"Alors que la pression monte sur les Etats-Unis de la part de ses alliés européens et des leaders arabes pour mettre fin à la violence au Liban, les différences entre le père et le fils Bush apparaissent au grand jour", note The New York Times.
Quand ils se sont rencontrés pour la première fois, respectivement en tant que président des Etats-Unis et Premier ministre israélien, George W. Bush a clairement expliqué à Ariel Sharon qu'il n'allait pas suivre les traces de son père. George Bush père avait en effet eu une position très dure à l'égard d' Israël, surtout au sujet des Territoires occupés que Sharon avait la volonté de développer.
Quelques mois avant le 11 septembre 2001, "Bush junior avait indiqué à son hôte lors d'une rencontre à la Maison-Blanche et à la surprise générale de son entourage qu'il était prêt à utiliser la force pour protéger Israël", précise le quotidien américain.
Cette passion pour Israël représente le fossé philosophique et générationnel entre les deux Bush, et, "tandis que le fils continue à se tenir fermement aux côtés d'Israël, les conseillers du père se sentent de plus en plus mal à l'aise", continue le journal. A la différence du père, qui se voyait en arbitre neutre de la politique délicate du Proche-Orient et avait une grande expérience de la diplomatie et entretenait des liens solides avec plusieurs leaders arabes, le fils s'est donné pour priorité la lutte antiterroriste et l'installation de la démocratie dans la région. En outre, contrairement à son père, George W., en tant que chrétien évangéliste convaincu, soutient la composante pro-israélienne de sa base conservatrice."
"Ce sont les attentats du 11 septembre 2001 qui ont définitivement poussé George W. à s'associer à Israël, avec l'idée que pour la première fois les Américains ont pu ressentir dans leur chair ce que les Israéliens ont toujours connu", souligne Shai Feldman, un universitaire israélien installé à Tel-Aviv, qui ajoute que là bas le président est très apprécié.
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