Adieu
09/08/2006 00:30 par juste-1980
On s'aimait, tu m'as quitté,
On a essayé deux fois,
Mais nous deux ça ne pouvait pas marcher,
Tu m'as abandonné,
Aujourd'hui, je tiens à toi
Comme hier et demain,
je penserai toujours à toi,
Sais-tu ce que tu as fait là?
Tu m'as non seulment briser le coeur mais aussi le tien,
Regarde où tu en est arrivé,
Je ne voulais QUE t'aider et t'aimer
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| > Aimer, c'est préférer un autre à soi-même. | |
| [Paul Léautaud] | |
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| > Aimer, c'est perdre le contrôle. | |
| [Paulo Coelho] | |
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| > Aimer c'est la moitié de croire. | |
| [Victor Hugo] | |
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| > Aimer, c'est trouver sa richesse hors de soi. | |
| [Alain] | |
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| > Aimer, c'est n'avoir plus droit au soleil de tout le monde. On a le sien. | |
| [Marcel Jouhandeau] | |
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| > Aimer, c'est essentiellement vouloir être aimé. | |
| [Jacques Lacan] | |
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| > Aimer un être, c'est le rendre transparent. | |
| [Jean Racine] | |
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| > Aimer, c'est se donner corps et âme. | |
| [Alfred de Musset] | |
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| > Aimer, c'est permettre d'abuser. | |
| [Pierre Reverdy] | |
| La citation du 03/08/2006 | |
| > Le faire est révélateur de l'être. | |
| [Jean-Paul Sartre] | |
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| La citation du 02/08/2006 | |
| > Un bref mensonge vaut souvent mieux qu'une laborieuse vérité. | |
| [Pierre Charras] | |
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| La citation du 02/08/2006 | |
| > Conquérir sa joie vaut mieux que de s'abandonner à sa tristesse. | |
| [André Gide] | |
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| La citation du 01/08/2006 | |
| > Le sang noble est un accident de la fortune, les actions nobles caractérisent les grands. | |
| [Carlo Goldoni] | |
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| La citation du 31/07/2006 | |
| > L'art de la vie publique, c'est de savoir exactement où il faut s'arrêter, et d'aller un peu plus loin. | |
| [Saki] | |
" si tu veux vraiment quelque chose il faut faire parfois des sacrifices pour l'obtenir"
Reconnaître les vrais besoins
Par Jean Garneau , psychologue
Cet article est tiré du magazine électronique
" La lettre du psy"
Volume 9, No 4: Avril 2005
Table des matières
L’adulte peut plus facilement dissimuler et ignorer ses besoins. Il est capable d’agir efficacement pour les combler mais il peut aussi choisir de les faire disparaître de son comportement (les cacher aux autres), de sa conscience (les cacher à lui-même), ou même de tenter de les surmonter en se privant volontairement des satisfactions correspondantes. À cause de ses opinions sur lui-même, sur la maturité et sur les valeurs qui doivent guider sa vie, il en vient souvent à décider d’ignorer certains besoins qu’il juge infantiles ou peu valables. La société et la religion viennent souvent encourager cette privation volontaire.
Ces besoins et les moyens d’y répondre prennent cependant des formes qui sont différentes d’un individu à l’autre. Lorsque nous rencontrons quelqu’un qui vit dans une culture très différente de la nôtre, ces différentes sont très évidentes. Mais lorsque nous sommes dans un milieu relativement homogène, les différences sont plus subtiles et les ressemblances peuvent facilement les dissimuler. Avec nos proches, nous allons jusqu’à apparaître quasi-identiques et à considérer comme des évidences absolues les caractéristiques que nous partageons.
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C. Quelques distinctions importantes
Nous allons maintenant jeter un coup d’oeil sur quelques “zones grises” dans le domaine des besoins. Il s’agit des aspects qui entraînent souvent de la confusion et sont la source de fréquents conflits entre des personnes proches.
Vous y reconnaîtrez peut-être des items de votre liste auxquels vous avez ajouté des points d’interrogation. Si c’est le cas, vous pouvez rayer l’item de votre liste car il ne s’agit pas d’un véritable besoin et vous savez alors pourquoi.
Besoin appris et besoin acquis
Nos besoins sont toujours liés à notre survie, au moins dans une des dimensions de notre vie. Faut-il en conclure que tous nos besoins sont innés ou pouvons-nous envisager l’existence de besoins acquis en cours de route, de besoins qui seraient le résultat d’un apprentissage?
Nous avons déjà vu que les besoins prennent des formes différentes au cours de notre vie. Le même besoin se manifeste autrement et, surtout, les façons d’y répondre évoluent avec notre expérience et notre maturation.
À bien y penser, ces exigences sont une affaire de goût et d’habitude plus que des dimensions d’un besoin réel. Nous prenons l’habitude de manger certains plats (des aliments associés à une
préparation particulière) disponibles dans notre environnement. Nous en venons à préférer certains et à en refuser d’autres. Nous en venons également à considérer comme particulièrement délicieux certains mets que nous apprécions sans les consommer aussi régulièrement. La conclusion est claire : les goûts et les habitudes sont nécessairement acquis même lorsqu’ils en viennent à interférer avec la satisfaction de nos besoins réels (tous les enfants prennent un jour ou l’autre certains aliments en aversion, le plus souvent choisis parmi ceux que leurs parents estiment nécessaires à la santé).
Si nous cherchons parmi les besoins plus “évolués”, pouvons-nous trouver des besoins acquis à travers l’éducation ou grâce à des expériences satisfaisantes. Pensons notamment au besoins d’activité physique comme l’éprouve l’adepte de la course à pied ou aux besoins d’ordre esthétique ou intellectuel des mélomanes. Lorsque ces personnes n’ont pas la possibilité de s’adonner à leur activité habituelle, elles éprouvent cette privation comme un manque réel.
D’autres phénomènes ressemblent un peu à des manques de ce genre. Pensons au fumeur, à l’alcoolique ou au toxicomane. La privation entraîne chez eux aussi une carence réelle qui n’est pas que subjective. Le manque physique est mesurable et ne peut être ignoré impunément car il en découle des déséquilibres physiologiques importants.
On peut parler dans tous ces cas de “besoins synthétiques” créés par la répétition d’une action qui, au départ, n’était absolument pas nécessaire. Personne ne commence à fumer parce qu’il éprouve un manque de nicotine ; c’est un douteux privilège qui est réservé à ceux qui ont déjà pris l’habitude de fumer. Personne ne commence le “jogging” ou la fréquentation des concerts pour répondre à besoin irrépressible. Au départ, ces activités sont au moins inconfortables, sinon passablement pénibles. Le “besoin” est le résultat d’une répétition et d’une “éducation” de soi-même.
Même s’il est synthétique, le “besoin” peut être, en apparence, aussi impérieux qu’un besoin ordinaire. Cependant, le fait de comprendre qu’il s’agit d’un manque artificiel répondant à un faux besoin nous permet d’adopter une attitude plus appropriée. Plutôt que de considérer qu’il s’agit d’un besoin réel auquel il faut absolument répondre, nous pouvons envisager la possibilité de modifier cette habitude si elle nous semble néfaste ou impossible à satisfaire. Le fait qu’il ait des conséquences physiques et provoque des réactions de sevrage ne doit pas nous faire oublier qu’il s’agit d’une habitude et non d’un besoin.
Le “besoin synthétique” est donc avant tout une habitude et une préférence. Les façons de trouver les véritables satisfactions qui y correspondent sont très nombreuses et n’ont pas toutes les mêmes conséquences indésirables ni les mêmes exigences concrètes. Ces “besoins” correspondent plus à des moyens qu’à des besoins.
Besoin ou moyen
Tout le monde comprend aisément la distinction entre le besoin et le moyen de le satisfaire. Il s’agit d’une évidence... tant qu’on ne tente pas de l’appliquer concrètement. Voici quelques exemples parmi les milliers qu’on rencontre régulièrement.
Qu’est-ce qui distingue le besoin du moyen? En quoi cette distinction est-elle importante? Le moyen étant une façon efficace de répondre au besoin, pourquoi se soucier de la différence entre les deux?
Lorsque notre besoin est satisfait, il n’est pas utile de nous en soucier et nous n’y pensons pas. Nous consacrons alors notre énergie à satisfaire un autre besoin qui n’est pas comblé. Le mécanisme d’émergence nous amène naturellement dans cette direction.
C’est lorsque le besoin n’est pas comblé que la distinction devient importante. Lorsque nous disons des phrases comme celles des exemples ci-haut, notre besoin n’est évidemment pas satisfait et nous cherchons à y répondre. Si nous distinguons alors entre notre besoin et le moyen que nous proposons, nous pourrons constater qu’il existe un grand nombre d’autres façons de répondre à notre besoin. Nous aurons alors la possibilité de choisir un moyen efficace au lieu de nous entêter à demander inutilement quelque chose que nous n’obtiendrons probablement pas.
Le besoin est contraignant (nous n’avons pas vraiment le choix d’y renoncer) alors que le moyen est optionnel (nous pouvons toujours choisir ou d’inventer la façon la plus efficace de répondre à notre besoin). Nous sommes libres par rapport aux moyens que nous choisissons et nous avons toujours la possibilité de changer de moyen lorsque celui auquel nous pensions n’est pas efficace ou disponible.
Une autre distinction est tout aussi importante : le moyen correspond généralement à une action qui, la plupart du temps, implique une autre personne (ou exige sa collaboration). Parfois même, le moyen correspond à une action particulière qui doit être accomplie par l’autre. C’est le cas de la majorité des exemples de la liste ci-dessus.
Cette action qui devrait être celle de l’autre nous apparaît comme “une bonne affaire”. Si l’autre accepte, nous obtiendrons la satisfaction sans avoir eu besoin de nous mobiliser au-delà de l’expression de notre besoin. Mais en réalité, il s’agit d’un marché de dupes. Si l’autre accepte nous ne profiterons pas complètement de notre satisfaction mais nous perdrons toute raison de nous montrer insatisfait. S’il refuse, nous serons plongé dans l’impuissance et il ne nous restera pas d’autre issue que de nous plaindre de cette personne tout en restant insatisfait.
La distinction entre le besoin et le moyen est donc le plus court chemin pour récupérer notre pouvoir réel sur notre satisfaction tout en assumant une de nos responsabilités fondamentales en tant qu’être vivant: agir pour répondre à nos besoins. Qu’on présente notre moyen comme une demande ou une exigence ne change rien à ce fait : le moyen devient alors ce qui nous limite au lieu de demeurer une des multiples façons de répondre efficacement à notre besoin.
Comme nos besoins réels sont universels alors que nos habitudes et nos préférences sont reliés à notre culture et à notre environnement immédiat, nous pouvons utiliser cette caractéristique pour distinguer nos besoins de nos moyens. Il suffit souvent de se poser les questions suivantes pour savoir si nous avons raison de croire qu’il s’agit d’un besoin.
Si la réponse est oui dans les deux cas, il s’agit probablement d’un besoin réel. Si au moins une des deux réponses est non, nous avons probablement affaire à un moyen. S’il nous semble difficile d’admettre qu’il ne s’agit que d’un moyen et non d’un besoin malgré ce test, il y a de fortes chances qu’il s’agisse en plus d’une forme de contrainte. (Il en sera question plus loin.)
On peut utiliser un autre truc pour identifier le besoin réel qui se trouve dissimulé par le moyen auquel on reste accroché. Souvent, il suffit de chercher à identifier quelle satisfaction nous pourrions éprouver si le moyen était disponible, quelle sorte de bien-être nous espérons en tirer ou quel manque intérieur serait ainsi atténué. Nous obtenons alors rapidement une idée assez précise de la nature de notre besoin.
Demande ou obligation
Si on revient à la liste de “besoins” de la section précédente, on peut y déceler plusieurs énoncés dont le but assez évident est de forcer l’autre à agir d’une façon particulière. Les phrases qui commencent par “J’ai besoin que tu...” sont très souvent des exemples de cette catégorie. Le sens exact des ces énoncés est plus proche de “Je veux que tu te sentes obligé de...”.
Pourquoi présenter ce désir comme un besoin alors qu’il serait tellement plus clair de dire les choses directement comme elles sont vraiment ? Pourquoi chercher à imposer quelque chose alors qu’on sait que l’autre ne consent pas réellement à nous l’offrir ? Voyons un exemple un peu plus précis.
Il faudrait pouvoir compter sur une dépendance ou une indulgence extrême de l’autre pour oser formuler ainsi cette exigence. C’est pourquoi la version indirecte qui dissimule l’exigence derrière un “besoin” est presque toujours celle dont on se sert.
Le fait de dire qu’il s’agit d’un besoin crée l’obligation et élimine la possibilité d’un refus (c’est au moins l’intention). Le fait de procéder indirectement permet d’éviter que la dépendance ou l’extrême indulgence ne deviennent évidentes. Les chances d’obtenir une réponse positive sont donc bien meilleures, même si l’expérience démontre que l’effort de conformité ne dure jamais longtemps. La relation peut rester inchangée et continuer à se détériorer lentement car rien ne permet d’en arriver à assumer soi-même la recherche de la satisfaction et la responsabilité de vivre et résoudre ses angoisses.
Encore une conclusion provisoire
Cette partie de l’article est déjà bien trop longue. Il faudra attendre la prochaine partie pour la suite. Ce dernier sera consacré à deux questions cruciales auxquelles il est maintenant plus facile de répondre correctement.
À bientôt.