Comment mettre fin aux conflits de manière durable?!

12/08/2006 03:11 par juste-1980

accueil >> actualités : moyen-orient >> Revue de presse - 11 août 2006
PROCHE-ORIENT •  Comment mettre fin aux conflits de manière durable
Quelles solutions pour sortir des guerres entre Israël et ses voisins ? Les Etats-Unis ne doivent-ils pas revoir et leur rôle, et leur position pour protéger leurs intérêts dans la région ? La Presse américaine esquisse des scénarios en s'appuyant sur l'histoire et la realpolitik. Sans parvenir à un consensus.
A la frontière d'Israël et du Liban
AFP
"Même si Israël n'est pas parvenu à imposer sa volonté aux peuples libanais et palestinien, l'Etat hébreu reste la puissance dominante dans la région. Pour construire une relation qui puisse être maintenue sur le long terme avec ses voisins et jouir enfin d'un sentiment de sécurité, il faut qu'Israël trouve d'autres moyens que la force coercitive". C'est ce qu'affirme le quotidien américain The Christian Science Monitor, qui perçoit les solutions futures dans les négociations diplomatiques des dernières décennies.

"Ces années de paix diplomatiques nous ont montré à quoi pourrait ressembler une possible issue au conflit. Elle s'apparenterait à la résolution 242 du conseil de sécurité de l'ONU de 1967 exigeant le retrait d'Israël des territoires et exigeant des pays arabes la reconnaissance totale de l'Etat d'Israë et la paixl. Les pays arabes ont d'ailleurs accepté cela en mars 2002." Mais pas l'ensemble des mouvements politiques et des milices résidents sur le sol de ces pays. Pour cela, "rien ne peut se faire sans l'aide de la communauté internationale", estime le quotidien, qui ajoute qu'en revanche cette fois "les Etats-Unis sont mal placés pour diriger le processus".

Ce n'est pas l'avis du journal The Miami Herald pour qui l'issue du conflit dépendra de l'engagement américain dans la région et de la manière dont cet engagement sera mené. "Nous devons déclarer notre indépendance politique et diplomatique à l'égard d'Israël", analyse le journal de Floride. En montrant, arguments historiques à l'appui, qu'en politique étrangère, la fin justifie les moyens. Ainsi, cite le quotidien, "à Yalta, les Etats-Unis ont cédé l'Europe de l'Est à Staline, en 1972 Richard Nixon est allé négocier à Pékin, et sous Ronald Reagan, Donald Rumsfeld est allé serrer la main de Saddam Hussein quand celui-ci lançait sa guerre contre l'Iran. Et si nous pouvons parler avec Muammar Khadafi, qui a du sang américain sur les mains, pourquoi ne pouvons nous pas parler avec Bashar el-Assad ou Mahmoud Ahmadinejad ? Ni l'un ni l'autre n'a tué des centaines d'Américains."

le quotidien affirme que "l'Amérique est une puissance mondiale, avec de plus grands intérêts au Proche-Orient qu'en a Israël. Par conséquent, elle se doit de protéger ses intérêts et de ne laisser aucune décider pour elle qui sont ses interlocuteurs".

Cette opinion rejoint celle du New-York Times, qui trouve également la solution dans la négociation. "Bien que la discussion ait longtemps été plus perçue comme une fin en soi que comme un moyen, elle s'avère nécessaire car il y a peu de chance que le déploiement d'une force internationale de maintien de la paix rende sa souveraineté au Liban et bâtisse une paix durable. En conséquence, il faut entendre les demandes du président de la Syrie, Bashar el-Assad, plus vulnérable aux pressions extérieures que le chef du Hezbollah, afin d'évaluer ensuite ce qui vaudrait la peine d'être offert en échange de l'aide syrienne". Le quotidien précise toutefois "qu'il n'y a pas de garanties que les négociations persuaderont l'un de ces pays d'agir de manière juste ou dans leur propre intérêt".

The International Herald Tribune voit plutôt la solution dans les mains de l'Etat hébreu. "Le gouvernement israélien doit repenser entièrement sa stratégie, pas seulement au Liban, mais envers tous ses voisins, y compris les Palestiniens et la Syrie." Le quotidien évoque l'idée que "sur le long terme, il s'agirait de mettre en place une force de maintien de la paix assurant que l'Etat palestinien ne serve pas de base pour les agressions contre Israél", des garanties que pourraient et devraient donner les Européens. Le quotidien évalue cette possibilité en tant que "partie d'un projet où les deux Etats rejoindraient l'Union européenne et l'OTAN"

Or, si l'on en croit le Los Angeles Times, jusqu'à ce jour "tous les choix stratégiques d'Israël sont mauvais, pas efficaces ou indésirables", que ce soient la guerre, la négociation ou la politique de la main tendue. Et ces échecs s'expliquent, selon le quotidien, parce que Tel Aviv est confronté à "un ennemi qui a changé de forme. Un ennemi qui ne prête plus attention à ce que fait l'Etat Hébreu et qui, en combinant dans son idéologie la politique et la religion, appelle à l'anéantissement de son adversaire. Un ennemi qui combine l'indifférence en célébrant la mort de son propre peuple avec des moyens de terreur impossibles à arrêter. Un ennemi dont la cible n'est plus seulement Israël, mais tous les infidèles".
Béatrice Zaradez

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12/08/2006 03:04 par juste-1980

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    12/08/2006 03:04 par juste-1980

interview

12/08/2006 02:22 par juste-1980

 
08/07
12:00 CET
  Taïb Fassi Fihri : "Le Maroc ne peut pas être le gendarme de l'Europe"

Le Maroc ne peut pas être le gendarme de l'Europe pour l'immigration clandestine. C'est la position de Taïb Fassi Fihri, ministre marocain délégué aux Affaires étrangères et à la coopération. EuroNews s'est entretenu avec lui à Rabat, capitale marocaine ou se déroule une rencontre inédite entre les pays européens et une vingtaine de pays africains. Objectif : approuver un plan d'action contre l'immigration clandestine et gérer les flux migratoires.


EuroNews :
"M. le Ministre, merci de cette interview avant le sommet entre l'Union européenne et l'Afrique sur la question des migrations. Commençons par l'actualité la plus brûlante : ce lundi 3 juillet, trois personnes sont mortes en essayant d'entrer à Melilla. Combien de morts faut-il encore avant que l'on apporte une vraie réponse ?

Taïb Fassi Fihri :
Ce sont des évènements, des incidents que, naturellement, le Maroc regrette. Profondément. Je suis heureux de relever que ça c'est passé après une longue période d'accalmie. Je m'interroge sur le pourquoi et le comment de cette tentative à quelques jours de cette conférence. Et, encore une fois, il importe que les gouvernements puissent s'asseoir autour d'une même table pour traiter cette problématique d'une manière globale et tenter d'y apporter des réponses concrêtes. Nous devons gérer à la fois les origines, les sources de cette migration vers le Nord, s'interroger sur le pourquoi et le comment mais aussi lutter contre des réseaux qui se développent, des trafiquants qui font commerce de la traite des hommes et des femmes. Ce n'est qu'à travers un co-développement maîtrisé, organisé, encouragé avec un soutien plus fort de l'Union européenne au développement des pays africains que nous pourrons apporter cette réponse pérenne à moyen et long terme.

EuroNews :
L'Union européene assume avoir besoin de la main d'oeuvre immigrante et pour la main d'oeuvre et pour la démographie. En même temps elle veut choisir les immigrants. Et de l'autre côté, il y a les pays d'origine qui veulent garder les meilleurs immigrants, les immigrants les plus qualifiés. Comment peut-on trouver un équilibre entre ces deux points de vue contradictoires ?

Taïb Fassi Fihri :
L'essentiel est de pouvoir trouver les modalités pratiques et concrêtes. Cela passe par des décisions conjointes, cela passe par un soutien à la formation, par une reconnaissance qu'on a besoin d'organiser ces flux. Et je constate à ce niveau qu'il est très net, il est manifeste que la migration clandestine tue en fait les possibilités de migration légale.

EuroNews :
On a déjà parlé des réseaux de trafic d'êtres humains. C'est un problème. Comment peut-on s'y attaquer ?

Taïb Fassi Fihri :
La répression ne suffira jamais et jamais seule. Pour répondre plus précisément à votre question : échange d'informations - c'est pour ça que j'insiste sur la coopération entre nous, pays au Sud - échange d'expertises et d'expériences, identification des méthodes - parce qu'elles sont générales, aujourd'hui - et ne pas lutter contre ces phénomènes uniquement à partir de l'approche migration et migration clandestine parce que, malheureusement, sur ces itinéraires ces mêmes réseaux développent d'autres types de trafics et d'autres types de crimes.

EuroNews :
La position géographique du Maroc. En fait, cela fait du Maroc une "zone tampon" pour l'émigration vers l'Union européenne. Comment vous sentez-vous dans ce rôle ?

Taïb Fassi Fihri :
Nous assumons, encore une fois, notre responsabilité, mais nous disons que l'Europe ne peut pas limiter son regard à son voisin immédiat. L'Europe doit discuter avec tous les pays concernés. Et donc ne pas se limiter, tout simplement - comme je l'ai dit tout à l'heure - à demander à un pays comme le Maroc d'être le gendarme de l'Europe.


EuroNews :
Pour les pays d'origine, les émigrés sont surtout une bonne source de revenus. Les chiffres disent que les transferts de fonds des ressortissants marocains à l'étranger représentent la deuxième source revenus du pays.

Taïb Fassi Fihri :
Je rappelle que les chiffres que vous citez reflètent une réalité qui date depuis plusieurs décennies. Et que c'est l'Europe, au début des années 60, qui est venue chercher notre jeunesse pour les besoins de reconstruction et de développement européens. Alors, ce n'est pas parce qu'aujourd'hui les sociétés européennes s'interrogent sur la pertinence, les vertues de cette présence qu'il s'agit d'oublier non seulement les services rendus mais aussi les services à rendre dans l'avenir par rapport aux besoins, chiffrés en dizaines de millions de personnes non-européennes dont l'économie du continent, du vieux continent, aurait besoin.

EuroNews :
Une dernière question : vous avez parlé très souvent de co-développement . Qui doit le payer ?

Taïb Fassi Fihri :
Nous n'attendons pas de l'Europe un positionnement en termes de devoir, de solidarité. Nous pensons que l'Europe peut faire, dans une cohérence meilleure, identifier des actions avec des moyens qui aujourd'hui sont éparpillés dans plusieurs programmes, dans plusieurs tiroirs, dans le cadre méditerranéen, dans le cadre ACP, dans le cadre des contrôles de frontières extérieures. Tout cela doit être affecté à des programmes clairement identifiés avec un "output" en terme de création d'emploi, en terme de développement durable, en terme de promotion de la femme, en termes d'intégration et de scolarisation des enfants".

 

La patience, force ou faiblesse ?

12/08/2006 01:14 par juste-1980

La patience, force ou faiblesse ?

Face aux petites et grandes difficultés de la vie, il nous arrive de perdre patience. Pourtant, l’exaspération n’améliore pas vraiment les choses. Dans bien des situations, la patience est une force qui nous permet de mieux vivre. Mais elle a ses limites, au-delà desquelles elle devient de la faiblesse, de l’apathie, du renoncement stérile. Comment bien la gérer ?

Devons-nous toujours prendre notre mal en patience ? Peut-être pas. Car si cette qualité a des forces, elle possède aussi des faiblesses.

La patience n’est pas innée

La patience n’est pas innéeLa patience ne nous est pas naturelle ; le tout petit enfant est par nature impatient. Il lui faut tout, tout de suite et ses parents devront faire preuve de beaucoup de constance et d’habileté pour lui apprendre à accepter d’attendre pour obtenir ce qu’il veut. L’adulte que nous sommes garde à jamais la marque de cette toute puissance enfantine, plus ou moins bien cachée, civilisée, humanisée, suivant la façon dont il aura été élevé.

Coincés dans un embouteillage, une file d’attente interminable, confrontés à l’agressivité de l’entourage ou à un problème grave, il ne nous est pas facile de prendre patience et de garder notre calme. Cela réclame un effort sur soi, un effort d’autant plus grand que notre mode de vie sera précipité.

Comment être patient dans un monde pressé ?

Dans un monde où tout nous presse, nous sommes de plus en plus rebelle à l’attente, de plus en plus étranger au rythme de maturation des choses. On finit par en oublier que rien ne s’accomplit dans l’instant, à commencer par une naissance… La patience est indispensable au parent, à l’éducateur, elle est essentielle dans tout apprentissage. Elle permet de mûrir les décisions, les résolutions. Elle aide aussi à mieux vivre les efforts, les imprévus, les déconvenues de l’existence et ses grandes souffrances, comme la maladie ou le deuil. Elle laisse au temps sa chance, celle d’accomplir son oeuvre de maturation naturelle. Il est toutefois des circonstances qui réclament autre chose que d’attendre patiemment que le temps les fasse changer… Sans impatience, sans révolte, sans lutte contre l’inacceptable, que serions-nous aujourd’hui ?

La patience a ses faiblesses…

La patience est une force capable de "déplacer des montagnes", mais, à un certain degré d’excès, elle peut devenir un véritable facteur d’inertie. Lorsqu’elle conduit, par exemple,  un individu ou un peuple opprimés à ne plus oser espérer que leur destin puisse évoluer. Est-ce une force que de tout accepter sans broncher ? Cette patience-là ne mène pas à une quelconque amélioration. Au contraire, elle en empêche la venue. Les stratégies totalitaires ont bien compris comment tirer avantage de cette forme de patience et comment l’imposer par l’oppression, pour faire accepter les formes les plus dégradantes d’existence. Impatience et rébellion deviennent alors indispensables pour réveiller, secouer le cours figé des choses, mettre en lumière et bousculer ce qui, depuis longtemps, était inacceptable.

Du bon usage de la patience et de l’impatience

Sans un minimum de patience, la vie devient intolérable et nous n’obtenons rien d’important. Mais, pour rester une force, la patience doit être habitée d’un espoir, d’une promesse en un futur meilleur. Sans horizon et sans limites, elle se fige dans la résignation et l’attentisme stérile. Si rien ne se fait sans temps, rien ne se fait non plus sans décision et action, qui permettent de rompre avec ce que nous ne voulons plus accepter. Patience et impatience ne sont dommageables que dans leurs excès, quand patience rime avec passivité et impatience avec violence et avidité. Elles nous sont toutes deux indispensables, la première pour nous aider à ne pas nous laisser démonter par les difficultés, la seconde pour nous pousser à nous défendre face aux situations qui nous sont nuisibles.

Dominique Pir

Je suis trop susceptible…

12/08/2006 01:10 par juste-1980

Je suis trop susceptible…

On vous fait un commentaire sur votre nouveau tailleur, et vous pensez que c'est tout votre style qui est critiqué. On a osé faire une remarque anodine sur le comportement de vos enfants, et vous vous imaginez qu'on vous accuse de ne pas savoir les éduquer. Au fond, vous avez une fâcheuse tendance à mal prendre tout ce que l'on vous dit. D'où vient cette irritabilité excessive, et comment faire pour s'en débarrasser 

Vous êtes tellement sensible à l'opinion des autres, que la moindre remarque est prise de travers. Vous pensez qu'aucune phrase n'est prononcée de façon innocente, et vous cherchez toujours à trouver son sens caché ou le message implicite qu'elle est censée faire passer.

Une interprétation fausse du comportement des autres

Nadine à trente-quatre ans, elle vient consulter et demande à entreprendre une psychothérapie car elle est trop sensible aux réflexions des autres, et cela la fait souffrir. Pour anecdote, elle raconte que la semaine passée, sa meilleure amie lui a fait une petite réflexion sur un détail vestimentaire, et qu'elle l'a très mal pris. Cette histoire l'a angoissée pendant plusieurs jours. Pourquoi se mettre dans un tel état ? En réalité, Nadine se dit que cette remarque sur un détail vestimentaire cache forcément un message plus profond. Elle pense que ses goûts reflètent exactement sa personnalité. Pour elle, quelqu'un qui n'approuve pas ses goûts ne l'aime pas tout simplement.

Pourquoi est-on susceptible ?

Nous avons tous notre amour propre, et il est normal qu'une parole désagréable nous fasse réagir. Il est moins courant d'être excessivement susceptible et de refuser la moindre remarque. Si vous êtes dans ce cas, vous pourrez constater que vous avez la fâcheuse tendance à sortir tout ce que l'on vous dit de son contexte, et à le globaliser. Vous pensez qu'une parole ne peut être gratuite, qu'elle traduit toujours quelque chose de plus profond et de plus significatif. En réalité, cela est l'expression d'un manque de confiance en soi, d'une importance excessive accordée au regard de l'autre.
Pour guérir de votre ultra susceptibilité, vous devrez donc commencer par un travail sur vous-même, rechercher vos qualités et ce qui fait que vous êtes apprécié par votre entourage. Cela vous permettra de reprendre confiance et ainsi de vous réaliser par vous-même. Vous pourrez ensuite accepter les remarques en toute objectivité. Celles-ci, loin de vous faire excessivement réagir, vous permettront de vous améliorer et de vivre plus harmonieusement avec votre entourage.

Conseils à l'entourage

Si un de vos proches a une personnalité extrêmement susceptible voici quelques conseils qui vous aideront à mieux cohabiter :

  • Soyez le plus clair possible lorsque vous lui parlez, et faites attention à ce que vos paroles ne puissent pas induire de malentendus ou de sous-entendus.
  • Si vous avez quelque chose de désagréable à lui dire (reproche, désaccord, etc.), prenez soin de choisir le bon moment, c'est-à-dire un moment où il est calme et de bonne humeur.
  • Sachez le rassurer, lorsqu'une personne est susceptible, c'est souvent parce qu'elle manque de confiance en elle.

Sylvie Rochefort

Ecouter les autres pour mieux s'entendre

12/08/2006 01:04 par juste-1980

Ecouter les autres pour mieux s'entendre

Pas besoin d'être dur d'oreille pour ne pas entendre ce qu'on nous dit ! Il suffit tout simplement d'avoir la tête ailleurs. Dans l'ensemble, on écoute peu ou mal les autres et la qualité de nos relations s'en ressent. Si l'on entend pas ce que les autres ont à nous dire, comment pourrions-nous nous entendre avec eux… Pourquoi avons-nous donc si souvent du mal à écouter les autres et peut-on y remédier ?

Bien que les techniques modernes aient développé les occasions et les moyens de communiquer, notre capacité d'écoute ne s'en est pas trouvée améliorée, loin de là. L'absence de temps, les stress sonores, la prolifération des informations de toute sorte parasitent notre écoute. Ces parasites provoquent de grosses difficultés relationnelles dans les couples, les familles, au travail…

Ainsi, les espaces d'écoute spécialisés se sont-ils multipliés, par le biais du téléphone en particulier : écoute des personnes en grande difficulté, des adolescents, des parents, des femmes… Il existe également de plus en plus de formations à l'écoute et de professionnels de l'écoute, comme les travailleurs sociaux ou les psychothérapeutes. Comme si nous avions perdu notre écoute "naturelle", comme si nous ne pouvions plus, comme Monsieur Jourdain faisait de la prose, écouter en toute innocence !

Ce qui nous empêche de "bien écouter"

Outre les facteurs dus à l'évolution de notre société, beaucoup d'autres éléments sont susceptibles d'affecter notre qualité d'écoute.
Ainsi, est-il difficile d'écouter quelqu'un :

  • Si l'on est trop préoccupé par ses problèmes personnels,
  • Si l'on est impatient, distrait ou encore ennuyé par le sujet,
  • Si l'on ressent un malaise physique, comme la faim ou la fatigue,
  • Si l'on a des préjugés ou de l'antipathie pour celui qui parle.

 

Enfin, rien n'est plus dommageable à l'écoute que de vouloir systématiquement imposer à l'autre son propre point de vue.
Notre écoute peut également être altérée par l'environnement (la chaleur ou l'inconfort, par exemple) ou encore par la façon dont l'autre s'adresse à nous : s'il est confus, trop long dans son discours, s'il donne trop d'informations à la fois, si sa voix est monotone, sans expression…
En dépit de tous ces obstacles, y a-t-il moyen d'améliorer notre façon d'écouter ?

Comment cultiver "l'art d'écouter" ?

Quelle que soit la personne qui s'adresse à nous, l'écouter réclame de se mobiliser, de s'investir de façon dynamique, d'être vraiment là pour celui qui parle.

L'écoute est à la fois acte et présence. Acte parce qu'il y faut de la vigilance et de l'attention : le verbe "écouter" vient du latin "auscultare" qui signifie être attentif à, ce qui se manifeste pour l'entendre et le comprendre.

Acte également parce qu'il y faut une intention, celle justement d'entendre et de comprendre ce que l'autre a à nous dire. Or, pour pouvoir suivre son mode de pensée et intégrer son message, il faut avoir senti où il en est, être conscient de qui il est, et s'y être ajusté. Ainsi n'écoute-t-on pas de la même façon son patron ou l'amour de sa vie.

L'écoute est aussi présence parce que si l'on a la tête ailleurs, il n'y a personne pour entendre. L'écoute réclame d'être là, disponible (physiquement et psychiquement), prêt à accueillir la parole de l'autre, disposé à lui laisser un temps et un espace suffisants pour être lui-même, pour exister. Dans cet espace, il faut non seulement qu'il y ait quelqu'un, mais que ce quelqu'un puisse laisser de côté ses préoccupations, ses certitudes, ses idées toutes faites, ses craintes, voire ses tabous ou ses griefs si besoin est.

Du silence pour écouter

Ecouter quelqu'un suppose de s'ouvrir à sa façon de voir les choses, de les sentir, et de faire silence en soi. Mais pas n'importe quel silence… Il y a des silences-absence, des silences-désapprobation et des silences pleins, qui laissent entendre qu'on écoute, simplement : celui qui parle ne peut pas s'y tromper.

L'écoute aussi attentive, fine et intelligent soit-elle ne dissipera jamais tout à fait les mystères de l'autre, et c'est bien ainsi. Mais elle peut considérablement améliorer nos relations. Qu'elle soit intime ou simplement occasionnelle, une "bonne" écoute a le pouvoir de nous rapprocher les uns des autres, de dénouer les conflits et les angoisses, de nous humaniser : tant de souffrances naissent du fait de ne pouvoir dire ce qu'on porte en soi.

Alors écoutons ! Ecoutons au moins ceux qui nous sont chers, offrons leur cet "espace d'hospitalité"… et n'hésitons pas à réclamer la réciproque !

Dominique Pir

N’ayez plus peur de l’amour

12/08/2006 00:58 par juste-1980

N’ayez plus peur de l’amour

Il (elle) vous a plu au premier regard, mais impossible de faire un pas vers lui (elle)… Il (elle) est venu(e) vous parler, mais vous n’avez pas réussi à articuler un seul mot… Comment réussir à trouver l’âme soeur quand la timidité est plus forte que l'amour ?

Que cela s'appelle timidité, anxiété sociale ou peur des autres, c'est toujours la même chose : face à l'être qui pourrait vous rendre le plus heureux, vous rougissez, vos mains deviennent moites ou tremblent. Vos propos sont décousus ou vous bégayez. Un malencontreux ballonnement intestinal s'empare de vous, vos yeux s'égarent…

Assez des rendez-vous ratés !

Certains timides se réfugient dans le silence. D'autres, sans oser se décommander, ne viennent pas aux rendez-vous fixés avec l'être aimé, arrivent trop tard ou tombent malade. La difficulté de rencontrer quelqu'un qu'on aime et dont on voudrait être aimé paraît à ce point insurmontable, que le timide préfère rêver une relation plutôt que de la vivre !

Les amoureux sont toujours intimidés

Si le timide tremble et rougit, c'est parce qu'il craint d'être mésestimé. Il est à ce point préoccupé de son image qu'il en oublie de la délaisser pour autrui. Il se prend pour une victime – en premier lieu de sa timidité – et attend donc que l’autre vienne le chercher. Il est fasciné par l'être aimé et, du coup le croit à la fois invulnérable et inaccessible. S'est-il seulement demandé ce que l’autre éprouvait face à lui ? L'amoureux rougissant se trouve ridicule, mais il oublie qu'il perturbe, voire paralyse, son partenaire. Ce dernier est probablement intimidé lui aussi : en amour, quoi de plus normal ? Le risque est qu’il interprète à contresens un regard de biais, une froideur durable, des absences répétées aux rendez-vous…

Dominer sa peur pour aller vers l'autre

Pour guérir de sa timidité, il faut d’abord apprendre à vivre avec, jusqu'au jour où l’on saura la surmonter ! Le timide doit d'abord comprendre ses sensations : pourquoi craint-il d'être rejeté ? Comment définit-il la nature de l'angoisse éprouvée ?

Ensuite, il faut se jeter à l'eau. Manquer un rendez-vous puis inventer ensuite une excuse improbable, ne pas oser l'embrasser, c'est se piéger soi-même et se moquer de son partenaire. Et puis l'autre aussi peut avoir le trac, même s'il ne le montre pas !

Le mieux est de s'exercer chez soi, avec un ami ou même carrément en jouant la scène appréhendée avec un cousin, pour ensuite affronter les vraies situations. Il faut également s'entraîner physiquement. Comme une femme qui se prépare à un accouchement, il faut travailler son souffle, en déplaçant la respiration de la gorge à la poitrine ou au ventre et poser sa voix, afin qu'elle ne s'étouffe plus en présence de l'être aimé. Travailler l'équilibre et la souplesse, grâce aux techniques du yoga par exemple, peut également aider à ne plus trembler ni rougir.

Bref, le timide doit apprendre à limiter les manifestations extérieures de son anxiété sociale. En réussissant à vaincre sa peur de l’autre, le timide sera capable de libérer son corps puis son esprit, pour enfin trouver l’amour…

Marianne Chouchan

nos Ex peuvent-ils devenir des amis

12/08/2006 00:53 par juste-1980

Nos ex peuvent-ils devenir des amis ?

Qu’il y ait eu mariage, concubinage ou simplement compagnonnage, la question reste entière : quelle place donner à celui ou celle avec lesquels nous avons partagé un morceau de vie, une fois l’histoire terminée ? Idéalement, on devrait pouvoir rester amis puisqu’on s’est aimé. Tout le monde y gagnerait à commencer par les enfants quand il y en a dans le paysage. Mais cela demande des sacrifices...

Peux-t-on rester proche de ses ex ? C’est rarement le cas, du moins dans un premier temps, surtout si la séparation ne se fait pas d’un commun accord. Certains y parviennent toutefois, lorsque les conditions de leur rupture ne sont pas trop orageuses ou, avec le temps, quand la tempête s’est apaisée…

On se sépare rarement dans la joie…

Nos ex, peuvent-ils être des amis ?Rares sont les couples qui se séparent sereinement, en se souhaitant sincèrement de connaître le plus grand bonheur avec un autre. Le ressentiment, la jalousie, la peur, la haine quelquefois, sont plus souvent au rendez-vous que la tendresse et la complicité. Plus la relation a été intense et passionnée, plus grands sont les risques de remous. Non seulement au moment de la cassure mais parfois encore longtemps après, surtout s’il y a des enfants… Plus de la moitié des divorces ne sont pas consentis par les deux parties. Il arrive alors que les conjoints s’opposent dans des luttes sans merci, autour des enfants, de l’argent à verser, de la maison à garder, voire du chien ou du chat !

Le "coupable", c’est l’autre

Ce qui fait très souvent obstacle à un rapprochement, c’est que chacun reporte sur l’autre la responsabilité de la rupture. S’il (elle) nous a quitté(e), qui plus est pour un(e) autre, il (elle) est "coupable" de nous avoir trahi(e). Tout est alors permis, il (elle) doit payer le prix fort, au sens propre et au sens figuré ! Il n’est pas rare que les enfants soient pris à témoin des méfaits de l’autre et poussés à prendre parti. Peu de couples séparés parviennent à dépasser leurs ressentiments et à maintenir une relation suffisamment saine pour les préserver de la zizanie.

Quant à celui qui rompt, il n’a souvent pas d’autre moyen, pour se déculpabiliser, que de prêter à l’autre tous les défauts de la terre ! On a été déçu, trompé sur nos attentes et pour peu que l’autre se montre agressif, il sera souvent rendu coup pour coup !

Pourtant il(elle) nous a plu(e)...

Pour qu’une relation d’amitié puisse se construire, il faut que les émotions s’apaisent, ce qui finit généralement par se produire. Cet ex, avant de le devenir, n’était pas totalement exécrable puisque nous avons tricôté avec lui (elle) un morceau de vie. Cela n’a pas pu se faire sans une certaine complicité, de l’amour ou au moins du désir. Or, l’objet de tout cela n’est pas devenu radicalement son contraire. Une fois les émotions calmées, et de préférence, chacun "recasé" de son côté, il est souvent possible de faire la part des choses. Aussi calamiteux que cet ex ait pu être dans le couple, il(elle) peut devenir un(e) ami(e) formidable. Ce qui nous était insupportable au quotidien n’a plus de conséquence avec la distance. On peut même s’en amuser et ne plus se préoccuper que du meilleur de ce qui, finalement, n’a jamais cessé de nous plaire.

Je t’aime, moi non plus...

Après l’orage, ou lorsque la séparation est librement consentie, il arrive que s’installe entre deux ex un mode de relation inédit, à mi-chemin entre l’amour et l’amitié... Quelque chose de confortable et joyeux, mais non dénué d’ambiguïté. Il n’est pas toujours facile d’y "retrouver ses petits" et l’empreinte des vieux câlins d’autrefois peut jouer des tours imprévus. Les retours de flamme ne sont d’ailleurs pas à exclure ! Les séparations permettent  quelquefois à chacun de mûrir et de se retrouver ensuite. Le risque, pour ceux qui ne savent pas poser certaines limites, c’est de ne rien pouvoir construire de nouveau ; l’amitié amoureuse vient en quelque sorte combler le vide, le manque, l’absence, sans lesquels il n’y a pas place pour un(e) autre. Eviter ce piège suppose que chacun des ex soit bien au clair avec ses attentes et sache garder la distance. Un nouveau lien peut alors se construire, uniquement amical celui-là !

Dominique Pir

comment se faire des amis?

12/08/2006 00:49 par juste-1980

Comment se faire des amis ?

Vous êtes souvent seul et à part quelques connaissances de bureau, vous n’arrivez pas à vous faire de vrais amis. Cela vous manque et vous ne savez pas comment y remédier ? Que vous soyez un timide endurci ou que vous veniez d’arriver dans une nouvelle région, voici quelques conseils pratiques pour créer des relations durables.

Selon certains sondages, pratiquement 100 % des personnes estiment l’amitié importante pour leur plaisir et leur équilibre personnel. Pourquoi occupe-t-elle tant de place dans notre vie ? Sans doute parce que l’amitié englobe beaucoup de sentiments. Synonyme de communication, d’entraide, de fidélité ou encore de complicité, elle contribue à la construction de la personnalité de chacun, et constitue un vrai rempart à la solitude, ce qui la rend d’autant plus capitale.

Soyez à l’écoute des autres !

Que faire quand l’amitié manque à votre quotidien ? Si vous n’avez pas d’autres connaissances que vos collègues de boulot que vous quittez tous les soirs à 18 heures, si vous avez l’impression d’être le vilain petit canard qu’on n’invite jamais en soirée, et si cela vous ennuie ou vous attriste profondément, il n’est pas trop tard pour faire évoluer les choses. Ressaisissez-vous et donnez-vous les moyens de réussir à vous faire des amis.

Tout d’abord, ne restez pas seul chez vous, sortez, baladez-vous, développez vos activités. Les associations et autres clubs sportifs regorgent de personnes qui n’aspirent qu’à se rencontrer. Une fois cette première étape franchie, à vous de jouer. Suivez quelques règles de communication de base : souvenez-vous du prénom des personnes que vous rencontrez, évitez de critiquer, complimentez plutôt, et, surtout, écoutez l’autre vous parler de lui, vous en apprendrez beaucoup.

Faites le premier pas !

L’important est d’être positif, souriant et accueillant. Ne passez pas du cirage non plus, ce serait mal vu, mais montrez-vous sous votre meilleur jour, tout simplement. Dites-vous que ce n’est pas en arrivant tous les matins de mauvaise humeur au bureau que vos collègues auront envie de venir vers vous. Faites le premier pas : des rencontres vous pouvez en faire partout, le plus délicat est de les développer et les entretenir.

Pour cela, ayez confiance en vous, si vous avez eu un bon contact au départ, la personne aura envie de vous revoir. N’hésitez pas à lancer des invitations. Offrir un apéritif chez vous avec vos nouveaux voisins ou collègues de travail peut être un très bon point de départ. Faites leur plaisir, il n’y a rien de meilleur pour entretenir une relation, et donnez-vous aussi du temps, car l’amitié, cela ne se commande pas ! Vous passerez progressivement du stade de copinage à celui de copains, puis d’amis.

Essayez de vous demander aussi ce que vous attendez d’une relation amicale. Si vous êtes au clair dès le départ avec vos envies et désirs, elle n’en sera que meilleure. Ce n’est pas en étant trop exigeant, que vous donnerez aux autres l’envie de venir vous voir et se confier à vous. Soyez souples et ouverts. Ayez confiance en vous et en l’autre, et sachez entretenir la flamme de l’amitié.

C’est ainsi que, sans vous en rendre compte, vous pourrez progressivement élargir votre réseau amical et vous faire de vrais amis.

Marion Capeyron

savez vous ce que c'est d'aimer???

10/08/2006 05:22 par juste-1980

moi je pense le savoir

c'est penser à la meme personne à chaque instant
c'est écrire son nom machinalement
c'est vouloir être avec cette personne tout le temps
c'est être capable de donner sa vie pour cette personne
c'est cettepersonne qui fait étinceler la prunelle nos yeux
c'est pour cette personne que l'on vit
c'est avoir l'impression de ne plus exister lorsque cette personne s'est absentée
c'est aimer regarder cette personne, sentir battre son coeur, la regarder lorsqu'elle sommeille, aimer l'avoir à nos cotés à notre réveil, aimer l'écouter
je l'aime et chaque jour je l'aime un peu plus que la veille
il est le soleil de mes jours et la lunne de mes nuits
le bonheur de ma vie, l'ange de mon paradis
et la fleur de mon jardin secret dont lui seul détient la clé
il est ..... tout ce que j'ai
c'est lui...... mon bien aimé