœurs : homosexuels, musiciens, écrivains, féministes, laïques… Sur le même registre, les acteurs politiques, bien entendu, en prennent tous pour leur grade… à une exception près : le roi, que Rachid Niny prend bien garde de ne jamais égratigner dans ses chroniques. Mais à part Mohammed VI, la vindicte du “Robin des bois de la presse” n’épargne vraiment personne. “Rachid Niny a trouvé une niche importante : les lecteurs marocains sont voyeuristes, estime Saïd Essoulami, patron d’une ONG de défense de la liberté de la presse. Ils apprécient qu’on déballe la vie privée des gens, leurs problèmes… Il utilise souvent des éléments de la vie personnelle pour s’attaquer à quelqu’un.
Il alimente les rumeurs…”, Essoulami sait de quoi il parle. “Quand j’ai critiqué la manière avec laquelle les médias ont traité l’affaire de Ksar El Kébir, il s’est demandé avec une lourde ironie pourquoi je tenais tant à défendre les homosexuels, et a même écrit que je devais être puni pour ça”. Idem lorsqu’un avocat rbati s’est proposé pour défendre les accusés de Ksar El Kébir. Quelques jours plus tard, Niny glissait dans une chronique que le fils dudit avocat avait provoqué un accident mortel quelques années auparavant… Tout en condamnant les méthodes de son directeur, Essoulami reconnaît volontiers le professionnalisme de l’équipe d’Al Massae. Mais admet que la plupart de ses lecteurs le commencent par la dernière page…
Une dernière page qui coûte cher au quotidien. Car même si Al Massae n’a pas été condamné à payer 6 millions de dirhams à cause d’une chronique de son directeur, “il est légitime de se demander si les démêlés du quotidien avec la justice ne sont pas une réaction contre les dérapages répétés de Niny”, note cet observateur avisé, qui se fait peu d’illusions sur l’indépendance de la justice marocaine (et ce n’est pas TelQuel qui dira le contraire). Aujourd’hui, Al Massae s’est pourvu en cassation, mais ses dirigeants affichent volontiers leur pessimisme. La justice, qui a gelé le compte bancaire personnel de Rachid Niny ainsi que celui d’AlMassae Média, chercherait à rayer le quotidien arabophone du paysage qu’elle ne s’y prendrait pas autrement. Ce qui, par ricochet, génère un effet inattendu : dans la profession, même les adversaires les plus farouches des idées de Niny (dont TelQuel, en toute transparence, fait partie) le défendent mordicus contre l’arbitraire de la justice. Par solidarité corporatiste, et surtout par foi en la liberté d’expression. Même si elle ne produit pas toujours le meilleur…
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Al-Quds occupée – CPI
Le chef du parti de droite israélien Likoud, Benjamin Netanyahu, a attaqué énergiquement les Palestiniens des territoires occupés en 48 qui sont sortis en manifestation de solidarité avec la bande de Gaza. L’entité frappera d’une main de fer tous les partisans du Hamas de l’intérieur, menace-t-il. Dans une séance spéciale tenue par le parlement israélien, lundi 29 décembre, pour discuter de l’agression contre la bande de Gaza, Netanhyahu dit que la force de persuasion reviendra quand nous adopterons une politique systématique qui fera face au terrorisme. Il a ajouté que tout citoyen "israélien" n’est pas obligé de soutenir les décisions du gouvernement ; cependant, il est vraiment insupportable de soutenir les ennemis. « Les soldats se mettent en danger, et eux, ils hissent le drapeau du Hamas », a-t-il déclaré. Netanyahu s’adresse aux Arabes d’Israël : « Eloignez-vous des extrémistes ; et pour les extrémistes, je dis : faites attention, nous frapperons d’une main de fer ceux qui soutiennent le Hamas à l’intérieur de notre pays ». |
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Damas - CPI
Le chef du bureau politique du Hamas à Damas, Khaled Mechaal, a affirmé que son mouvement (le Hamas) ne baisserait jamais sa tête face à l'occupation, notamment les crimes sionistes sauvages et le holocauste perpétré les ennemis occupants (les néo-nazis), en soulignant que les armes puissantes de l'occupation vont se casser devant la solidarité et la volonté très ferme du peuple palestinien et sa résistance nationale.
Lors de ses déclarations, hier soir samedi 27/12, à Al Jazzera le dirigeant du Hamas a appelé à l'arrêt total des agressions sionistes, ainsi que la levée immédiate du blocus et la reprise de la réconciliation palestinienne sans conditions préalables. Mechaal a appelé la nation à soutenir les droits légaux des palestiniens étouffés, depuis plus de 2 ans, et ont été agressés par les forces armées occupantes et leurs avions de guerre, même durant l'accalmie qui a été violée par l'occupation. "Les crimes très horribles contre la population de Gaza va pousser certainement les palestiniens en Cisjordanie à faire face aux ennemis occupants et poursuivre la résistance nationale pour récupérer leurs droits légaux confisqués par les ennemis sionistes occupants", a souligné Mechaal tout en appelant à une 3ème Intifada pacifique contre la situation interne palestinienne et une forte Intifada militaire et armée contre les occupants sionistes criminels. Mechaal a souligné que les dirigeants arabes peuvent arrêter l'holocauste sioniste perpétré par les néo-nazis sionistes contre les habitant de Gaza, tout en les rappelant de leurs responsabilités religieuses, historiques et humanitaires devant les palestiniens encerclés et agressés d'une manière très sauvage, après l'holocauste perpétré par les ennemis occupants israéliens. Il a salué fortement les palestiniens et les peuples arabes qui ont protesté d'une manière immédiate et volontaire contre la sauvagerie de l'occupant sioniste, en insistant une intervention arabe officielle, courageuse et efficace pour arrêter les crimes sionistes très sanglants contre les palestiniens innocents isolés complètement du monde extérieur depuis plus de 2 ans. Mechaal a appelé également le président égyptien, Hosni Moubarak, à sauver les habitants de Gaza et ouvrir le passage de Rafah, tout en saluant le rôle historique des égyptiens qui soutiennent systématiquement la question palestinienne légitime. Mechaal à attiré l'attention des dirigeants arabes et du monde entier en les rappelant des appels continuels du Hamas pour l'application des accords signés entre les palestiniens, au Caire et la Mecque, tout en soulignant que son mouvement est prêt pour un dialogue interne immédiat, sérieux et sans conditions, et en portant la responsabilité de son échec aux dirigeants israélo-américains qui ont causé l'anarchie sécuritaire dans la région et ont perpétré cet holocauste horrible contre des innocents. |
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CPI - Département français
Il ne reste plus un domaine de la vie courante qui n’est pas touché par ce maudit blocus imposé sur la bande de Gaza. L’essentiel d’une vie ordinaire manque : nourriture, médicaments… L’essentiel d’une économie qui marche manque : carburants, électricité… Personne n’est dupe. La volonté sioniste de tuer tout l’aspect de la vie palestinienne est plus explicite que jamais, surtout en ce qui concerne la bande de Gaza qui ne veut abdiquer, malgré tout. Sans parler bien évidemment de tous ces assassinats directs. Seulement dans le mois de mai qui vient de s’achever, l’occupant israélien a tué quarante cinq Palestiniens dont cinq enfants et deux femmes, selon les recensements de l’organisation de « La solidarité internationale pour les droits de l’homme », publiés dans un rapport dont notre Centre Palestinien d’Information (CPI) garde une copie. C’est une vraie politique de nettoyage ethnique adoptée par les Israéliens contre le peuple palestinien, dit l’organisation. Les témoignages ne manquent pas. Mais ce qui est inquiétant, c’est le silence du monde entier devant ces crimes systématiques, commis avec préméditation. Enfin, pas vraiment de tout le monde. Il y a, ici et là, des manifestations populaires ou individuelles. Reste à savoir si elles sont suffisantes pour briser ce siège qui continue d’assassiner un peuple tout entier. Pas plus tard que jeudi dernier, Colombo, la capitale du Sri Lanka, a connu une telle manifestation. Les participants ont scandé des slogans qualifiant "Israël" d’assassin, appelant à lever ce siège criminel et critiquant les Etats-Unis pour son encouragement donné à l’Entité sioniste dans ces agissements inhumains. Mieux encore, des amis d’"Israël" commencent à prendre conscience de ce qui se passe et de la tyrannie dont le peuple palestinien est le sujet. David Mumford, professeur à l’université américaine de Brown, a donné, lundi dernier, sa part d’un prix que l’Entité sioniste avait délivré la veille dans la Knesset, à l’université palestinienne de Bir Zeit. Il a voulu exprimer son dégoût envers cette contradiction exorbitante entre se qui se passe en "Israël" et ce qui se passe dans les territoires palestiniens. Les Israéliens pourront participer à des congrès et les étudiants pourront aller où bon leur semble, constate-il. Les Palestiniens ne peuvent non seulement pas voyager pour rejoindre les universités européennes ou américaines, mais ils ne peuvent pas non plus aller à leurs universités de Cisjordanie qui n’est loin de la bande de Gaza que d’une quarantaine de kilomètres. Ils se voient interdits de bouger par les Israéliens, dit-il ! Et si David Hammerstein, membre du Parlement européen, a qualifié, samedi dernier, la situation dans la ville d’Al-Khalil (Hébron), au sud de la Cisjordanie, de situation « barbare », et s’il a vu que la ville vit la plus dure occupation israélienne, que dira-t-il alors en voyant la situation de la bande de Gaza enfermée par un blocus des plus hermétiques ? Finalement, il y a un mouvement international de grogne contre la politique criminellement discriminatoire, aussi timide soit-il. Mais il reste des questions simples et naturelles à poser : où sont les Arabes ? Ne constituent-ils pas la profondeur de la Palestine ? Et les Palestiniens, ne constituent-ils pas la tête de lance contre toutes ces conspirations tissées contre la nation toute entière ? |
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Paris - AFP
Des milliers de personnes ont à nouveau manifesté en Europe contre les raids israéliens menés depuis samedi sur la bande de Gaza, qui ont fait plus de 340 morts dont 57 civils. Aux cris notamment de "Stop aux massacres à Gaza" ou d'"Israël assassin, Sarkozy complice", près de 2.000 personnes ont manifesté en France, à Paris, Montpellier (sud), Toulouse (sud-ouest), Marseille (sud-est) et Nancy (est), à l'appel d'organisations pro-palestiniennes, de partis de gauche et de syndicats. Ces organisations, regroupées au sein du "Collectif national pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens", ont aussi appelé à une manifestation mardi à Paris, en direction du Quai d'Orsay, siège du ministère français des Affaires étrangères. A Londres, environ 500 personnes s'étaient rassemblées lundi après-midi à proximité de l'ambassade d'Israël, où des bousculades ont eu lieu avec la police, moins importantes toutefois que la veille, lorsque 10 personnes avaient été arrêtées au même endroit. Les manifestants brandissaient des drapeaux palestiniens et des pancartes réclamant "Libérez la Palestine" et "Arrêtez d'affamer les Palestiniens". A Genève, une manifestation a rassemblé près de mille personnes, selon la police. "Nous sommes tous des Palestiniens", ont scandé les participants, qui portaient de nombreux drapeaux palestiniens et pour quelques-uns, des drapeaux du Hezbollah. A Athènes, des drapeaux israéliens et américains ont été brûlés lors d'une manifestation qui a réuni quelque 300 personnes devant l'ambassade d'Israël. La police anti-émeutes a fait usage de grenades lacrymogènes pour les empêcher d'approcher de l'ambassade. Certains manifestants ont jeté des chaussures sur des photos du président américain George Bush. Un millier de personnes se sont aussi réunies devant le consulat des Etats-Unis à Salonique, dans le nord du pays. A Stockholm, environ 500 personnes selon la police, 1.000 selon les organisateurs, en grande majorité des musulmans, ont défilé avec pancartes et banderoles jusqu'à l'ambassade israélienne, aux cris d'"Israël assassin", "Fermez l'ambassade" et de "Gaza, solidarité". Un drapeau aux couleurs d'Israël, où l'étoile de David avait été remplacée par une croix gammée, a été brûlé. D'autres manifestations ont eu lieu à Göteborg, dans le sud-ouest de la Suède, et dans plusieurs villes de Norvège et de Finlande. A Helsinki, environ 150 personnes ont défilé dans le calme en scandant devant l'ambassade israélienne, "Libérez la Palestine" et "Israël assassin". A Varsovie, une centaine de personnes ont également manifesté devant l'ambassade d'Israël... |
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Nom anglais: |
Islamic Resistance Movement,Hamas |
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Nom original: |
Harakat al-Muqawama al-Islamya,Hamas |
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Pays: |
Territoire palestinien occupé??? |
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(acronyme signifiant aussi " Enthousiasme ") Groupe islamique palestinien créé le 14 décembre 1987 (cinq jours après le début de l'intifada). Principal rival de l'OLP dans les territoires occupés par Israël, Hamas a bénéficié des échecs de Yasser Arafat sur le plan international, particulièrement après la Guerre du Golfe. Il s'oppose à toute négociation avec Israël et est responsable de nombreux attentats en Israël. Le Hamas est issu de l'Al-Moujamma al-Islami, un mouvement créé et enregistré légalement en Israël en 1978 par le Cheikh Ahmed Yassine. Il s'inspire de l'idéologie des Frères Musulmans, implantés dans les territoires occupés - dont il se définit comme sa Branche Palestinienne - et est de tendance sunnite. Sa base de sympathisants s'est progressivement élargie dans la bande de Gaza jusqu'au début de l'intifada. Le succès du Hamas - et des autres mouvements islamiques - dans les territoires occupés est en partie dû au fait de la délocalisation de la conduite de l'OLP dans d'autres pays (Liban, Tunisie, Irak, etc.), alors que la direction de ces mouvements est restée et à pu se développer au sein de la population. Le Hamas a ainsi pu tisser une structure socio-politique alternative et parallèle à celle de l'OLP. Les objectifs de Hamas sont fixés dans une charte datée du 18 août 1988. Ils comprennent essentiellement:
Structure Les extrémistes du Hamas ne sont probablement qu'un petit noyau d'une vingtaine de " durs " accompagnés par environ un millier de combattants. Ils travaillent par petites cellules de manière très compartimentée, de sorte qu'il est difficile d'en tirer des informations ou de le pénétrer. Le Hamas se compose de deux branches " ouvertes " et une branche militaire: Le Da'wa, responsable des activités ouvertes de recrutement, d'entraide sociale et de collecte des fonds. Il comprend les infrastructures administratives du mouvement. Ainsi, il finance un certain nombre d'activités économiques locales (élevage, production de vêtements, etc.) L'A'Alam, responsable des opérations de propagande, de l'information et de l'instruction idéologique. Ses activités se confondent souvent avec celles du Da'wa, notamment en ce qui concerne le recrutement et l'entraide sociale. Elle exploite une station de radio et télévision dans la plaine de la Beka'a. La branche militaire, initialement connue sous le nom de " Moudjahidin " est responsable des activités clandestines et elle se subdivise en trois organes: Le Jihaz Aman, responsable de la sécurité. Il est notamment chargé de traquer et de punir les éventuels hérétiques, les collaborateurs avec les autorités israéliennes et les membres du mouvement ne respectant pas les règles de l'islam (comme la vente de stupéfiants). A cet effet il a créé, dès le début 1987, une unité responsable d'appliquer des châtiments aux contrevenants par la violence, jusqu'au meurtre, le Madjmouath Djihad u-Da'wa, également appelé Majd. L'Al-Madjahadoun Al-Filistinioun, créé en 1982 par le Cheikh Yassine comme organe de combat contre les Israéliens et contre les mouvements terroristes rivaux. Il est notamment responsable de l'acquisition d'armes pour le mouvement. Ses activités ne se sont cependant manifestées qu'après le déclenchement de l'intifada. C'est la mise à jour de ce mouvement par les services israéliens qui provoque l'incarcération du Cheikh Yassine. l'Izz al-Din al-Kassam ou Azzedine al-Kassam, créée en 1991 par Zacharia Walid Akel, responsable de l'unité militaire du Hamas dans la bande de Gaza. Il est implanté dans la bande de Gaza et en Cisjordanie. On estime à 3 000 le nombre de ses activistes formés au terrorisme et à la guérilla urbaine. Jusqu'en 1994, il exécute ses attentats à l'arme de poing ou au poignard. Dès 1994, et à la suite du massacre d'Hébron (en février), l'emploi de missions-suicide et de bombes rendent les opérations du Hamas très meurtrières. Les bombes étaient conçues par Yahya Ayyash (" l'ingénieur "), éliminé par le Mossad le 5 janvier 1996 au moyen d'un téléphone cellulaire piégé. Selon certaines informations récentes, l'Izz al-Din al-Kassam aurait été restructuré en décembre 1992 et remplacé par les Unités Abdallah Azzam. Factions du Hamas
Ressources Le Hamas exploite aussi un large réseau d'organisations charitables et d'associations sociales dans les territoires occupés, qui lui servent à récolter des fonds. A l'étranger les bailleurs de fonds du Hamas sont:
Il est également financé par des organisations arabes et musulmanes dans les pays du Golfe et en Europe, comme l'Islamic Relief Agency. Camps d'entraînement en Iran : Les combattants de Hamas sont formés au Liban, au Soudan (Khartoum) et en Iran (Camp Imam Ali - au Nord de Téhéran, Karandanje - près de Qom, Beit el-Makdes - à Qom). Stratégie Avant le début de l'intifada, alors encore désigné " Al-Moujamma al-Islami ", les activités du mouvement étaient dirigées contre les hérétiques et déviants de l'islam, conformément à la stratégie des Frères Musulmans. Parallèlement au développement de l'intifada, le Hamas pratique des attentats ponctuels et meurtriers contre des membres des forces armées ou de sécurité. Afin de coordonner leurs actions dans l'intifada dans les territoires occupés, Hamas et l'OLP ont entrepris d'établir un commandement conjoint en mars 1993. L'importance toujours plus grande du Hamas dans les territoires occupés a eu pour corollaire un affaiblissement de l'influence de l'OLP. C'est sans doute ce phénomène qui a poussé Yasser Arafat à obtenir des succès sur la scène internationale et à accepter une négociation, puis un accord avec Israël, contre lequel Hamas continue à s'opposer. En juillet 1999, cependant, Moussa Abou Maruq, ancien chef du bureau politique du Hamas a déclaré que le mouvement était ouvert à des négociations avec les autres " forces du peuple palestinien ". |
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Autres appellations: |
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Bibliographie: |
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Corrélats: |
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Site Internet: |
28.12.08 - 17:18 Plus de 50.000 personnes ont manifesté dimanche dans une dizaine de villes d'Egypte pour protester contre les raids israéliens sur la bande de Gaza, où près de 300 Palestiniens ont été tués en vingt-quatre heures, ont indiqué des reponsables des services de sécurité. Plusieurs manifestations ont eu lieu dans d'autres pays arabes depuis les raids de l'aviation israélienne, notamment en Jordanie, Turquie, Yémen et Syrie.
La plus importante manifestation s'est déroulée à Assiout, dans le sud du pays, où 8.000 personnes ont défilé dans les rues, selon un responsable de ces services.
Dans la capitale, 4.000 personnes se sont rassemblées devant les locaux de l'ordre des médecins pour protester contre les attaques israéliennes contre la bande de Gaza, 8.000 personnes ont manifesté devant l'université du Caire et
5.000 autres devant l'université Ein Shams, en banlieue.
Selon les services de sécurité, de nombreux manifestants appartiennent à la Confrérie des Frères musulmans, principal groupe d'opposition en Egypte.
Le guide de la Confrérie avait condamné samedi les attaques israéliennes, les qualifiants de "crime sans aucune comparaison dans l'histoire".
Environ 4.000 personnes ont manifesté à Alexandrie (nord) et 3.000 à Minya (Haute-Egypte).
A Minya, les manifestants, en majorité des étudiants, ont demandé notamment "Où est-elle cette armée arabe?, scandant également: "Fermez leur ambassade, renvoyez leur ambassadeur! ", en allusion aux relations diplomatiques entre l'Egypte et Israel.
Samedi au Caire, environ 2.000 personnes avaient manifesté pour protester contre l'attaque israélienne, accusant de "complicité" le président égyptien Hosni Moubarak, qui avait reçu jeudi la chef de la diplomatie israélienne Tzipi Livni.
Plusieurs manifestations ont eu lieu dans les pays arabes depuis les raids massifs de l'aviation israélienne contre la bande de Gaza notamment en Jordanie, Turquie, Yémen et Syrie.
(Belga)
"Je ne vous cache pas que j'ai demandé aux résistants dans le sud d'être présents et de faire preuve de vigilance car nous faisons face à un ennemi criminel", a-t-il déclaré dans un discours sur écran géant devant des milliers de personnes rassemblées dans un complexe appartenant au parti chiite dans la banlieue sud de Beyrouth.
"Nous sommes prêts à faire face à toute agression sur notre territoire", a-t-il martelé.
Il a par ailleurs indirectement nié que le Hezbollah ait installé les roquettes découvertes il y quelques jours à quelques kilomètres de la frontière avec Israël.
"Le Hezbollah a assez de courage pour assumer la responsabilité de toute action et ne se cache pas derrière son petit doigt", a souligné le chef du Hezbollah, qui a accusé les "agents d'Israël" d'être derrière l'incident des roquettes.
L'armée libanaise a découvert jeudi huit roquettes pointées en direction d'Israël et prêtes à être lancées. Cette découverte a été faite à moins de cinq kilomètres de la frontière avec Israël, entre la ville côtière de Naqoura et la localité de Tair Harfa, plus à l'est, dans une zone qui est un fief du Hezbollah.
(Belga)