la trahison

16/08/2006 02:29 par juste-1980

La trahison

Des exemples

  1. Un collègue que je considérais comme un ami m'a trahi en s'appropriant un contrat qui m'était destiné.

  2. L'aventure de mon mari n'est pas si grave en soi. C'est la trahison que je ne digère pas.

Qu'est-ce que la trahison ?

La trahison n'est pas une émotion. C'est le geste d'une autre personne lorsqu'il est vécu ou interprété comme brisant une loyauté. Pour qu'il y ait trahison, il faut qu'il y ait déjà un lien et il faut que ce lien implique une fidélité quelconque.

À quoi sert l'impression de trahison ?

Avoir le sentiment d'être trahi me ramène automatiquement aux ententes explicites ou implicites qui existaient entre moi et celui qui m'a trahi. Cela me permet aussi de constater que je comptais sur le fait que l'autre serait solidaire de cette entente. En effet, la trahison arrive toujours comme une surprise. Elle rompt la confiance. On ne se sent jamais trahi par quelqu'un à qui on ne faisait pas confiance.

En conséquence, on peut considérer que le sentiment d'être trahi sert à nous annoncer que nous étions dans l'erreur en faisant une telle confiance à cette personne. Il s'agit d'une invitation à réviser notre évaluation de la situation et à nous réajuster pour tenir compte d'une solidarité moins importante que prévu.

              redpsy.com

la lettre du président iranien Ahmadinejad au président Bush

14/08/2006 07:41 par juste-1980

Traduction française de la lettre du président iranien Ahmadinejad au président Bush
 
 
9 mai 2006
 
Traduction française * : Menahem Macina.
 
* réalisée à partir de la version anglaise publiée sur le site MideastWeb, sous le titre "Letter of President Ahmadinejad of Iran to US President George Bush".
 

 
A Monsieur George Bush,
 
Président des Etats-Unis d’Amérique
 
 
Cela fait un certain temps que je me demande comment on peut justifier les indéniables contradictions qui existent dans l’arène internationale – et qui sont constamment débattues, spécialement dans des forums politiques et en milieu universitaire. Beaucoup de problèmes demeurent sans réponse. Ils m’ont poussé à discuter de quelques contradictions et difficultés, dans l’espoir que cela puisse fournir l’opportunité de les corriger.
 
Peut-on être disciple de Jésus-Christ (Que la Paix soit sur Lui !), le grand Messager de Dieu, lorsqu’on se croit obligé
  • de respecter les droits humains ;
  • de présenter l’actuel libéralisme comme un modèle de civilisation ;
  • de proclamer son opposition à la prolifération des armes nucléaires et des armes de destruction de masse ;
  • de faire de « la guerre contre la terreur » son slogan,
  • et finalement d’œuvrer à l’instauration d’une communauté internationale unie – une communauté que le Christ et les hommes vertueux de la terre gouverneront un jour ;
  • tout en perpétrant des attaques contre des pays ;
  • en détruisant la vie des gens, leur réputation et leurs biens, sous le plus infime prétexte de la présence d’un ou de plusieurs criminels dans un village, ou un convoi, et en incendiant, par exemple, la totalité du village, de la ville ou du convoi ?
Ou encore, [lorsque] en raison de la possibilité qu’il existe des armes de destruction massive dans un pays,
  • on l’occupe ;
  • une centaine de milliers de personnes sont tuées ;
  • ses ressources en eau, son agriculture et son industrie sont détruites ;
  • près de 180.000 soldats étrangers occupent cette terre ;
  • le caractère sacré des habitations privées est violé, tandis que le pays est ramené à quelque cinquante ans en arrière.
Et tout cela à quel prix ! On gaspille des centaines de milliards de dollars du Trésor public du pays et de certains autres pays, et des dizaines de milliers de jeunes hommes et de jeunes femmes – qui constituent les troupes d’occupation – sont exposés au danger, enlevés à leurs familles et à leurs êtres chers, ont les mains tachées du sang des autres, sont soumis à une telle pression psychologique, que, chaque jour, certains se suicident, et que ceux qui rentrent chez eux souffrent de dépression, deviennent souffreteux et dépendants de toutes sortes d’aliments, tandis que d’autres sont tués et que leurs corps sont remis à leurs familles.
 
Sous le prétexte de la présence d’armes de destruction massive, cette grande tragédie a submergé pêle-mêle occupants et occupés. Plus tard, il s’est avéré qu’il n’existait pas d’armes de destruction massive auxquelles s’attaquer.
 
Bien sûr, Saddam était un dictateur criminel. Mais la guerre n’a pas été entreprise pour le renverser, l’objectif déclaré de la guerre était de trouver des armes de destruction massive. Saddam a été renversé au cours d’une action qui poursuivait un autre but, ce qui n’empêche pas les habitants de la région de se réjouir de sa chute. J’attire l’attention sur le fait que, tout au long des années de guerre contre l’Iran, Saddam a été soutenu par l’Occident.
 
 
Monsieur le Président,
 
Vous savez sans doute que je suis enseignant. Mes étudiants me demandent comment de tels actes peuvent se concilier avec les valeurs soulignées au début de cette lettre et les obligations vis-à-vis de la tradition de Jésus-Christ (La Paix soit sur Lui !), le Messager de paix et de pardon.
 
Il y a, dans la Baie de Guantanamo, des prisonniers qui n’ont pas encore été jugés, ils n’ont pas d’avocat, leur famille ne peut leur rendre visite, et ils sont ouvertement détenus dans un pays étranger au leur. Il n’y a pas de contrôle international de leur état ni de leur sort. Nul ne sait s’ils sont prisonniers, prisonniers de guerre, accusés ou criminels.
 
Des enquêteurs européens ont confirmé l’existence de prisons secrètes en Europe également. Pour autant que je sache, rien dans les dispositions de quelque système judiciaire que ce soit ne permet l’enlèvement d’une personne, ni de la détenir dans des prisons secrètes. Je ne peux comprendre comment de tels actes peuvent se concilier avec les valeurs mentionnées au début de cette lettre, c’est-à-dire les enseignements de Jésus (Que la Paix soit sur Lui !), les droits de l’homme et les valeurs libérales.
 
Des jeunes gens, des étudiants d’université et des gens ordinaires se posent beaucoup de questions sur le phénomène d’Israël. Je suis sûr que certaines d’entre elles vous sont familières.
 
Tout au long de l’histoire, de nombreux pays ont été occupés, mais je pense que la fondation d’un nouveau pays et d’un nouveau peuple est un phénomène nouveau dont notre époque a l’exclusivité.
 
Des étudiants [me] disent qu’il y a soixante ans, ce pays n’existait pas. Ils montrent d’anciens documents et des mappemondes et disent : essayez, comme nous l’avons fait sans être en mesure de trouver un pays du nom d’Israël.
 
Je leur dis d’étudier l’histoire de la Première et de la Seconde Guerre mondiale. L’un de mes étudiants m’a dit que, durant la Seconde Guerre mondiale, au cours de laquelle périrent des dizaines de millions de personnes, les nouvelles du conflit étaient diffusées rapidement par les belligérants. Chacun se targuait de ses victoires et de la défaite toute récente du front de l’ennemi. Après la guerre, ils ont affirmé que six millions de Juifs avaient été tués. Six millions de gens qui étaient sûrement membres d’au moins deux millions de familles. Supposons encore que ces événements soient vrais. Cela devait-il logiquement se traduire par la création de l’Etat d’Israël au Proche-Orient, ou par un soutien à un tel Etat ? Comment peut-on justifier ou expliquer rationnellement ce phénomène ?
 
 
Monsieur le Président,
 
Je suis sûr que vous savez dans quelles circonstances et à quel prix Israël a été créé :
  • Des milliers et des milliers de gens ont été tués au cours de ce processus.
  • Des millions de peuples autochtones sont devenus des réfugiés.
  • Des centaines de milliers d’hectares de terres cultivées, d’oliveraies, de villes et de villages ont été détruits.
Cette tragédie ne s’est pas limitée à l’époque de la création d’Israël ; malheureusement, elle s’est poursuivie depuis 60 ans, jusqu’à maintenant.
 
Un régime a été mis en place, qui ne fait preuve d’aucune pitié, pas même envers les enfants, qui détruit des maisons alors que leurs occupants sont encore à l’intérieur, qui annonce à l’avance la liste des personnalités palestiniennes qu’il se propose d’assassiner, et qui détient des milliers de Palestiniens dans ses prisons. Un tel phénomène est unique – ou, à tout le moins, extrêmement rare – dans l’histoire récente.
 
Autre question importante que se posent les gens : « Pourquoi soutient-on ce régime ? »
 
Ce soutien est-il dans la ligne des enseignements de Jésus-Christ (Que la Paix soit sur Lui !), ou de Moïse (Que la Paix soit sur Lui !), ou des valeurs libérales ?
 
Ou devons-nous comprendre que permettre aux habitants originels de ces terres – à l’intérieur ou à l’extérieur de la Palestine et qu’ils soient chrétiens, musulmans, ou Juifs -, de choisir leur destin, est contraire aux principes de la démocratie, des droits de l’homme, et des enseignements des prophètes ? Si ce n’est pas le cas, pourquoi existe-t-il une telle opposition à un référendum ?
 
L’administration palestinienne nouvellement élue est récemment entrée en fonctions. Tous les observateurs indépendants ont confirmé que ce gouvernement représente les électeurs. Or, chose incroyable, on a fait pression sur le gouvernement élu et on l’a sommé de reconnaître le régime israélien, d’abandonner la lutte et d’adopter les programmes du précédent gouvernement.
 
Si le gouvernement actuel avait eu cette plateforme, le peuple palestinien aurait-il voté pour lui ? A nouveau, une telle position, qui s’oppose au gouvernement palestinien, est-elle conciliable avec les valeurs évoquées plus haut ? Les gens se demandent également : « pourquoi toutes les résolutions de l’ONU condamnant Israël sont-elles l’objet d’un veto ? ».
 
 
Monsieur le Président,
 
Comme vous devez le savoir, je vis au milieu des gens et je suis en contact permanent avec eux – beaucoup d’autres dans tout le Proche-Orient parviennent également à entrer en contact avec moi. Ils n’ont pas non plus confiance dans les politiques suspectes. Il est prouvé que les gens de la région sont de plus en plus exaspérés par ces politiques.
 
Il n’est pas dans mes intentions de poser trop de questions, mais je dois tout de même évoquer d’autres points.
 
Comment se fait-il que toute réussite technique ou scientifique réalisée dans la région du Proche-Orient soit interprétée et décrite comme une menace à l’encontre du régime sioniste ? La recherche et le développement scientifiques ne font-ils pas partie des droits fondamentaux des nations ?
 
Vous connaissez l’histoire. A l’exception du Moyen-Âge, en quoi le progrès scientifique et technique a-t-il été considéré comme un crime, dans l’histoire ? Le fait que des réalisations scientifiques puissent être utilisées à des fins militaires, constitue-t-il une raison suffisante pour s’opposer totalement à la science et à la technologie ? Si une telle supposition était vraie, alors, il faudrait s’opposer à toutes les disciplines scientifiques, y compris la physique, la chimie, les mathématiques, la médecine, l’ingénierie, etc.
 
On a menti à propos de l’Iraq. Quel a été le résultat ? Je ne doute pas que dire des mensonges est répréhensible dans toute culture, et personne n’aime qu’on lui mente.
 
 
Monsieur le Président,
 
Des Latino-Américains n’ont-ils pas le droit de demander pourquoi on s’est opposé au gouvernement qu’ils ont élu, et pourquoi leurs dirigeants ont été victimes d’un coup d’état ? Ou encore, pourquoi ils doivent être constamment l’objet de menaces et vivre dans la peur ?
 
Les Africains sont travailleurs, créatifs et talentueux. Ils peuvent jouer un rôle important et précieux en subvenant aux besoins de l’humanité et contribuant à son progrès matériel et spirituel. La pauvreté et les privations, qui règnent dans de grandes parties de l’Afrique, les en empêchent. N'ont-ils pas le droit de demander pourquoi on pille leur énorme richesse - entre autres, les ressources minières - alors qu'ils en ont davantage besoin que d'autres ?
 
De plus, de tels actes correspondent-ils aux enseignements du Christ et aux principes des droits de l’homme ?
 
Le courageux et loyal peuple d’Iran a, lui aussi, de très nombreux griefs et questions, concernant, entre autres :
  • le coup d’état de 1953 et le renversement subséquent du gouvernement légitime de l’époque ;
  • l’opposition à la révolution islamique ;
  • la transformation d’une ambassade en quartier-général soutenant les activités des opposants à la République islamique (plusieurs milliers de pages corroborent cette affirmation) ;
  • le soutien de Saddam dans sa guerre contre l’Iran ;
  • la destruction en vol d’un avion de ligne iranien ;
  • le gel des actifs de la nation iranienne ;
  • l’accroissement des menaces, la colère et le mécontentement à l’égard du progrès scientifique et nucléaire de la nation iranienne (au moment même où les Iraniens se réjouissent et célèbrent le progrès de leur pays) ;
  • et bien d’autres griefs que je ne mentionnerai pas dans cette lettre.
 
Monsieur le Président,
 
Le 11-Septembre fut un événement affreux. L’assassinat d’innocents est déplorable et choquant, où que ce soit dans le monde. Notre gouvernement a immédiatement exprimé son dégoût à l’égard des auteurs de ce crime, présenté ses condoléances et exprimé sa sympathie aux familles endeuillées.
 
Tous les gouvernements ont le devoir de protéger la vie, les biens et la bonne réputation de leurs citoyens. A ce qu’on dit, votre gouvernement recourt à de vastes systèmes de sécurité, de protection et de renseignement, et il pourchasse même ses opposants à l’étranger. Le 11-Septembre n’était pas une opération banale. Pouvait-il être conçu et exécuté sans coordination avec les services de renseignement et de sécurité, ou sans une vaste infiltration de ces derniers ? Bien sûr, ce n’est là qu’une supposition d’universitaire. Pourquoi les différents aspects de l’attentat ont-ils été tenus secrets ? Pourquoi ne nous dit-on pas qui a failli à ses responsabilités ? Et pourquoi les responsables et les coupables ne sont-ils pas identifiés et traduits en justice ?
 
Tous les gouvernements ont le devoir d’assurer la sécurité et la tranquillité d’esprit de leurs citoyens. Voici maintenant quelques années que les populations de votre pays et celles de points chauds des régions voisines du monde, n’ont aucune tranquillité d’esprit. Après le 11-Septembre, au lieu de prendre soin et de se préoccuper des blessures émotionnelles des survivants et du peuple américain - qui ont été extrêmement traumatisés par ces attentats -, certains médias occidentaux n’ont fait qu’aggraver le climat de peur et d’insécurité, quelques-uns n’ont cessé de parler de la possibilité de nouveaux attentats et ont maintenu les gens dans la peur. Est-ce là rendre service au peuple américain ? Est-il possible d’évaluer les dommages causés par la peur et la panique ?
 
Des citoyens américains ont vécu dans la peur permanente de nouveaux attentats susceptibles de se produire en tous temps et en tous lieux. Ils se sentaient en danger dans la rue, sur leur lieu de travail et à leur domicile. Qui peut se sentir bien dans cette situation ? Pourquoi, au lieu de contribuer au sentiment de sécurité et à la tranquillité de l’esprit, les médias ont-ils été la cause d’un sentiment d’insécurité ?
 
Il en est qui croient que la propagande a frayé la voie à une attaque contre l’Afghanistan et l’a justifiée. Je veux revenir sur le rôle des médias. Dans leur charte, la diffusion correcte de l’information et le compte-rendu honnête d’un reportage sont des principes bien établis. J’exprime mon profond regret devant l’indifférence dont a fait preuve une certaine presse envers ces principes. Le principal prétexte de l’attaque contre l’Iraq a été l’existence d’armes de destruction massive. L’argument a été continuellement répété, au point que le public a fini par y croire et qu’il a servi de fondement à une attaque contre l’Iraq.
 
Comment la vérité peut-elle ne pas se perdre dans des conditions artificielles et trompeuses ? Je le dis à nouveau, si l’on permet que la vérité se perde, comment cela peut-il se concilier avec les valeurs mentionnées plus haut.
 
La vérité, connue du Tout-Puissant, est-elle perdue, elle aussi ?
 
 
Monsieur le Président,
 
Dans tous les pays du monde, les citoyens financent les dépenses des gouvernements, de sorte que ces derniers soient, à leur tour, en mesure de les servir.
 
D’où la question : "Qu’ont rapporté aux citoyens les centaines de milliards de dollars dépensés chaque année pour financer la campagne d’Iraq ?"
 
Comme Votre Excellence le sait, dans certains Etats de votre pays, des gens vivent dans la pauvreté. Des milliers et des milliers d’entre eux sont sans logis, et le chômage est un énorme problème. Certes, ces problèmes existent aussi, à un degré plus ou moins important, dans d’autres pays. Comment, si l’on garde présentes à l’esprit ces conditions, les dépenses colossales de la campagne militaire, payées par le Trésor public, peuvent-elles être expliquées et être cohérentes avec les principes susmentionnés ?
 
Tout cela constitue une partie des griefs des gens de par le monde, dans notre région et dans votre pays. Cependant, mon principal argument, avec lequel, j’espère, vous serez d’accord, au moins en partie, est le suivant :
 
Ceux qui sont au pouvoir exercent leur fonction pour un temps déterminé et ne gouvernent pas indéfiniment, mais leur nom s’inscrit dans l’histoire et ils seront jugés, de manière consistante, dans un futur proche et dans un avenir plus éloigné.
 
Les gens examineront notre présidence.
  • Avons-nous réussi à procurer au peuple paix, sécurité et prospérité, ou [ne leur avons-nous apporté qu’]insécurité et chômage ?
  • Avons-nous voulu faire régner la justice, ou seulement favoriser les intérêts d’un groupe, et, en obligeant beaucoup de gens à vivre dans la pauvreté et la souffrance, rendu riches et puissantes quelques personnes, achetant ainsi l’approbation des gens et du Tout-Puissant avec les leurs [1] ?
  • Avons-nous défendu les droits des défavorisés ou les avons-nous ignorés ?
  • Avons-nous défendu les droits de tous les gens de par le monde, ou leur avons-nous infligé des guerres, interféré illégalement dans leurs affaires, créé des prisons infernales et incarcéré certains d’entre eux ?
  • Avons-nous donné au monde paix et sécurité, ou avons-nous brandi le spectre de l'intimidation et de menaces ?
  • Avons-nous dit la vérité à notre nation et aux autres nations du monde, ou en avons-nous présenté une version invertie ?
  • Avons-nous été aux côtés du peuple ou du côté des occupants et des oppresseurs ?
  • Nos administrations se sont-elles employées à promouvoir un comportement rationnel, la logique, la morale, la paix, le respect des engagements, la justice, le service des gens, la prospérité, le progrès et le respect de la dignité humaine, ou ont-elles privilégié la force des armes, l’intimidation, l’insécurité, l’indifférence envers les gens, retardé l’accès d’autres nations au progrès et à l’excellence, et piétiné les droits des gens ?
Et, en définitive, on nous jugera sur notre fidélité ou notre infidélité à l’engagement solennel de notre charge, au service des gens, qui est notre tâche majeure, et aux traditions des prophètes.
 
 
Monsieur le Président,
 
Combien de temps encore, le monde peut-il tolérer cette situation ?
 
Jusqu’où cette tendance mènera-t-elle le monde ?
 
Combien de temps les habitants du monde paieront-ils pour les décisions incorrectes de certains dirigeants ?
 
Combien de temps encore le spectre de l’insécurité, causé par les stocks d’armes de destruction massive, hantera-t-il les peuples du monde ?
 
Combien de temps encore le sang d’hommes, de femmes et d’enfants innocents sera-t-il répandu dans les rues, et les maisons détruites sur la tête de leurs habitants ?
 
Êtes-vous satisfait de l’état actuel du monde ?
 
Croyez-vous que les politiques actuelles peuvent se poursuivre ?
 
Si les milliards de dollars dépensés pour la sécurité, les campagnes militaires et le déploiement de forces militaires, étaient plutôt consacrés à l’aide et à l’investissement dans les pays pauvres, à la promotion de la santé, à la lutte contre les différentes sortes de maladies, à l’éducation et à l’amélioration des aptitudes physiques et mentales, à l’assistance aux victimes de désastres naturels, à la création d’opportunités d’emplois et de production, de projets de développement et de soulagement de la pauvreté, à l’instauration de la paix, à la médiation dans les querelles entre Etats, et à l’extinction des flammes des conflits raciaux, ethniques et autres, où en serait le monde aujourd’hui ? Nos gouvernements et nos peuples respectifs ne seraient ils pas fondés à être fiers ?
 
La situation économique et politique de votre administration ne serait-elle pas plus forte ?
 
Et – je suis extrêmement désolé de le dire -, existerait-il une haine universelle et toujours croissante envers le gouvernement américain ?
 
 
Monsieur le Président, je n’ai pas l’intention de chagriner qui que ce soit.
 
Mais, si les Prophètes Abraham, Isaac, Jacob, Ismaël, Joseph, ou Jésus-Christ (Que la Paix soit sur Lui !) se tenaient près de nous aujourd’hui, comment jugeraient-ils un tel comportement ? Nous confierait-on un rôle dans le monde à venir, où la justice sera universelle et où Jésus-Christ (Que la Paix soit sur Lui !) sera présent ? Nous accepteraient-ils seulement ?
 
Ma question fondamentale est la suivante : N’y a-t-il pas un meilleur moyen d’interagir avec l’ensemble du monde ? Aujourd’hui, il y a des centaines de millions de chrétiens, des centaines de millions de musulmans et des millions de gens (la famille d'Imram) [2] qui observent les enseignements de Moïse (Que la Paix soit sur Lui !). Toutes les religions d’origine divine ont en commun leur respect pour un mot, et c’est "monothéisme", ou la croyance en un Dieu qui est unique et sans égal dans le monde.
 
Le Saint Coran insiste sur ce nom commun et interpelle tous les fidèles des religions divines, en ces termes (Sourate 3, 64) : " Dis [aux chrétiens et aux Juifs] : « Ô disciples du Livre ! Adoptons d’un commun accord une formule équitable [à savoir] que nous ne servirons qu’Allah et ne Lui associerons rien, et [que] nul d’entre nous n’aura d’autres dieux hormis Allah ». Mais s’ils retombent dans l’erreur, dis alors : « Rendez témoignage que [en ce qui nous concerne] nous sommes soumis » [à Dieu, litt. : 'musulmans']." [3]
 
 
Monsieur le Président,
 
Selon les versets divins, nous avons tous été appelés à adorer un seul Dieu et à observer les enseignements des divins prophètes.
 
"Adorer un Dieu, Qui est au-dessus de toutes les puissances du monde et peut faire ce qui Lui plaît." "Le Dieu Qui sait ce qui est caché et ce qui est visible, le passé et l’avenir, sait ce qui se passe dans les cœurs de Ses serviteurs et note leurs actions."
 
"Le Seigneur à Qui appartiennent les cieux et la terre et dont tout l’univers est la Cour". "Les plans de l’univers sont l’œuvre de Ses mains, et Il donne à Ses serviteurs les bonnes nouvelles de la miséricorde et du pardon des péchés". "Il est le compagnon des opprimés et l’ennemi des oppresseurs". Il est le Compatissant, le Miséricordieux". Il est le recours des fidèles et les conduit de l’obscurité vers la lumière". "Il est témoin des actes de Ses serviteurs". "Il invite Ses serviteurs à être fidèles et à accomplir de bonnes actions, et Il leur demande de demeurer sur la voie de la justice et de rester fidèles". "Il appelle ses serviteurs à être attentifs à Ses prophètes et Il est témoin de leurs actions". "Une fin néfaste est le lot de ceux-là seuls qui ont choisi la vie de ce monde et Lui ont désobéi et ont opprimé Ses serviteurs". Et "Une bonne terre et un paradis éternel appartiennent aux serviteurs qui craignent Sa majesté et ne suivent pas leur moi débauché".
 
Nous croyons qu’un retour aux enseignements des divins prophètes est la seule voie qui mène au salut, et on nous a dit que Votre Excellence suit les enseignements de Jésus (Que la Paix soit sur Lui !) et croit aux divines promesses du règne des justes sur la Terre.
 
Nous croyons également que Jésus-Christ (Que la Paix soit sur Lui !) était l’un des grands prophètes du Tout-Puissant. Il est loué, à plusieurs reprises, dans le Coran. Jésus (Que la Paix soit sur Lui !) a également été cité dans le Coran (Sourate 19, 36) [comme disant] : " «En vérité, Dieu est mon Seigneur et le vôtre. Adorez-le ! Voilà la voie droite !» "
 
Servir le Tout-Puissant et lui obéir est le credo de tous les messagers de Dieu. Le Dieu de tous les peuples d’Europe, d’Asie, d’Afrique, d’Amérique, du Pacifique et du reste du monde, est unique. Il a donné la grandeur aux Humains.
 
Nous lisons encore dans le Divin Livre : "Le Tout-Puissant a envoyé Ses prophètes avec des miracles et des signes évidents pour guider les gens, leur montrer des signes divins et les purifier des péchés et des souillures. Et Il a envoyé le Livre et la balance, de sorte que les gens manifestent la justice et se gardent de la rébellion."
 
Et tous les versets ci-dessus peuvent être lus, d’une manière ou d’une autre, également dans le Bon Livre [4].
 
Les divins prophètes ont promis :
 
Viendra le jour où tous les êtres humains se rassembleront devant le tribunal du Tout-Puissant, pour que leurs actes soient examinés. Les bons seront immédiatement conduits au Ciel, et les scélérats subiront le châtiment divin. J’ai confiance que tous deux, nous croyons à ce jour-là, mais il ne sera pas facile d’évaluer les actions des gouvernants, parce que nous devons rendre des comptes à notre nation et à toutes les autres, dont la vie a été directement ou indirectement affectée par nos actes.
 
Tous les prophètes parlent de paix et de tranquillité pour l’homme, sur la base du monothéisme, de la justice et du respect de la dignité humaine.
 
Ne croyez-vous pas que, si nous en venons tous à croire et à obéir à ces principes, à savoir : monothéisme, culte de Dieu, justice, respect de la dignité de l’homme, croyance au Dernier Jour, nous pourrons surmonter les problèmes du monde - qui sont le résultat de la désobéissance au Tout-Puissant et aux enseignements des prophètes -, et améliorer nos actions ?
 
Ne croyez-vous pas que la foi dans ces principes favorise et garantit la paix, l’amitié et la justice ?
 
Ne croyez-vous pas que les principes susmentionnés, écrits ou non écrits, sont universellement évoqués ?
 
N’accepterez-vous pas cette invitation ? C’est-à-dire, un authentique retour aux enseignements des prophètes, au monothéisme et à la justice, pour préserver la dignité humaine et l’obéissance au Tout-Puissant et à Ses prophètes ?
 
 
Monsieur le Président,
 
L’histoire nous enseigne que les gouvernements répressifs et cruels ne survivent pas. Dieu leur a confié le sort des hommes. Le Tout-Puissant n’a pas laissé l’univers et l’humanité à leurs seuls stratagèmes. Il est advenu bien des choses contraires aux désirs et aux plans des gouvernements. Cela nous enseigne qu’une plus grande puissance est à l’oeuvre et que tous les événements sont déterminés par Lui.
 
Quelqu’un peut-il nier les signes d’un changement dans le monde d’aujourd’hui ?
 
La situation du monde d’aujourd’hui est-elle comparable à celle d’il y a 10 ans ? Des changements se produisent vite et adviennent à un rythme forcené.
 
Les peuples du monde ne sont pas satisfaits de l’état de choses actuel et accordent peu d’attention aux promesses et aux commentaires que font nombre de dirigeants influents du monde. Beaucoup de gens, de par le monde, se sentent en danger, ils s’opposent à l’extension de l’insécurité et de la guerre et n’approuvent ni n’acceptent des politiques douteuses.
 
Les gens s’insurgent contre le fossé qui se creuse de plus en plus entre les possédants et ceux qui n’ont rien, entre les pays riches et les pays pauvres.
 
Les gens sont écoeurés de la corruption croissante.
 
Les gens de nombreux pays sont exaspérés par les attaques dont sont victimes leurs racines culturelles et par la désintégration des familles. Ils sont également consternés par l’affaiblissement de la sollicitude et de la compassion. Les peuples du monde n’ont pas confiance dans les organisations internationales, parce que leurs droits ne sont pas défendus par ces organisations.
 
Ni le libéralisme ni la démocratie de style occidental n’ont été en mesure de contribuer à la réalisation des idéaux de l’humanité. Aujourd’hui, ces deux doctrines ont échoué. Ceux qui sont dotés de discernement peuvent déjà entendre le bruit de l’éclatement et de la chute de l’idéologie et des concepts des systèmes démocratiques libéraux.
 
Nous voyons de plus en plus que les gens partout dans le monde convergent vers un important point focal – qui est le Dieu Tout-Puissant. Il ne fait pas de doute que, par la foi en Dieu et les enseignements des prophètes, les gens vaincront leurs problèmes. La question que je vous pose est : "Ne voulez-vous pas vous joindre à eux ?"
 
 
Monsieur le Président,
 
Que cela nous plaise ou non, le monde est attiré par la foi dans le Tout-Puissant, et la justice et la volonté de Dieu l’emporteront sur tout.
 
Vasalam Ala Man Ataba’al hoda [Paix à ceux-là seuls qui suivent la bonne voie]. [5]
 
 
Mahmood Ahmadi-Najad
 
Président de la République Islamique d’Iran
 
 
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Notes du traducteur
 
 
[1] Je n’ai pas été en mesure de traduire convenablement ce membre de phrase : "thus trading the approval of the people and the Almighty with theirs…"
 
[2] Un de nos internautes, M. Lévy, nous fournit la précision suivante, qui éclaire cette incise : " La 'famille d'Imram' désigne les Juifs 'fidèles' - Moïse était le fils d'Amram - tous les autres juifs sont 'infidèles', leurs Prophètes n'arrêtent pas de le leur reprocher ". On notera que cette formule dispense Ahmadinejad de mentionner les Juifs par leur nom.
 
[3] On notera qu'une fois de plus, le président iranien évite soigneusement de mentionner les Juifs par leur nom.
 
[4] Passage peu clair. J’ignore si "Le bon livre" est le Coran. Peut-être s’agit-il d’un recueil de Hadiths, ou traditions orales, non incluses dans le Coran.
 
[5] Cette traduction est due à la Rédaction du journal américain, The New York Sun, dans un article intitulé " Declares War", dont la traduction française figure sur notre site. Je dois l'information à mon ami Joël Rubinfeld, président de l'Atlantis Institute, que je remercie chaudement ici.
 
 
Mis en ligne le 10 mai 2006, par M. Macina, sur le site upjf.org

Israël, Etat terroriste

14/08/2006 02:09 par juste-1980


Israël, Etat terroriste

Par Robert Kissous
lundi 31 juillet 2006

Sanctionner Israël pour mettre en échec son rôle de gendarme des USA au Moyen-Orient est nécessaire pour faire avancer la paix et la justice dans la région et dans le monde, pour qu’enfin le peuple palestinien voie ses droits nationaux pleinement respectés.

L’armée israélienne vient de perpétrer une fois de plus un crime abominable à Cana. Plus de 60 personnes assassinées, tous des civils, des femmes, des enfants. Des « terroristes » ?

Les massacres de civils au Liban, comme en Palestine, sont des crimes de guerre commis en toute connaissance de cause. Délibérés. L’objectif : terroriser la population civile, l’amener à se désolidariser des forces de résistance, diviser le peuple pour le faire capituler.

Mais les USA et Israël ont échoué :
-  politiquement : le peuple libanais est encore plus uni, défend plus que jamais les résistants du Hezbollah et, dans le monde entier, y compris dans les pays arabes dont les régimes se sont ralliés aux USA, croît l’opposition à cette agression barbare ;

-  militairement : l’armée israélienne a essuyé de lourdes défaites et n’a pu tenir les positions qu’elle prétendait avoir gagnées. L’armée d’occupation a même dû s’en retirer tout en prétendant, pour sauver la face, qu’elle n’avait jamais eu l’intention de s’y maintenir.

Les Etats-Unis - qui couvrent Israël, l’arment, le financent - déclarent par la bouche de Condolezza Rice qu’ils sont « attristés » par la mort de civils (le cynisme n’a pas de limites !) mais qu’il ne peut y avoir de cessez le feu sans conditions. Pour les USA l’objectif du « Grand Moyen-Orient » doit avancer.

Tous les pays de la région, stratégique par ses réserves et ses exportations pétrolières, doivent accepter leur hégémonie, quel qu’en soit le prix. Avec la raréfaction prévue du pétrole, la maîtrise de l’approvisionnement devient un facteur décisif. Aucun pays ne doit pouvoir contester leur domination militaire soit directe soit par le biais de leur vassal israélien, surarmé, seule puissance nucléaire dans la région et qui doit le rester. Tout ceci étant piètrement « habillé » par l’idéologie de la guerre des civilisations et de la lutte contre le terrorisme.

La Syrie est visée. Un poste frontière important libano-syrien a été bombardé du côté libanais. Et les « experts » militaires israéliens ont déclaré que les missiles qui se sont abattus sur Afula, en Israël, étaient de fabrication syrienne, comme si personne n’avait le droit d’avoir des armes sans l’accord d’Israël. L’Iran est visé. Les USA exercent toutes les pressions possibles pour engager une politique de sanctions avalisée par le Conseil de Sécurité de l’ONU. Les USA veulent absolument empêcher la montée de l’Iran comme puissance régionale capable de contester leur hégémonie et celle de leur allié israélien sur la région.

L’échec actuel de leur intervention au Liban entraînera-t-il une fuite en avant ? Peut-être. Une chose est cependant certaine : les USA poursuivent leurs objectifs sur la région et, dans l’immédiat le désarmement du Hezbollah et le contrôle du Liban par des forces militaires occidentales. Dans ce but Israël leur sert de pointe avancée, d’allié stable, stratégique.

La France a joué dans le même camp que les USA en soutenant et initiant même la résolution 1559, en demandant le désarmement du Hezbollah sans jamais s’attaquer au rôle d’Israël dans la région, en concluant même des accords de coopération militaire avec ce pays.

Dans ce contexte, il est clair que la question de la Palestine n’est pas liée à un simple affrontement israélo-palestinien.

Ni les USA ni Israël ne veulent un Etat palestinien indépendant et souverain.

« Il n’y a pas d’interlocuteur, que des terroristes ou au mieux des gens incapables de réduire les terroristes » disent-ils en substance. Israël veut faire croire qu’elle est la pointe avancée de la civilisation face à la barbarie ainsi que Herzl le disait déjà.

Maintenir un état de tension permanent, de guerre larvée, permet plus facilement de développer une politique interventionniste, dominatrice, dans la région.

C’est pour cette raison que le respect et l’application des droits nationaux du peuple palestinien, conformément au droit international, est une question centrale pour faire reculer les fauteurs de guerre.

Aujourd’hui les pays européens sont consternés, regrettent, parfois condamnent le massacre de Cana. Mais aucune mesure concrète pour sanctionner Israël, qui continue les bombardements assurée de son impunité grâce à la protection des USA.

Sanctionner Israël pour mettre en échec son rôle de gendarme des USA au Moyen-Orient est nécessaire pour faire avancer la paix et la justice dans la région et dans le monde, pour qu’enfin le peuple palestinien voit ses droits nationaux pleinement respectés.

Association France-Palestine Solidarité

Pourquoi le Hezbollah s’en sortira

14/08/2006 01:55 par juste-1980

Pourquoi le Hezbollah s’en sortira

Par Samy Dorlian
vendredi 11 août 2006

 

 

Qui est le plus terroriste des deux ? Le Hezbollah libanais qui abat plus de militaires que de civils israéliens ou Israël qui massacre - tant s’en faut - infiniment plus de civils que de combattants libanais ? Techniquement parlant, la guerre contre le Liban parait aujourd’hui programmée pour être terrible pour la population libanaise mais tout aussi irrésistiblement, elle s’avère déjà un cuisant revers pour Israël qui n’a pu réaliser aucun de ses objectifs ni militaires ni politiques.

Israël aurait vraisemblablement parié sur un conflit interne entre le Hezbollah d’une part, et le reste du gouvernement libanais majoritairement anti-syrien (représentatif de la majorité des sunnites et des druzes et d’une partie des chrétiens), d’autre part. L’Etat hébreu aurait voulu ainsi « aider » le gouvernement libanais à accélérer l’application de la résolution 1559 du conseil de sécurité de l’ONU qui stipule, entre autres, le désarmement de la « milice » chiite, afin de conférer à l’Etat libanais le monopole de la violence légitime. Si au début de l’offensive, la plupart des dirigeants des forces anti-syriennes se sont prononcés contre l’aventurisme du Hezbollah et se sont évertués à distinguer entre politique américaine et politique israélienne, la riposte ô combien disproportionnée d’Israël, soutenue de manière flagrante par les Américains, les a fortement perturbés avant qu’ils ne se retranchent derrière le mot d’ordre d’Unité Nationale. L’affrontement interne, notamment entre sunnites et chiites libanais, souhaité probablement par Israël n’a donc pas été au rendez vous.

Ce souhait israélien pouvait, a priori, paraître plausible au regard de la division régionale entre l’ axe sunnite Jordanie-Arabie Saoudite-Egypte et l’axe Syrie-Iran. Or une telle vision ne prend pas en compte la non représentativité des régimes en question. Le soutien au Hezbollah affiché par les Frères musulmans (sunnites) en Egypte et Jordanie ou par plusieurs religieux saoudiens montre que l’enjeu nationaliste arabe est parfois plus important que les appartenances primaires confessionnelles. Dans ce cadre, le primat donné au clivage sunnite-chiite par de nombreux analystes se révèle réducteur en tant qu’il incite, au nom d’un chiisme partagé, à appréhender la stratégie du Hezbollah comme un simple élément de la stratégie iranienne.

Dans cette logique, en affichant le coût d’un affrontement indirect - via le Hezbollah - (la destruction de tout un pays) l’Iran voudrait faire entrevoir aux puissances occidentales le prix que leur couterait un affrontement direct sur le dossier du nucléaire. Cette lecture, sans devoir être totalement écartée, est incomplète ne serait ce que parce qu’elle réduit le Hezbollah à une fonction d’outil. Or le « Parti de Dieu » est d’abord un parti de Libanais doté d’une histoire propre et d’un solide ancrage local. Dans le régime consociatif libanais bâti sur un fragile équilibre entre minorités, le Hezbollah est aujourd’hui incontournable car il est le plus représentatif de l’une des plus grandes minorités du pays.

Traiter avec lui comme avec une bande de criminels relève ainsi d’une méconnaissance totale du degré de son insertion au sein du tissu social libanais et de son rôle modernisateur au service de l’« émancipation » d’une large partie de la communauté chiite vis-à-vis des chefs féodaux largement responsables de l’affaiblissement (éducatif, social, sanitaire) de cette communauté. Ainsi, au delà de son obédience culturelle, idéologique et politique vis-à-vis de l’Iran et de son alliance politique avec la Syrie, le Hezbollah, pour avoir obtenu le retrait israélien du Liban Sud, après 22 ans d’occupation, est l’auteur de la principale contribution de la communauté chiite à l’écriture de l’histoire du Liban contemporain.

Un autre fait, très rarement évoqué, doit être ensuite mis en relief : l’alliance du parti islamiste avec le leader incontournable de la grande majorité des chrétiens libanais, à savoir Michel Aoun. En février dernier, un document d’entente a été signé entre le Hezbollah et Courant Patriotique Libre (CPL) que dirige le Général, historiquement anti-syrien, rentré en 2005 au Liban après 14 ans d’exil en France. Signature solennelle et symbolique qui eut lieu dans une église de la banlieue sud de Beyrouth située sur l’ancienne ligne de démarcation de la guerre de 1975-1990.

Nombreux étaient ceux qui prédirent une mort rapide de cette alliance jugée contre nature. Le soutien affiché par le Général de confession maronite au Hezbollah dès les premiers jours de l’offensive israélienne et l’accompagnement honorable fait sur le terrain par les militants du CPL (majoritairement chrétiens) à l’égard des centaines de milliers de déplacés du sud (majoritairement musulmans) barre la route à une analogie assez répandue entre Michel Aoun et Bachir Gemayel, ancien leader des Forces libanaises chrétiennes puis éphémère Président de la République, qui avait collaboré avec les envahisseurs israéliens en 1982.

Echec technique et moral de l’offensive, échec du pari sur l’affrontement entre le gouvernement libanais et le Hezbollah, échec du pari sur un affrontement chiite sunnite, échec du revivalisme d’une alliance chrétienne avec Israël, échec de la vision géopolitique du complexe cas libanais. Tout est là pour affirmer haut et fort que le « Parti de Dieu », qui est avant tout un parti de Libanais, s’en sortira ... malgré tout ce qui s’est passé et le pire de ce qui peut encore se produire.

Samy Dorlian

Aix en Provence/ Beyrouth

l'amour/amitie

13/08/2006 22:53 par juste-1980

l'amitier et l'amour

le samedi 12 août 2006, à 17:17. Posté par alexia33


    : un jour l'amour demanda a l'amitier -a quoi sert tu ? et l'amitier répondie je sert un sécher les larme que tu fait couler !!!

 

 

un choix difficile

13/08/2006 22:50 par juste-1980

un choix difficile

le samedi 12 août 2006, à 17:45. Posté par Lark


    pas à pas je me raproche de lui
    au début je ne voulais qu'être ami
    mais maintenant je ne sais pas
    je n'arrive pas à faire un choix

    il est plus jeune que moi
    et je pense que je n'ai pas le droit
    et si c'était le mauvais choix?
    je vous en pris aidez-moi!

    On s'est rencontré par hasard
    il m'a dit que c'était le destin
    mais je pensé que c'était tout simplement une coïcidence
    qui a fait son étrange chemin

    pourtant je suis attiré par quelqu'un d'autre
    avec qui je n'ai aucun lien, simple désir
    mais si puissant
    qui pourrai me détruire

    je ne veut pas céder à une pulsion
    qui pourrai détruire notre relation
    seulement pour satisfaire se que je pense être
    et perdre se qui est déjà

    écoutez mon coeur ne rime à rien
    il m'a déjà fais défaut autrefois
    ma tête qui me dit que se n'est pa le mien
    ne fait tout simplement pas le poid

    alors je reste dans le brouillard
    sans réponse et sans savoir
    si la nuit me portera conseil
    ou si je resterai dans le noir!

SI VOUS PENSEZ AU SUICIDE..

13/08/2006 22:22 par juste-1980

SI VOUS PENSEZ AU SUICIDE
LISEZ D'ABORD CECI

Si vous vous sentez suicidaire, arrêtez-vous pour lire ce qui suit. Cela ne vous prendra que cinq minutes. Je ne veux pas vous dissuader de la réalité de votre souffrance. Je ne vous parlerai ici que comme quelqu'un qui sait ce que souffrir veut dire.  

Je ne sais pas qui vous êtes, ni pourquoi vous lisez cette page. Je sais seulement qu'en ce moment, vous la lisez, et c'est déjà une bonne chose. Je peux supposer que vous êtes ici parce que vous souffrez et que vous pensez à mettre fin à votre vie. Si cela était possible, je préférerais être avec vous en ce moment, m'asseoir avec vous et parler, face à face et coeur ouvert. Mais puisque ce n'est pas possible, faisons-le par la biais de cette page.  

J'ai connu un certain nombre de personnes qui voulaient se tuer. J'ai moi-même été dans ce cas. J'ai donc idée de ce que vous pouvez sentir. Je sais que vous n'êtes pas capable de lire un gros livre, alors je vais faire court. Pendant que nous sommes ici ensemble pour les cinq prochaines minutes, j'ai cinq choses simples, pratiques, à vous dire et que j'aimerais partager avec vous. Je ne discuterai pas de savoir si vous devriez vous tuer ou pas. Je pense juste que si vous y pensez, vous devez vraiment souffrir.  

Bien, vous lisez encore ce texte, et c'est très bon. J'aimerais vous demander de rester avec moi jusqu'à la fin de cette page. J'espère que cela veut dire que vous êtes au moins un peu incertain, au fond, quelque part à l'intérieur de vous, de savoir si oui ou non vous allez vraiment mettre fin à votre vie. On ressent souvent cela, même dans l'obscurité la plus profonde de désespoir. Etre dans le doute concernant sa mort, c'est normal. Le fait que vous êtes encore vivant à cette minute signifie que vous êtes encore un peu incertain. Cela veut dire que pendant que vous voulez mourir, au même moment, une partie de vous-même veut continuer à vivre. Tenons-nous à cela, et continuons quelques minutes de plus.  

  
Commencez par penser à cette phrase :  

"Le suicide n'est pas un choix, on y est conduit quand la douleur dépasse les ressources qui permettent d'y faire face." 

Dans le suicide, il ne s'agit que de cela. Vous n'êtes pas une personne haïssable, ou folle, ou faible, ou incapable, parce que vous vous sentez suicidaire. Avoir des idées noires ne veut même pas dire que vous voulez vraiment mourir - cela veut juste dire que vous avez plus de douleur que de ressources pour la prendre en charge maintenant. Si j'empile des poids sur vos épaules, vous vous écroulerez au bout d'un moment si j'ajoute suffisamment de poids... quelle que soit votre volonté de rester debout. (C'est pourquoi il est si inutile que les gens vous disent : "debout, garde le moral!" - vous le feriez, évidemment, si vous le pouviez.)   

N'acceptez pas que quelqu'un vous dise, "il n'y a pas de quoi être suicidaire pour cela." Il y a différentes sortes de souffrances qui peuvent mener au suicide. Qu'une douleur soit supportable ou non diffère d'une personne à une autre. Ce qui peut être supportable pour quelqu'un peut ne pas l'être pour vous. La limite où la douleur devient insupportable dépend du genre de ressources dont vous disposez. Les individus sont très différents dans leur capacité à supporter la douleur.  

Quand la douleur dépasse les ressources qui permettent d'y faire face, le résultat, ce sont des pensées suicidaires, des "idées noires". Le suicide n'est alors ni faux ni vrai; ce n'est pas un défaut de caractère; il n'y a pas à le juger moralement. C'est simplement un déséquilibre de la douleur par rapport aux ressources qui permettent de les affronter.  

Vous pouvez survivre à des sentiments suicidaires si vous faites l'une ou l'autre de ces deux choses: 
(1) Trouver un moyen pour réduire la douleur, 
ou  
(2) Trouver un moyen pour augmenter vos ressources pour y faire face. 
Ou les deux à la fois.  

Voici les cinq choses à prendre en considération dont je vous parlais tout à l'heure.  

1  La première chose que vous avez besoin d'entendre, c'est de savoir qu'on s'en sort. Des personnes qui souffraient autant que vous en ce moment, s'en sont sorties. Vous avez donc de très fortes chances de vous en sortir. J'espère que cette information peut vous donner un peu d'espoir. 
2  La deuxième chose que je veux vous suggérer est de vous donner du recul. Dites-vous, "j'attendrai 24 heures avant de faire quoi que ce soit." Ou une semaine. Souvenez-vous que sensations et actions sont deux choses différentes - que vous ayez le sentiment de vouloir vous tuer, ne signifie pas que vous devez le faire maintenant. Mettez du recul entre vos sensations suicidaires et un passage à l'acte. Même si ce n'est que 24 heures. Vous en avez été capables 5 minutes en lisant cette page. Vous pouvez le faire encore 5 minutes en continuant à la lire. Continuez et prenez conscience du fait qu'alors que vous vous sentez encore suicidaire, vous n'êtes pas, en ce moment, en train d'agir en ce sens. C'est très encourageant pour moi, et j'espère que cela l'est pour vous. 
3  La troisième chose est ceci: on pense souvent au suicide pour trouver un soulagement à sa douleur. On ne veut pas mourir mais arrêter de souffrir. Souvenez-vous que le soulagement est une sensation. Et vous devez être vivant pour la ressentir. Vous ne sentirez pas le soulagement que vous cherchez si désespérément, si vous êtes mort. 
4  La quatrième chose est ceci: certains réagiront mal à vos sentiments suicidaires, parce qu'ils sont effrayés ou en colère; ces personnes peuvent même augmenter votre douleur au lieu de vous aider, en dépit de leurs intentions, en disant ou faisant des choses irréfléchies. Vous devez comprendre que leurs réactions négatives ont à voir avec leurs propres peurs, pas avec vous.  

Mais il y a aussi des personnes qui peuvent être avec vous pendant ces moments si difficiles. Ils ne vous jugeront pas, ne chercheront pas à vous contredire. Ils feront simplement attention à vous. Trouvez-en une. Maintenant. Utilisez vos 24 heures, ou votre semaine, et dites à quelqu'un ce qui se passe pour vous. Il est normal de pouvoir un jour demander de l'aide. Appelez une ligne d'écoute spécialisée (SOS Suicide Phénix, SOS amitié, appelez un centre spécialisé près de vous, ou regardez dans l'annuaire), appelez un psychothérapeute (psychanalyste, psychologue, psychiatre), quelqu'un qui est capable de vous écouter. Mais surtout ne portez pas le fardeau supplémentaire d'essayer de vous charger de cela seul. Juste parler de ce qui vous a conduit là peut vous enlever une grosse part de la pression qui vous pèse, et c'est peut-être juste la ressource supplémentaire dont vous avez besoin pour retrouver l'équilibre.

5  La dernière chose que je veux que vous sachiez maintenant est ceci: les sensations suicidaires sont, dans et par elles-mêmes, traumatisantes. Après leur disparition, vous avez besoin de continuer à prendre soin de vous. Commencer une thérapie est vraiment une bonne idée.
Bien. il s'est écoulé quelques minutes et vous êtes encore avec moi. J'en suis vraiment heureux.  

Puisque vous avez été jusqu'ici, vous méritez un cadeau. Je pense que vous devriez vous récompenser en vous donnant une portion de ressources supplémentaires pour affronter la douleur . Souvenez-vous, plus haut vers le début de la page, j'ai dit que l'idée est de s'assurer d'avoir plus de ressources que de douleur. Alors donnez-vous en une supplémentaire, ou deux, ou dix...! jusqu'à ce qu'elles surpassent vos sources de douleur.   

Maintenant, si cette page a pu vous apporter un quelconque soulagement, la meilleure et la plus grande ressource que vous pouvez trouver, c'est quelqu'un a qui parler. Si vous trouvez quelqu'un qui veut écouter, et si vous lui dites comment vous vous sentez et comment vous en êtes arrivé là, vous aurez vraiment augmenté vos ressources. Heureusement, la première personne que vous choissirez ne sera pas la dernière. Il y a beaucoup de gens qui aimeraient entendre ce qu'il en est pour vous. Il est temps de commencer à en chercher une autour de vous.  

Et maintenant, j'aimerais que vous appeliez quelqu'un.


David L. Conroy, texte original sur metanoia.org
Traduit et modifié par Stéphane Barbery

L'amitié est-elle possible après l'amour ?

13/08/2006 00:53 par juste-1980

L'amitié est-elle possible après l'amour ?
L'amitié est-elle possible après l'amour ? N'empêche-t-elle pas d'avancer ?
(Linda)

La réponse de Catherine Marchi

Il est impossible de faire des généralisations, chaque être humain réagit en fonction de son histoire... Néanmoins voici quelques pistes de réflexion qui vous aideront peut-être.

Devenir la meilleure amie de son ex est possible à condition que chacun ait fait véritablement le deuil de la relation amoureuse et soit prêt à passer à tout autre chose. Malheureusement, beaucoup de ceux qui proposent "Restons amis, tu veux bien ?" le font parce qu'ils sont incapables d'accepter la séparation. C'est un pis aller, une compensation, une façon artificielle de conserver un lien avec l'être aimé.

Dans ces cas là, cette "pseudo-amitié" risque fort de devenir un frein à toute nouvelle rencontre amoureuse. Il n'est jamais bon de se raccrocher à un passé qui n'existe plus. En règle générale, mieux vaut une vraie rupture, franche et radicale, le temps nécessaire au deuil de cet amour passé. C'est plus douloureux à vivre au début, voire pendant plusieurs mois, mais, au bout du compte, on en sort libéré(e) et prêt pour d'autres aventures... Mais encore une fois, c'est à vous de voir...

Catherine Marchi, psychologue clinicienne, est diplômée de l'Université René Descartes Paris V.

Hommes-femmes : égaux, oui. Semblables, surtout pas !

13/08/2006 00:48 par juste-1980

© stone
 
Hommes-femmes : égaux, oui. Semblables, surtout pas !
 
Avons-nous sacrifié nos différences au nom de l’égalité entre les sexes ? Aujourd’hui, hommes et femmes découvrent que, pour mieux vivre ensemble, chacun doit réaffirmer sa propre identité.
 
Pascale Senk

’était un sujet du bac philo à la fin des années 70 : « Etre égaux, est-ce être identiques ? » Jamais cette question, appliquée aux relations hommes-femmes du IIIe millénaire, n’a semblé aussi brûlante, comme le reconnaît Sophie, publicitaire de 40 ans : « Mon compagnon et moi travaillons dans le même secteur, à poste et salaire équivalents. Il s’occupe des enfants et je bricole le dimanche. A quel moment suis-je vraiment femme et lui, vraiment homme ? »

Il y a trente ans, cette interrogation aurait semblé incongrue. « Jusqu’en 1985, il était même interdit de mentionner la moindre différence » , rappelle la sociologue Evelyne Sullerot, fondatrice du Mouvement français pour le planning familial. Aujourd’hui, au contraire, on scande sur différents tempos que féminin et masculin ont chacun leur déclinaison, et qu’il y a urgence pour eux à revisiter leurs différences.

Les signes de cette tendance ? Une mixité à l’école fortement remise en question, et France 2 qui bat des records d’audience avec un feuilleton qui raconte, en quinze minutes, les aléas entre “Un gars et une fille”, différences de caractère et de comportement obligent !
 
L’explosion des repères identitaires
Que s’est-il passé ? « Des mouvements de balancier comme il y en a tous les cinquante ans, analyse la philosophe Geneviève Fraisse. Soit on avance sur le débat de l’égalité, soit celui sur la différence occupe le devant de la scène . » Une scène qui ressemble à un "chantier" : tous nos repères sociaux, psychologiques et familiaux ont, en effet, subi le contrecoup de la course pour l’égalité des droits . Les femmes étant devenues "des hommes comme les autres", les hommes sont convoqués dans leur foyer pour apprendre à s’occuper des enfants, tandis que les héroïnes de “Sex in the city” parlent « de bons coups à sauter » comme de vrais machos…

Se profile aussi la panne du désir dans les couples contemporains, avec des hommes et des femmes qui se ressemblent et « n’éprouvent plus aucune attirance pour le corps de l’autre », ainsi que l’annonce le dérangeant Michel Houellebecq dans “Plateforme” (Flammarion, 2001). Comment s’y retrouver ? La démocratie, c’est vrai, demande du semblable et de l’égal ; tout le reste – psychanalyse, anthropologie ou traditions spirituelles – nous rappelle que c’est la différenciation des sexes qui fonde une humanité « désirante »…
 
Mieux connaître son propre sexe
Premier réflexe pour s’y retrouver : plonger dans sa propre spécificité d’homme ou de femme . Et pour cela, se regrouper avec des gens de même sexe. C’est le "claning" sous toutes ses formes : enterrement de vies de jeunes filles, soirées pizza entre copains, groupes de paroles pour hommes, cercles de femmes… « Comme on a du mal à appréhender la différence de l’autre, on a tendance à se rapprocher du même » , avoue Isabelle Sorrente (Lattès, 2001), écrivain à l’écoute de sa génération, les 25-30 ans, qui vient de publier “L”.

On peut aussi penser que, tels des adolescents qui se cherchent, les hommes et les femmes d’aujourd’hui ne peuvent plus dissocier la quête de connaissance d’eux-mêmes d’une recherche sur leur propre genre. C’est d’ailleurs du monde du développement personnel qu’est arrivé le best-seller planétaire “Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus” (J’ai lu, 2001). Le thérapeute américain John Gray mettait enfin des mots sur les différents malaises des couples contemporains : lui est, par nature, un chasseur silencieux, elle cherche avant tout l’intimité par la parole ; elle veut être soutenue dans ses émotions, lui a besoin d’être concrètement utile. Ce succès éditorial – imprévisible – a révélé une soif du grand public : mieux connaître et vivre sa différence sexuelle pour s’épanouir.

Tel est le cas de Jean-Pierre Ortais, animateur de stages de développement personnel, qui ouvre ce mois-ci un groupe de paroles pour hommes en Dordogne (1). Toutes les interrogations tournent autour d’une recherche de masculinité : « Comment être “nouvel homme” face à des “nouvelles femmes” » ? « On est en plein désarroi, confie l’animateur. Moi-même, en tant qu’homme, j’avais tout “bien fait” : arrêté les sports violents pour me consacrer à mes enfants, été un mari modèle, travailleur… Bref, j’ai reproduit ce que mon père avait fait pour rendre ma mère heureuse. Et ma femme m’a quitté ! »

Du côté des femmes, le questionnement n’est pas moins intense. Nelly, une psychologue de 42 ans qui a été initiée dans un groupe de femmes du Midwest, aux Etats-Unis (Woman Within : transitionseurope.com), explique : « A ce moment de ma vie, les rôles étaient un peu chamboulés dans notre couple : c’était moi qui ramenais l’argent au foyer, tandis que mon compagnon s’occupait de notre fils… Tout à coup, j’ai ressenti un intense besoin de me reconnecter à quelque chose d’intemporel et de sacré, qui était passé de ma grand-mère maternelle à ma mère, puis à moi. Je voulais aller à l’essence féminine… Le groupe m’a aidée en cela. »

La philosophe Paule Salomon, qui anime depuis plus de quinze ans des groupes de ce type, croit en cette démarche : « Plus une personne évolue, plus elle se “sexue”. Non pas dans l’opposition à l’autre, mais dans une différence qui est aussi une affirmation de soi. » Se "sexuer" revient alors à passer de sa seule identité sexuelle biologique à sa pleine dimension d’homme ou de femme des points de vue psychique et affectif.

1- Association Synapses Plus : 05.53.73.27.00.
 
A la recherche de nouvelles différences
Trêve de compétition ! L’heure serait plutôt à l’espoir, après s’être exploré soi-même, de rencontrer l’autre. De le désirer. Car le désir naît du manque, de ce que l’autre a et que nous n’avons pas, de nos différences. Le philosophe et rabbin Marc-Alain Ouaknin rappelle, dans “Les Dix Commandements” (Le Seuil, 1999) qu’il en est ainsi depuis la nuit des temps : « C’est Adam et Eve qui sont nus et n’ont pas honte. Ils peuvent se percevoir comme féminin et comme masculin. Ils se voient, mais ne se connaissent pas dans le mystère infini de leurs différences […] et cette inconnaissance est source de relation. »

Pour les hommes et les femmes d’aujourd’hui, telle est peut-être l’histoire à réinventer. Il s’agirait alors de (re)découvrir entre eux des écarts d’une nature bien plus profonde que les seuls rôles sociaux. Des différences « d’être », et pas seulement de « faire ». On peut se contenter des fameux : « Elles sont fragiles et eux violents » ou « Ils parlent peu et elles ont du mal avec les appareils électroménagers ». Même ceux-ci ne semblent plus suffire. Et les traditionnelles attributions – « Aux uns, la psyché, l’intellect et la réalisation ; aux autres, la sphère des sentiments et de la corporalité, le “soma” », schéma simpliste selon la “Revue des Deux Mondes” (1) – tendent à vaciller.

Isabelle Sorrente le confirme : « On est paumés. On souffre d’être enfermés dans des catégories un peu passées. J’ai ainsi des copains qui endurent le “complexe de l’homme hyperrigide”, ils ont l’impression qu’ils ne savent pas se laisser aller, que “la créativité, ce n’est pas pour eux”. On est tellement pris dans des automatismes qu’il devient urgent de conquérir de nouveaux espaces de liberté individuelle. Ceux-ci seront peut-être des nouveaux stimulants pour avoir envie de contempler cette “mystérieuse contrée” qu’est l’autre ! »

En cela, hommes et femmes ont sans doute à revisiter leurs différences fondamentales, en incarnant de façon contemporaine l’éternel masculin ou féminin. Ils ont aussi à découvrir du « jamais vu » entre eux, et cette exploration est unique pour chaque couple. Redécouvrir ces différences, apprendre à les accepter, implique évidemment d’être curieux. La curiosité ? C’est, paraît-il, le début de l’amour.


1- N° 7/8, “Que savez-vous du sexe opposé ?”, juillet-août 2000.
 
A CHACUN SA VERSION :
Dans le souci de « restaurer les différences », la littérature pour jeunes est très active. Ainsi, Mathilde Nobécourt, directrice de collection, a conçu, avec des gynécologues de renom, des guides pour ados sur leur sexualité. En deux versions : fille et garçon. « Ces livres sont d’autant moins moralistes que l’on a pu aborder de plein front des sujets qui ne seraient pas passés dans une version mixte », explique l’éditrice.

Exemples : la question de la longueur de leur pénis chez les garçons, ou l’explication détaillée d’une consultation gynécologique pour les filles. Apparemment, ces livres répondent à une vraie demande. « La surprise vient du fait que la version garçon se vend beaucoup mieux. Elle aide notamment les mères seules qui cherchent à aborder les questions sexuelles avec leurs fils ».

• “Ados, amour et sexualité : version fille” d’Irène Borten-Krivine et Diane Winaver
• “Ados, amour et sexualité : version garçon” de Sylvain Mimoun et Rica Etienne (Albin Michel, 2001).
• “Filles et garçons, êtes-vous si différents ?” d’Hélène Montardre (De la Martinière Jeunesse, 2001).
 
NOUVELLE SOUMISSION ?
Vers une nouvelle soumission des femmes ?

Alors que l’écrivain français Michel Houellebecq relève le fait qu’aujourd’hui, la femme occidentale ne sait plus « faire plaisir » à son homme, l’Américaine Laura Doyle crée le Cercle des femmes soumises. Le livre (1) dans lequel elle explicite sa démarche se vend par milliers. On y découvre comment les femmes doivent incarner leurs nouvelles différences : être vulnérable, alors que l’on se comportait en mégère ; être confiante quand on contrôlait tout ; être reconnaissante, alors que l’on se sentait insatisfaite… et respecter celui avec qui l’on est mariée.

Pour justifier ses propos, Laura Doyle compare la rencontre entre homme et femme à un cours de danse : « Il y en a toujours un qui conduit et l’autre qui doit suivre. » De préciser quand même : « Cela ne veut pas dire que les deux rôles n’ont pas une importance égale. » Nous voilà rassurés, on aurait presque pu se croire revenus en arrière !

1- “Femmes soumises” (First Editions, 2001).
 
A LIRE :
• “Diderot dans l’autobus” d’Evelyne Sullerot (Fayard, 2001).

• “La Différence des sexes” et “La Controverse des sexes” de Geneviève Fraisse (PUF, 1996 et 2001).
 
Pascale Senk
novembre 2001

Pourquoi on ne quitte pas ses ex?!

13/08/2006 00:40 par juste-1980

© Stone
 
Pourquoi on ne quitte pas ses ex
On s’aime, on se quitte… Enfin, presque. Amants, amis, aujourd’hui, la frontière tend à s’estomper. Peur de la séparation, de l’abandon…, ou nouvelle conception de l’amour ?

’ai voulu que tu saches, que tu conserves ce que j’avais écrit de nous alors et qui explique peut-être pourquoi, depuis, nous ne nous sommes jamais vraiment lâchés. Nous n’avons jamais cessé de nous aimer, depuis plus de deux décennies, quelle que soit la forme de notre relation. Cette dernière fait partie de ce que la vie m’a apporté de riche et je trouve heureux que ceux qui nous entourent et t’aiment le sachent avec simplicité.

Quelques lignes offertes dans une lettre à l’occasion de l’anniversaire d’une femme que Pierre a aimé et aime encore. Différemment. Parce que l’amour, polymorphe, ne s’éteint pas toujours au moment où les amants mettent fin à la relation amoureuse. « Nous sommes en train de réussir notre sortie », a noté Pierre dans son journal au moment de la rupture. « Comment ? Deux attitudes simples : un, personne n’est coupable ; deux, ce n’est pas la fin de nos relations. Ça paraît simple, mais ça peut buter à tout moment sur le ressentiment incohérent ou la nostalgie poignante de l’un des deux. »

Réussir l’amour après l’amour
Aujourd’hui, comme Pierre, de plus en plus d’hommes et de femmes font le pari de ces relations. Pourtant, il n’y a pas si longtemps, on ne parlait pas de ses ex, ou alors furtivement, avec gêne, culpabilité ou une désinvolture plus ou moins feinte. Désormais, ils ne sont plus bannis de notre vie comme au temps où le divorce était vécu comme un épisode honteux et tragique. L’ex a acquis un véritable statut. On l’évoque avec ses amis, sa famille, on le présente et on le fréquente ouvertement. Particularité de notre époque, nous avons plusieurs vies affectives en une vie. De fait, de cycle en cycle, nous fabriquons des ex qui continuent la route avec nous, mais à une place différente. « Les recompositions familiales d’après divorce ont donné le “la” de cette tendance, avance la psychanalyste Isabel Korolitski. Désormais, enfants ou pas, on recompose et on continue à se voir. On ne rompt plus systématiquement avec ses amours, on cumule passé et présent. »

Autre singularité de notre temps : la généralisation dans notre société des relations "potes". En amour comme au travail, le consensus prime désormais sur le conflit, la tiédeur des sentiments sur la passion. « C’est un véritable phénomène de société, renchérit Robert Gellman, sexologue et directeur de l’enseignement de sexologie à l’université Paris-V, à Paris. On a maintenant ses ex comme on a ses amis. Dans les jeunes générations, l’acte sexuel n’est plus aussi impliquant qu’autrefois, il n’a plus systématiquement valeur d’engagement, il a de plus en plus tendance à appartenir au registre de la camaraderie. D’ailleurs, beaucoup de mes patients parlent de leur partenaire sexuelle du moment comme d’“une bonne copine”. » Aussi, quand la relation sexuelle prend fin, la relation affective et amicale, elle, se poursuit tout naturellement.
Garder le meilleur de la relation
Complicité, stimulation intellectuelle, connaissance sans complaisance de l’autre… Les motivations qui nous poussent à garder des liens avec nos ex ont toujours à voir avec le souci de préserver et de continuer à faire fructifier ce que la relation a produit de meilleur. « Je ne vois pas pourquoi Mathieu et moi aurions cessé de nous fréquenter après notre rupture, confie Armelle, 36 ans, mariée depuis quatre ans et maman d’une petite fille de deux ans. Cela fait dix-sept ans que l’on se connaît. Nous avons vécu cinq ans ensemble, le temps de nos études. Il connaît mon mari, je connais sa femme, mais nous ne nous fréquentons pas en couple. Nous avons une complicité et une confiance l’un dans l’autre à toute épreuve. »

Même évidence tranquille chez Thomas, 38 ans, qui « recycle ses ex en amies », parce qu’il les considère comme « les cailloux blancs du Petit Poucet, des balises précieuses sur le chemin de la vie ». Sophie, 34 ans, n’imagine pas non plus cesser de fréquenter Louis : « Il me connaît mieux que moi-même, il m’avertit des dangers de telle relation ou de tel projet professionnel, il voit clair dans ma vie. Quant à moi, je le fais rire, je dédramatise, c’est un angoissé à la Woody Allen. Nous vieillirons ensemble, ça, c’est sûr. »

S’épargner l’épreuve du manque
Ne rien laisser derrière soi, ni son enfance ni ses amours, est également une constante de notre époque. Pour les psys, le désir de garder ses ex est l’expression d’une angoisse de séparation, une façon de refuser la marche inexorable du temps. L’ex, comme un rocher fiché dans l’océan mouvant de nos relations. Un repère sécurisant qu’Isabel Korolitski n’hésite pas à qualifier de "relation doudou". L’ex, objet transitionnel que l’on ne peut pas quitter. L’ex, comme Autre toujours présent, figure maternelle rassurante d’autant plus idéalisée que l’on ne partage plus le quotidien avec lui.

« J’ai vécu plus de deux ans avec Laurène, explique Rémi, 41 ans. Nous nous sommes rendu compte assez vite que la vie commune était impossible entre nous : beaucoup trop d’incompatibilités. Nous nous sommes séparés depuis trois ans et les mauvais côtés se sont estompés pour laisser le meilleur : aujourd’hui, je ne vois que ses qualités, sa finesse, son humour. »

Nombreux sont aussi ceux qui recyclent leur histoire d’amour en amitié amoureuse pour repousser le spectre du vide ou de l’abandon, ils mettent fin à la relation amoureuse et continuent de se fréquenter pour ne pas souffrir du manque. « Mais attention, pour pouvoir reconstruire avec un autre, il faut de la place, il faut traverser le manque ! », prévient Isabel Korolitski, qui met en garde contre ceux que l’on conserve près de soi pour ne jamais connaître la douleur de la séparation.
Explorer de nouveaux sentiments
Mais rester proche de son ex, c’est aussi, pour de nombreux hommes et femmes, se donner la possibilité d’explorer des émotions et des sentiments hors des chemins strictement balisés du couple et de l’amitié. Conseiller, confident, âme sœur, parent, amant potentiel… L’ex que l’on garde acquiert un statut forcément particulier. « J’ai toujours des relations privilégiées avec deux de mes ex, confie Romane, 31 ans. Avec eux, j’apprends le monde des hommes côté coulisses. On se raconte nos histoires de cœur, on se conseille. Patrice a quinze ans de plus moi, il s’occupe de moi comme un père, il me cultive, me sort. Axel, c’est mon petit frère. On regarde la télé en mangeant des pizzas, on connaît nos vies par cœur. Avec l’un, je suis dans la séduction sans sexe ; avec l’autre, dans la complicité de l’enfance. Je ne pourrais pas me passer d’eux, je les aime vraiment. »

Jérémie, 43 ans, séducteur impénitent selon ses propres termes, reconnaît qu’il voit dans ses ex des « conquêtes toujours possibles » et avoue qu’il serait malheureux de s’apercevoir un jour qu’il « ne leur ferait plus aucun effet ». Rapports charmeurs, propos ambigus, attitudes parfois provocantes, Jérémie et ses ex ont des relations « sexy, ludiques et amicales », le sexe n’étant plus l’enjeu central, il ne reste plus que le plaisir complice d’une séduction entre « joueurs consentants ».

Pour Robert Gellman, ne pas rompre avec ses ex est aussi une façon de garder à portée de main l’album érotique de sa vie. « Et c’est aussi, notamment pour les hommes, une façon de stimuler sa libido, poursuit le sexologue. Soit par l’évocation mentale, soit en entretenant avec l’autre un petit jeu de séduction érotique. » « J’aime “chauffer” mes ex pour tester mon pouvoir, raconte Julie, 28 ans. Ils jouent le jeu, personne n’est dupe. On échange des petits bisous, on se frôle, mais ça s’arrête là. » Pour elle, « recraquer serait inimaginable, car bien trop prise de tête ».
Conjuguer sexe et amitié
« De temps en temps, on se tient chaud, dit Violette, 33 ans. Ce n’est ni programmé ni vraiment une surprise. J’ai remis le couvert quatre ou cinq fois en trois ans avec mon ex, ça correspondait à des périodes de creux, de vague à l’âme, pour lui comme pour moi. On était certains de passer un bon moment ensemble, suivi de vraie tendresse. »

Désir de se rassurer sexuellement, de céder à la nostalgie du passé, tentation d’aller vérifier encore une fois que le feu est bien éteint, ou expression charnelle d’une tendresse profonde, les motifs de "rechute" avec un ex sont nombreux. Et les passages à l’acte beaucoup plus fréquents qu’on ne le croit. « Côté hommes comme côté femmes », précise Robert Gellman. Hier encore, les hommes seuls vivaient « une sexualité de clan » en recouchant avec leurs ex. Aujourd’hui, de plus en plus de femmes l’assument. Mais pour les uns comme pour les autres, une chose est certaine : renouer sexuellement n’est pas renouer tout court.
LA PLACE DU CONJOINT :
En matière d’ex, il y a deux "clans" de conjoints :

1) ceux qui opposent un veto définitif
2) et ceux qui acceptent.


Les premiers ont du mal à envisager que leur partenaire ait aimé avant eux, les seconds ne se sentent pas menacés par la persistance de liens affectifs incluant un tiers. Preuve de maturité ou soumission affective ? Pour les psys, accepter que son conjoint continue à fréquenter son ex relèverait plutôt du second cas de figure. Pour deux raisons : celle de ne pas assumer quelque chose de l’ordre de la jalousie ou celle de sa propre place dans le couple. Notamment pour les femmes qui, par peur de passer pour des mégères ou de perdre l’autre, affirment qu’elles n’ont rien contre le fait que leur conjoint voit son ex.

Autre explication "psy" : le fantasme homosexuel. Savoir qu’il y a eu relation sexuelle entre son conjoint et un tiers permet d’avoir accès en fantasme à un partenaire de même sexe.
 
TEMOIGNAGE :
Lucie, 37 ans : « Il ne sera jamais mon ami »
Refus du compromis, amour sacralisé, blessure longue à cicatriser…, pour certains, l’ex ne peut appartenir qu’au passé. Définitivement. Témoignage d’une irréductible.

« J’ai été passionnément amoureuse de Laurent. Notre histoire a duré deux ans, il n’était pas libre. Le soir où nous nous sommes quittés, il m’a dit : “Laissons passer un peu de temps et restons amis.” Je n’ai jamais rien entendu de plus affreux. Pour rester ami, il faut l’avoir été avant ou ne plus avoir de désir ou être désespéré au point d’accepter de se nourrir de miettes. Comment peut-on rester amis, quand on aime encore d’amour ? Pas une seconde, je ne pouvais m’imaginer dîner avec lui pour parler de tout et de rien, l’embrasser sur la joue, le quitter en se disant “à bientôt”.

Quant à laisser passer du temps, pour quoi faire ? Se retrouver pour plonger dans les regrets, les remords ou pire dans l’ennui ? Je ne crois pas au recyclage systématique des relations. Je pense qu’il y a des amants, des amis et des amours qu’on doit laisser sur le bord du chemin. Le manque, la douleur, ça enseigne aussi. C’est pour ça que ce soir-là je lui ai dit : “Moi, je ne veux plus te revoir.” Ça fait un an que je ne l’ai pas revu, il ne sera jamais ”mon ami”. »
 
                                                                        
Flavia Accorsi
décembre 2002