a mon papy...je ne t'oublierai jamais

05/07/2006 01:41 par juste-1980

  • a mon papy...je ne t'oublierai jamais

    a mon papy...je ne t'oublierai jamais

    05/07/2006 01:41 par juste-1980

Mon Ange
Tu es parti tellement vite
Que tu as laissé un vide dans mon cœur
Et il y a tant de choses que je voulais te dire
Sans toi je vis dans le malheur
Je ne ris plus, je pleure
Moi qui était toujours joyeuse
Ou es passé mon bonheur ?
Pourquoi n’est tu plus la ?
Tu étais ma raison de vivre
Je ne te le disais pas souvent,
Je ne m’en rends compte que maintenant
Et désormais tu n’es plus avec moi
Je voulais te dire que je t’aime
J’espère que tu entends mes pleurs
Autant que je parle avec mon cœur
J’espère que tu vas mieux,
Et que tu es heureux
Tu seras mon ange à jamais
Envoles toi vers les cieux
Et si tu te sens seul, penses a moi qui vis encore sans toi !!

Citation célèbre > Amour

05/07/2006 01:35 par juste-1980

  • Citation célèbre > Amour

    Citation célèbre > Amour

    05/07/2006 01:35 par juste-1980

Aimer c'est la moitié de croire...
(citation de Victor Hugo)
 

I have tried in my way to be free.
(= à ma manière j'ai essayé d'être libre)

(citation de Leornard Cohen)
 
 
 

Une amitié si compliquée...

05/07/2006 00:24 par juste-1980

  • Une amitié si compliquée...

    Une amitié si compliquée...

    05/07/2006 00:24 par juste-1980


Toi…
Tu représentes beaucoup pour moi…

Tu es toujours la pour moi…
Malgré tout le mal que je t’ai fait…
Tu ma jamais abandonné…

Tu es comme un grand frère pour moi…
Tu ma toujours aidée dans toute les situation…

Pourtant tu sais que j’ai des sentiments pour toi…
Je sais que tu as des sentiments pour moi…

Et on reste amis…
Tu es si parfait…
Pourquoi es-tu si gentil avec moi après tout ce que je t’ai fait ?

Transfert et conquête de l'autonomie

30/06/2006 23:41 par juste-1980

Transfert et conquête de l'autonomie
Par Michelle Larivey , psychologue

Cet article est dabord paru dans le magazine électronique
" La lettre du psy"
Volume 5, No 2: Février 2001
sous le titre "La conquête de l'autonomie"

Résumé de l'article

Après avoir gagné, plus ou moins laborieusement, le droit d'avoir des besoins et des émotions, nous devons tous rencontrer un défi supplémentaire: le droit d'être une personne unique, différente des autres. Nous constatons en effet que les autres ne nous acceptent pas nécessairement tels que nous sommes et ne nous approuvent pas toujours.

C'est avec les personnes qui nous importent le plus que nous vivons surtout cette déception. Il est bien normal que nos réactions soient vives et que nous leur reprochions de nous empêcher d'être nous-mêmes. Les accrochages ou les conflits stériles qui en découlent prennent alors de plus en plus de place dans ces relations, au point de nous conduire souvent à des ruptures complètes.

Dans cet article, Michelle Larivey nous indique les voies qui permettent de résoudre ce dilemme. Elle décrit les méthodes usuelles qui conduisent à des impasses et présente celles qui permettent de relever avec succès le défi de l'autonomie personnelle.


Table des matières

    Introduction
    A- La conquête d'une identité distincte
    1. En quoi elle consiste
    2. Les relations transférentielles
    B- L'autonomie
    1. Son importance
    2. Ce que c'est
    C- Dépendance et autonomie
    D- Trois façons courantes vouées à l'échec
    1. Neutraliser la dépendance
    2. Demander la permission
    3. Revendiquer à travers une cause
    Conclusion

Introduction


Dans "
Transfert et droit de vivre", il a été question de la capacité d'accepter nos émotions et nos besoins. Nous avons vu que la préoccupation du droit à l'existence est omniprésente et se manifeste constamment tant que cette liberté intérieure n'est pas acquise. (Pour en savoir plus, voyez "Le transfert dans les relations" et "Aux sources du transfert".)

Le développement psychique ne s'arrête pas à cette victoire. Une fois acquis le droit d'exister avec nos émotions et besoins propres, nous entreprenons, avec autant de volonté et de détermination, une autre conquête: celle du droit d'être distinct. Notre tâche consiste à devenir capables de nous assumer devant les autres. C'est ainsi que nous gagnons notre autonomie psychique.

L'essentiel de cette démarche de croissance consiste à affirmer notre "différence". Lorsque la démarche est bien faite, elle nous permet d'assumer graduellement notre propre individualité et nos singularités.

Ceux qui réussissent cette conquête deviennent capables d'être eux-mêmes dans leurs relations, sans tension intérieure et sans devoir provoquer des conflits avec leur entourage. Mais il faut du temps pour atteindre une telle sérénité et le chemin pour y arriver n'est pas de tout repos. Il comporte des émotions intenses et une bonne dose d'insécurité.

Dans cet article, nous allons voir en quoi consiste cette recherche et quels sont ses difficultés et ses écueils les plus courants. Nous allons aussi expliquer pourquoi cette quête s'avère très souvent stérile, ressemblant à une lutte infinie sans réel gain d'indépendance. Pour un exposé plus élaboré, on peut consulter le chapitre sur la résolution du transfert du livre "
L'Auto-développement: psychothérapie dans la vie quotidienne".


B- L'autonomie

1. Son importance

Pour survivre, les êtres vivants doivent être autonomes. Selon les genres et les espèces, l'acquisition de cette autonomie est plus ou moins complexe. Chez les humains, elle s'étend sur un grand nombre d'années, même si elle est supportée par un système d'éducation particulièrement élaboré.

L'autonomie est avant tout au service de la survie. C'est pour cela qu'elle fait partie d'un développement harmonieux et qu'il est tout à fait naturel pour les humains de la rechercher.

Dès que le jeune enfant découvre qu'il est capable de faire des choses par lui-même, il se met à multiplier volontairement les occasions de le faire. Si on le laisse explorer en lui fournissant l'encadrement et le soutien nécessaires, il acquiert de la confiance et de la solidité.

L'adolescence constitue une autre phase aigüe du développement de l'autonomie. Dans sa quête pour son identité propre, le jeune tente éperdument de se différencier de ceux qui ont eu une influence prépondérante sur lui, particulièrement ses parents. Cette recherche de son identité propre le pousse à s'affirmer et à s'opposer, quitte à subir la désapprobation. S'il parvient à vivre cette phase sans être trop violemment rejeté par les personnes importantes de sa vie, il gagne une partie importante de son indépendance psychique.


2. Ce que c'est

Une personne autonome est capable d'agir par elle-même pour répondre à ses besoins. Cela suppose deux éléments: elle reconnaît son expérience intérieure et elle en tient compte dans ses actions. Au lieu de se laisser dicter ses besoins et son comportement par l'extérieur, cette personne est "déterminée de l'intérieur" (comme l'exprimait Abraham Maslow).

La personne autonome est capable de prendre vraiment le risque de s'affirmer telle qu'elle est: avec son expérience propre, ses besoins, ses émotions, ses valeurs. Elle accorde de l'importance à son expérience et à ses besoins même lorsqu'ils ne sont pas approuvés par son entourage. Elle obéit à sa propre volonté plutôt qu'à celle des autres.

Comme le droit d'être, l'autonomie est une liberté intérieure. C'est la capacité de faire les choix que nous jugeons bons pour nous et d'en assumer les conséquences réelles, particulièrement les réactions des personnes qui nous importent. Cette liberté ne peut absolument pas nous être donnée par les autres, même s'ils jouent un rôle important dans son acquisition.

C- Dépendance et autonomie


On assimile souvent la recherche de l'autonomie à la disparition de la dépendance. Les personnes qui font cette erreur parlent surtout d'indépendance et elles aspirent à devenir indifférentes envers ceux qui exercent une influence importante sur elles.

En réalité, l'autonomie est indissociable de la dépendance. C'est seulement en rapport avec les personnes qui ont une grande valeur affective pour nous que nous pouvons gagner notre indépendance. Mais cela n'implique pas de devenir indifférents à ces personnes. Bien au contraire!

En fait, il serait inutile de chercher à devenir autonome devant les personnes auxquelles nous n'accordons pas d'importance. Notre liberté est déjà acquise! C'est avec les personnes qui nous importent le plus qu'il est utile de gagner notre autonomie. Et si nous parvenions à devenir indifférents envers elles, le problème serait simplement déplacé. Il faudrait alors trouver quelqu'un d'autre pour nous fournir l'occasion de faire cette conquête.

Comme nos besoins de dépendance seront présents tout au long de notre vie, ils ne peuvent être sacrifiés à notre recherche d'autonomie. Nous aurons toujours besoin d'être aimés. Chaque personne a besoin d'être reconnue comme une personne valable, d'être considérée, d'être attirante sexuellement et comme personne.

Chaque fois que nous parvenons à nous respecter en dépit du risque de perdre l'affection ou la considération des personnes importantes, nous gagnons de la solidité et notre identité est renforcée.

Ce n'est donc pas en niant notre dépendance ou en évitant de nous affirmer pour minimiser les risques que nous pouvons évoluer vers l'autonomie. Toutes les tentatives ainsi faussées aboutissent au contraire à l'échec de la démarche.

D- Trois méthodes vouées à l'échec


La peur de nous affirmer tels que nous sommes, avec à la fois notre dépendance et le désir de nous distinguer, est habituellement très forte. (Elle diminue progressivement si la démarche est adéquate.) Il est donc très tentant d'esquiver les difficultés en déployant diverses stratégies qui évitent l'affirmation ou neutralisent l'importance affective de notre interlocuteur. Il va sans dire que l'évitement de l'un ou de l'autre de ces deux ingrédients nécessaires condamne la démarche à un échec.


1- Neutraliser la dépendance

Pour éviter la vulnérabilité dans nos tentatives d'affirmation, nous pouvons essayer de nous persuader que les réactions de l'autre n'ont pas d'importance ou que nous n'avons pas besoin de lui. Cette méthode d'évitement prend trois formes principales.

    a. Se durcir pour s'affirmer

    Claudine a l'habitude de dire à la blague que si le mouvement féministe ne l'avait pas précédée, elle l'aurait initié. C'est une femme que rien n'arrête lorsqu'il s'agit de ses besoins. Il y a longtemps qu'elle a décidé de ne plus s'en faire avec les réactions de son mari. Sa phrase-clé: "c'est son problème; moi je fais ce que je veux".

    Pourquoi, après toutes ces années d'affirmation, a-t-elle encore besoin d'élever si souvent la voix et de proclamer vigoureusement son droit à la liberté ? En fait, malgré toutes ses affirmations, elle n'a pas réellement conquis cette liberté. Pourquoi?

Comme on l'a vu plus haut, on gagne son indépendance en prenant le risque d'être soi "en contact ouvert" avec les personnes importantes à cet égard. Mais au lieu de se laisser atteindre par les émotions de son mari, Claudine se fait croire qu'elles ne lui importent pas. Elle se raidit pour ne pas ressentir d'inquiétude ou pour éviter la culpabilité. Bien que ses tentatives d'affirmation lui demandent beaucoup d'énergie, elles ne lui servent pas vraiment à s'assumer.

    b. Garder ses distances

    Après huit ans de mariage et trois enfants, Véronique a envie de s'occuper davantage d'elle-même: sortir, prendre des cours, s'amuser avec ses amies. Elle constate que ses nouveaux intérêts dérangent son entourage, particulièrement son mari chez qui ce mouvement d'indépendance déclenche beaucoup d'insécurité. Elle préférerait de beaucoup avoir la bénédiction de Mathieu plutôt que de subir ses scènes de jalousie. Elle est malheureuse qu'il soit si inquiet et qu'il attribue son éloignement à une diminution de ses sentiments amoureux pour lui. Ce n'est pas ce qui motive Véronique bien qu'elle n'ait plus besoin d'être continuellement proche de Mathieu.

    Mais comme elle ne peut tolérer de le voir souffrir ainsi, elle se fâche, lui reproche sa mine déçue. Elle est peinée qu'il se tracasse autant, d'autant plus que cela contribue à rendre peu agréables les moments qu'ils passent ensemble.

    Véronique croit qu'elle ne pourra jamais arriver à respecter ses besoins et ses envies en étant aux côtés de Mathieu. Elle envisage donc la séparation dans l'espoir d'être libre... de ne plus être touchée par le fait qu'il est affecté.

Ce n'est pas de cette façon que Véronique atteindra la liberté intérieure de faire ce qui est important pour elle, même lorsque cela dérange des gens qui lui sont chers. En s'éloignant de Mathieu elle tente d'éliminer un obstacle alors qu'elle devrait plutôt le franchir pour gagner réellement son autonomie.

Si Véronique en vient effectivement à la séparation pour résoudre cette impasse, elle fera une grave erreur. Tout le travail amorcé aux côtés de Mathieu devra être repris avec son prochain conjoint, à moins, bien sûr, qu'elle n'adopte la solution de Pierre!

    Pierre n'a jamais voulu vivre avec sa fiancée afin de garder une certaine indépendance. "Comme il n'y a pas de quotidien entre nous, nous n'avons pas le problème des couples ordinaires: jamais de chicane, lorsque ses réactions me déplaisent, je n'ai qu'à prendre mon chapeau et à retourner chez moi (et vice versa)... En somme, je fais ce que je veux, quand je veux, comme je le veux et personne ne peut y redire".

À première vue, s'éloigner des personnes dont les réactions nous atteignent peut apparaître comme une solution au besoin d'indépendance. "Loin de lui ou d'elle, je serai libre!" Mais c'est une grave erreur!

Même s'il est vrai que nous pouvons ainsi plus facilement agir à notre guise, nous n'avons aucune chance de gagner ainsi notre autonomie psychique. Ce n'est pas par manque d ‘affirmation active, c'est parce que notre dépendance réelle est niée. En la niant ainsi, nous ne prenons pas réellement le risque (avec ses conséquences) d'être distincts; c'est ce qui fait qu'il n'y a pas de gain possible du point de vue de l'autonomie.

    c. S'éteindre

    Arthur a trouvée une bonne solution au fait qu'il trouve insupportable de déplaire à son épouse. Il fait tout pour oublier ses propres besoins et consacre sa vie à ceux de Florence. Ainsi, il ne l'indispose presque jamais. Ne lui demandez pas s'il veut faire un voyage. Il vous répondra d'en discuter avec Florence: "c'est elle qui décide". Dans ces situations, il prend toujours un ton semi enjoué. Il ne cache pas que c'est l'aménagement qu'il a trouvé pour se soustraire aux réactions intenses et possessives de sa femme lorsqu'il manifestait des désirs différents des siens.

La stratégie d'Arthur, on s'en doute, ne lui permet pas d'avancer d'un centimètre dans l'acquisition de son autonomie. D'abord, en renonçant ainsi à une vie distincte, il est condamné à une baisse de vitalité et probablement à une forme de dépression. Ensuite, en sacrifiant son affirmation pour satisfaire sa dépendance devant les réactions de Florence, il s'empêche de s'assumer.

Son retrait passif lui évite sans doute de percevoir clairement la déplorable condition de vie qu'il accepte avec Florence. Malheureusement pour lui, cette option ne lui permet pas d'améliorer son sort. Mais ça, c'est une autre question (Voyez : Les mythes de l'amour : L'amour inconditionnel).

Toutefois, Arthur n'est pas complètement dupe. Il sait bien qu'il n'est pas un homme libre. À la blague, il se définit comme "le mari de Florence". "Flo, c'est le patron", répète-t-il souvent sans éprouver clairement la tristesse profonde qui l'habite alors.


2. Demander la permission

Contrairement aux méthodes précédentes, c'est l'affirmation qui est déplacée ici. Au lieu de porter sur le risque d'être soi, elle est appliquée à reprocher à l'autre de ne pas nous permettre d'être nous- mêmes ou encore à lui en demander l'autorisation. Fondamentalement, nous l'implorons de nous accorder notre liberté.

    Muriel reproche continuellement à son ami de ne pas "être acceptant". Pourquoi est-il si mécontent qu'elle n'ait pas voulu de la sortie proposée? N'a-t-elle pas le droit de faire ce qu'elle veut? Elle lui répète souvent qu'il n'est pas "respectueux de ses besoins". Et elle fait souvent des colères parce que les choix qu'elle fait ne lui conviennent pas toujours.

Muriel ne nie pas qu'elle a besoin de l'approbation de son ami. En ce sens, elle reconnaît sa dépendance. Mais son affirmation ne porte pas sur le bon sujet. Au lieu d'afficher ce qu'elle veut et de vivre avec les conséquences qui en découlent, elle réaffirme continuellement son exigence d'être acceptée telle quelle, sans discussion.

De cette façon, elle n'a aucune chance de progresser dans son autonomie psychique. Et même si elle obtenait que son ami se neutralise pour son confort à elle, le problème ne serait que déplacé car son ami deviendrait alors un élément "neutre" à ce sujet (le transfert serait neutralisé). Muriel se croirait alors libre avec lui, mais elle n'aurait gagné aucune liberté intérieure. Sa difficulté de se respecter se manifesterait alors avec d'autres personnes, celles que son psychisme choisirait pour la continuation de sa conquête.

    François fait la même erreur que Muriel, même si sa stratégie est plus douce. Récemment divorcé, il s'est aperçu, à quelques reprises, que ses filles n'aimaient pas ses nouvelles fréquentations. Pour ne plus avoir à affronter leur fermeture et leurs sarcasmes, il a décidé de convenir avec elles qu'il leur présenterait ses nouvelles conquêtes. Elles auront dorénavant leur mot à dire lorsqu'il invitera une femme chez eux.

    Eugène et Émilie ont un problème semblable: ils ont l'impression d'être rejetés de l'autre s'il a le malheur d'exprimer une critique. Pour eux un jugement est un blâme et cela signifie ne pas être accepté tel que nous sommes. Ils ont bien raison sur ce point. Faire une critique c'est effectivement souligner quelque chose qui ne nous convient pas ou avec lequel nons ne sommes pas d'accord.

    Lorsque cela se produit, ils se défendent âprement. Leurs justifications n'ont qu'un but: que l'autre soit d'accord avec ce qu'ils ont fait (ou au moins reconnaisse que leurs motifs étaient acceptables). Il est difficile de manifester du mécontentement dans ce couple sans que les explications, les justifications ne se mettent à pleuvoir de part et d'autre. Leurs altercations sont interminables et n'amènent qu'épuisement et frustration.

Ces exemples mettent en lumière une stratégie courante qui sert à éviter l'affirmation de soi. Il s'agit de demander à l'autre de se mobiliser (de faire l'effort) pour nous accepter tels que nous sommes. Nous lui demandons d'éviter toute réaction qui nous mettrait en position d'insécurité.

En somme, nous le prions de nous accorder le droit d'être ce que nous sommes, même lorsque nous sommes différents de ce qu'il attend, de ce qui répondrait à ses besoins. Parfois, nous allons jusqu'à souhaiter qu'il nous accepte même lorsque ce que nous avons fait va à l'encontre de ses valeurs! En fin de compte, nous espérons que l'autre fasse seul le travail d'acceptation pour que nous puissions oser exister tel que nous sommes! Il n'est pas étonnant que l'autonomie tarde à venir...


3- Revendiquer à travers une cause

Il existe une troisième façon d'investir beaucoup d'énergie dans la cause de l'autonomie tout en n'obtenant aucun résultat réel. Cette tactique consiste à défendre de façon compulsive une cause ou des principes.

Bien entendu ce n'est pas toutes les personnes vouées à une cause qui négligent automatiquement la conquête de leur propre autonomie. Mais c'est souvent le cas lorsque nous ne sommes pas actifs sur ce sujet dans notre propre vie et que nous ne le sommes que pour la cause.

Ce qui caractérise cette méthode, c'est que ni le besoin de dépendance, ni l'affirmation ne sont niés. L'erreur est simplement dans le lieu de l'affirmation: l'expression est faite à côté du sujet. Le problème est déplacé de l'intérieur vers l'extérieur; le besoin d'autonomie n'est pas considéré comme une aspiration personnelle mais comme celle d'un groupe.

Une autre caractéristique importante de cette approche, c'est la revendication. Le besoin d'autonomie n'est pas considéré comme une liberté à gagner ou une ressource à développer, mais comme un droit qui devrait nous accordé. L'affirmation est mise au service de la revendication plutôt que de servir à l'exercice de l'autonomie. Le risque de "prendre" est esquivé et, par conséquent, il annule les efforts de conquête d'une liberté intérieure .

    Hubert est un défenseur inlassable de la cause des femmes. Il est très documenté sur la condition féminine dans le monde et dans son pays. Professionnellement il s'est donné un défi: créer un système de gestion du personnel équitable à l'égard des femmes de son entreprise. Il consacre beaucoup d'énergie à cette question et cela, depuis de nombreuses années. Ses succès le rendent heureux.

    Mais Hubert a beaucoup de difficulté à prendre la place qui lui revient dans sa propre vie. Il contredit rarement sa conjointe, même lorsqu'il est vivement en désaccord. S'il le fait c'est avec beaucoup de précautions pour éviter que l'échange ne s'enflamme. Avec ses collègues du sexe féminin il se comporte comme avec son épouse. Ses employés mâles disent de lui qu'il est beaucoup plus permissif avec les femmes qu'avec eux.

    Hubert se rend pas bien compte qu'il fait passer ses besoins en second. Lorsqu'il se rapproche d une prise de conscience à ce sujet, il justifie les efforts qu'il met sur la cause par son inébranlable désir de justice.

Il est facile d'observer la disproportion entre l'énergie consacrée à la cause et celle qui est mise au service de la conquête de son autonomie psychique. Les besoins de dépendance et les actions d'affirmation sont, de façon évidente, déplacés sur un sujet extérieur. En continuant de cette façon, même si Hubert devenait une sommité mondiale sur la condition féminine, il n'aurait rien gagné dans sa liberté personnelle d'être une personne distincte.

Conclusion


À compter du moment où on comprend que la capacité d'être soi, avec ses singularités, est une liberté fondamentale qu'il nous faut acquérir par nos propres efforts, nous avons moins de chances de prendre les chemins qui annulent nos efforts. Il faut comprendre aussi la nécessité de faire cette démarche de croissance en acceptant l'importance des personnes devant lesquelles nous prenons le risque de nous exposer. Ceci nous invite à admettre que nous sommes vulnérables à leurs réactions sans pour autant nous renier.

Cette recherche est difficile parce que nous risquons des pertes importantes. Plus que toutes les autres étapes d'une démarche de croissance, la conquête d'une identité distincte nous met face à la solitude existentielle. C'est pourquoi l'ambivalence entre le désir de s'affirmer tel que nous sommes et celui de se faire accepter est encore plus forte chez ceux qui présentent un déni de la solitude. Lorsqu'on nous accepte "tels que nous sommes" nous ressentons moins cette solitude. (À propos du déni de la solitude, voir "Implications existentielles" dans "
L'Auto-développement: psychothérapie dans la vie quotidienne").

Bien des gens restent à la recherche de leur autonomie psychique jusqu'à la fin de leur vie, mais ne l'atteignent jamais. J'espère que l'éclairage apporté par ce texte pourra aider certains lecteurs à changer leurs procédés pour y parvenir. Les souffrances à travers lesquelles il faut passer pour arriver à l'autonomie psychique valent la peine d'être vécues. Une maturité accrue et un grand apaisement dans nos relations sont les bénéfices qui en découlent.

La méthode pour y parvenir n'est pas simple. Elle diffère d'une personne à l'autre et c'est à travers le cheminement de chaque individu qu'elle se définit précisément. On peut quand-même retenir deux principes qui guident cette quête dans des directions productives.

  1. Il faut tenir compte à la fois du désir d'autonomie et de l'importance réelle du lien avec l'autre.
  2. C'est par l'expression ouverte et directe en contact avec les personnes importantes que les gains sont accomplis.

Plusieurs autres textes sont proposés dans cet article et repris ci- dessous. Ils sont les outils nécessaires pour préciser et concrétiser le type de cheminement proposé ici. Pour le reste, chacun devient responsable de tracer son propre sentier.


Michelle Larivey, psychologue
Février 2001


La confiance en soi

30/06/2006 17:14 par juste-1980

La confiance en soi
Par Jean Garneau, psychologue

Cet article est tiré du magazine électronique
" La lettre du psy"
Volume 3, No 2: Février 1999


Résumé de l'article

Qu'est-ce que la confiance en soi? Sur quoi repose-t-elle? Peut- on la développer à l'âge adulte ou est-ce que ça ne s'acquiert que dans l'enfance?

Cette fameuse confiance en soi, celle qui fait que certaines personnes réussissent tout ce qu'elles entreprennent! Est-elle une qualité innée, l'aboutissement d'une enfance heureuse ou un résultat que nous pouvons obtenir par nos propres efforts? Jean Garneau explique de quoi est faite cette confiance, ses rapports avec l'estime de soi et les façons dont nous pouvons la développer à travers les activités de notre vie quotidienne.


Table des matières

    A. Introduction
    B. Mythe et réalité
    C. L'influence de l'éducation
    D. Les ingrédients
    1. Une prédiction
    2. Réaliste
    3. Des ressources suffisantes
    4. Dans un domaine particulier
    5. Temporaire
    6. Une définition
    E. Comment bâtir sa confiance en soi
    1. L'accumulation d'expérience
    2. L'évaluation des résultats
    3. L'innovation volontaire
    4. Des risques calculés
    F. Un exemple en guise de conclusion
    A. Introduction


    Pierre entre dans la salle pour la première réunion de ce nouveau groupe de travail. Il est essoufflé et en sueurs même s'il est en avance. D'un coup d'oeil il trouve une place libre et s'empresse d'y déposer ses documents. Mine de rien, il jette des coups d'oeil furtifs aux autres. Il cherche à se donner une contenance pour que personne ne puisse voir combien il est tendu. Ses gestes sont saccadés et maladroits, sa posture est rigide, ses mains sont moites, il a la bouche sèche. En ce moment, il n'aspire qu'à une chose: survivre à cette première réunion.

    Lorsque Julie arrive, elle s'arrête, jette un regard sur les personnes déjà présentes et sourit aux deux personnes qui répondent à son regard. Pierre n'est pas de ceux-là; il l'examinait du coin de l'oeil, mais s'est empressé de regarder dans la direction opposée lorsqu'elle s'est tournée vers lui. Il s'en veut aussitôt, mais il voudrait quand-même être invisible. Lorsque Julie vient s'installer à côté de lui, il est tellement embarrassé qu'il en échappe son crayon. Comble de malheur, elle lui parle: "Bonjour, je m'appelle Julie, je travaille à la comptabilité. Je me demande bien pourquoi on nous a réunis. Le savez-vous?"

    Maintenant, Pierre est terrorisé! Il veut répondre, mais aucun son ne sort de sa gorge. Il se demande quoi dire, quoi faire de ses mains, comment avoir l'air dégagé. Il sait qu'il ne réussira pas, comme d'habitude... Heureusement, la réunion commence immédiatement; sauvé!

    Pendant la première partie de la réunion, Pierre n'arrive pas à être attentif. Il est trop occupé à s'en vouloir d'avoir bafouillé. Il envie l'assurance de Julie. Il la trouve chanceuse d'être aussi complètement à l'aise, d'avoir parfaitement confiance en elle et de réussir ainsi sans effort. Après une heure à peine, il constate que Julie devient déjà une personne importante dans le groupe alors que lui n'a pas encore ouvert la bouche et ne sait pas trop de quoi il est question.

    Comme dans les autres comités dont il a fait partie, Pierre se dirige vers un échec humiliant. Il ne sera qu'un figurant aussi silencieux que possible. Lorsqu'il ne pourra pas éviter d'émettre une opinion, il s'en tiendra à un point de vue vague, aussi proche que possible des opinions des autres. Pourquoi?

    On peut certainement dire que Pierre n'a pas confiance en lui-même. C'est vrai, mais incomplet. On pourrait tout aussi bien dire que Pierre prend tous les moyens pour éviter d'avoir confiance en lui: il fait exactement tout ce qu'il faut pour saboter ses chances d'augmenter sa confiance. C'est également vrai, mais beaucoup plus important, car cette vision laisse entrevoir une solution.

    Le but de cet article est de faire comprendre comment on peut changer ce genre de situation: comment on peut transformer cet échec destructeur assuré en un tremplin créateur de confiance. C'est beaucoup plus facile qu'on peut le croire, vous verrez.
     
    B. Mythe et réalité


    Du point de vue de Pierre, la confiance en soi est une chose assez magique et plutôt injuste. Il trouve que Julie a la vie très facile: elle est à l'aise et sûre d'elle-même sans avoir à faire quoi que ce soit pour l'obtenir. Il suppose que c'est dû à son éducation et à son milieu familial lorsqu'elle était enfant. Il croit que s'il avait été davantage supporté et encouragé par ses parents il serait comme Julie: tout serait facile et il aborderait les situations avec une assurance inaltérable.

    Mais la réalité est moins simple. Julie aussi est dans une situation nouvelle et ne connaît personne. Elle est nerveuse comme Pierre, mais elle choisit de créer le contact avec les autres au lieu de l'éviter. C'est sa façon de se rassurer et de faire face à cette situation.

    La différence principale entre nos deux membres du comité, c'est donc la stratégie qu'ils ont adoptée pour vivre cette situation nouvelle; l'un évite les contacts alors que l'autre les établit pour se rassurer. Dès que ce choix est fait, on peut prédire à coup sûr qui réussira à faire de ce groupe une expérience enrichissante et qui en sortira avec une image négative de lui-même.

    Julie a décidé que la façon la plus facile d'être à l'aise, c'est d'être aussi naturelle et ouverte qu'elle le peut. Elle ne cherche pas à dissimuler sa nervosité; elle la transforme en action. Elle ne cherche pas à apparaître "au dessus de ses affaires", elle se sert même de son inconfort comme sujet de conversation pour aborder Pierre. Pour elle, sa nervosité est justement une bonne raison d'aborder les gens; elle sait que c'est ainsi qu'elle fera disparaître. Elle ne cherche pas à impressionner les autres, elle cherche à utiliser cette situation pour connaître de nouvelles personnes et pour apprendre à travailler en groupe. Avec de tels objectifs, elle réussira certainement.

    Pierre, de son côté, a choisi de dissimuler son malaise et de se taire tant qu'il n'aura pas quelque chose d'assez brillant à dire pour impressionner tout le monde. En faisant ce choix, il se condamne à l'échec, car ses exigences sont irréalistes et sa tactique de dissimulation le paralysera à coup sûr.


    C. L'influence de l'éducation


    Pierre a-t-il raison de croire que c'est à cause d'une enfance plus heureuse dans un milieu familial plus supportant que Julie est plus confiante que lui? En réalité, la vraie réponse à cette question est "peut-être en partie". En effet, le fait d'être aimé, traité avec respect et avec confiance par ses parents quand on est jeune peut contribuer à donner un meilleur départ du point de vue de la confiance en soi. Mais ce n'est pas la seule façon dont les parents peuvent avoir une influence dans ce domaine.

    Souvent, les parents empêchent un enfant de commencer à développer sa confiance en voulant le protéger de l'échec ou de la douleur. "Je vais t'aider pour ne pas que tu te blesses" et "Je vais le faire à ta place" peuvent tuer dans l'oeuf les premiers germes de la confiance en soi, même lorsqu'ils sont faits avec amour. Ils sont nuisibles de deux façons:
    1. ils donnent à l'enfant une image de lui-même comme quelqu'un d'incapable et
    2. ils lui font croire qu'il est très grave d'échouer, de se faire mal ou d'avoir de la difficulté à parvenir à son but. Cette deuxième façon est la plus grave, car elle est plus difficile à surmonter par la suite.
    Une autre façon dont le milieu familial peut nuire à la confiance en soi, c'est en supportant trop l'enfant. Il y a deux façons principales de le faire:
    1. en approuvant tout sans aucune discrimination et
    2. en encourageant l'enfant de façon à le faire atteindre un plus haut niveau de performance.
    Dans le premier cas, l'enfant apprend qu'il n'y a pas de place pour l'échec dans sa vie: il réussit tout sans effort et l'échec est une impossibilité. De cette façon, il ne peut devenir réaliste dans sa vision de lui-même et ne peut développer sa capacité de discriminer entre ses forces et ses faiblesses ou entre les situations qui évoluent favorablement et celles qui se développent mal.

    Dans le deuxième cas, c'est la peur de l'échec qui risque de devenir paralysante. L'enfant comprend implicitement que c'est leur propre valeur que ses parents cherchent à établir à travers lui; il sait intuitivement que son échec serait pour eux une blessure intolérable. Il doit réussir à tout prix pour ne pas "détruire le rêve" ses parents. Il peut, en plus, croire qu'il doit exceller pour ne pas perdre l'amour de ses parents.

    Mais en réalité ces explications sont insuffisantes pour comprendre le manque de confiance d'une personne. Les étapes de l'enfance ont leur importance, mais elles ne suffisent pas à donner à un adulte la confiance en lui-même et elles ne suffisent pas à l'en priver. En fin de compte, ce sont nos propres actions qui sont les facteurs les plus importants. C'est pour cette raison que Pierre a tort quand il pense que Julie réussit mieux à cause de son enfance plus favorable. C'est à cause de la façon dont chacun agit maintenant, dans cette situation nouvelle, qu'ils en sortiront avec des niveaux de confiance différents. Pour bien le comprendre ça, il faut examiner plus précisément en quoi consiste la confiance en soi.

    D. Les ingrédients


    La confiance en soi comporte cinq caractéristiques essentielles. En comprenant bien chacune, on peut facilement imaginer des façons d'agir sur notre confiance et sur celles des autres.

    1- Une prédiction

    La confiance en soi est toujours une prédiction. Il ne s'agit pas d'une qualité innée, du résultat d'un "insight" ou d'un sentiment. Cette confiance existe d'abord dans l'esprit: la personne fait une prédiction. Elle prévoit quelque chose qui surviendra dans l'avenir. Contrairement à ce qu'on croit souvent en regardant de l'extérieur une personne qui a confiance en elle, il ne s'agit pas d'une certitude mais d'une prédiction, avec une part réelle d'incertitude comme toutes les prédictions.

    2- Réaliste

    Contrairement à ce qu'on croit souvent, il ne s'agit pas d'une confiance aveugle. La confiance en soi est réaliste: elle s'appuie sur l'expérience réelle accumulée par la personne. Autrement, cette confiance serait dangereuse et conduirait à des échecs graves. Mais nous avons la chance d'être protégés par des réflexes vitaux qui nous empêchent, en temps normal, de nous faire une confiance aveugle ou excessive. Sans avoir à le décider, nous avons naturellement tendance à nous inspirer des résultats obtenus dans le passé pour prévoir ce qui nous attend.

    3- Des ressources suffisantes

    La personne qui entreprend une tâche nouvelle ou s'implique dans une situation inconnue ne peut connaître à l'avance les résultats qu'elle obtiendra. Si elle est réaliste, elle sait qu'un grand nombre de facteurs contribueront à créer ces aboutissements et que sa contribution, même importante, n'est que partielle. La confiance en soi ne va pas jusqu'à prédire les résultats: elle prédit, avec réalisme, qu'on a les ressources nécessaires pour faire face à la situation. Elle prédit qu'on est capable de trouver des solutions aux problèmes qui ne manqueront pas de survenir en cours de route. La personne confiante prédit, en s'appuyant sur son expérience, qu'elle va réussir à se débrouiller adéquatement. Elle ne sait pas si elle va réussir à atteindre ses objectifs, mais elle croit, avec un niveau de certitude élevé, qu'elle trouvera les moyens de "faire pour le mieux" dans la situation réelle.

    4- Dans un domaine particulier

    La confiance en soi n'est pas un chèque en blanc! Toute prédiction doit être relativement précise pour être réaliste. Cette prédiction s'applique toujours à un domaine particulier. Je peux avoir confiance en moi comme skieur sans être confiant comme golfeur. C'est le résultat de mes expériences accumulées dans ces deux domaines (ainsi que dans les domaines connexes comme le tennis et la planche à voile) qui est le principal critère. Je peux avoir confiance en moi comme amant mais non comme père, comme participant aux réunions mais non comme animateur, etc. Vue de l'extérieur, la confiance en soi apparaît souvent comme générale, mais en réalité, elle est toujours spécifique.

    Par exemple, il est clair que Pierre n'a pas confiance en lui comme participant au groupe de travail dont il est membre avec Julie, mais il peut avoir une très grande confiance en lui-même comme père pour faire l'éducation de ses deux enfants. Tout dépend des expériences qu'il a accumulées dans chaque domaine et des conclusions qu'il en tire.

    5- Temporaire

    Et il faut ajouter enfin que la confiance en soi n'est jamais acquise définitivement. Elle est temporaire par définition, car elle est réaliste et ancrée dans l'expérience. Si je cesse de jouer au golf pendant quelques années, ma confiance dans ce secteur en souffrira. Je garderai sans doute la confiance d'être capable de retrouver mon habileté perdue, mais je sais par expérience qu'il faut jouer très régulièrement pour maintenir cette habileté. Le manque de nouvelles expériences amène ma confiance à s'émousser.

    De nouvelles expériences malheureuses peuvent également l'atténuer ou même la détruire. Ce sera encore plus vrai si ces expériences ne peuvent être intégrées dans l'expérience de la personne. Par exemple, si je rencontre des échecs, surtout répétés, que je ne parviens pas à comprendre, leur effet sur ma confiance sera important. C'est comme si je ne pouvais plus me fier à mon expérience accumulée sur laquelle ma confiance s'appuyait. Ma compréhension pratique du domaine n'est plus applicable ou ne me semble plus valide.

    Une définition

    La confiance en soi est donc "Une prédiction réaliste et ponctuelle qu'on a les ressources nécessaires pour faire face à un genre particulier de situation".

    Elle est toujours le résultat d'une accumulation d'expérience. Il s'agit toujours d'une certitude partielle qui s'applique à un domaine particulier et à un moment donné. Il ne s'agit jamais d'une prédiction de résultat ou de performance; c'est plutôt une prévision qui touche la façon dont les choses vont se passer.

    Après ces explications, il est plus facile de comprendre pourquoi Pierre et Julie ont vécu, dans le même groupe de travail qui était nouveau pour les deux, des expériences si différentes. Ils abordaient la situation de façon bien différente et, à cause des choix qu'ils ont faits, ils obtiendront des résultats radicalement opposés du point de vue de la confiance en soi. Pierre en sortira avec encore moins de sécurité et plus convaincu que jamais qu'il est incapable de participer à ce genre de groupe alors que Julie y puisera une confiance qu'elle n'avait pas auparavant.


    E. Comment bâtir sa confiance en soi


    L'accumulation d'expérience


    Lorsque nous abordons un domaine nouveau, nous sommes dans une situation d'insécurité. Nous ne savons pas trop à quoi nous attendre et comment nous adapter à ce contexte. Nous n'avons pas ce qu'il faut pour prévoir ce qui se passera et anticiper nos réactions. Nous ne pouvons avoir confiance en nous-mêmes dans ce domaine précis; il serait même dangereux de nous lancer avec assurance dans ce domaine sans en connaître mieux les pièges.

    D'autres personnes peuvent être bien en confiance dans le même domaine, car elles y sont habituées. Elles en ont mesuré les dangers, elles sont familières avec ses caractéristiques et avec ce qui qu'y passe habituellement. Elle savent aussi comment elles réagiront dans un grand nombre des situations qu'on rencontre dans ce domaine. Elles peuvent prédire sans crainte qu'elles trouveront une façon de s'adapter à ce qui s'y passera. Elles ne savent pas exactement ce qui va se passer dans une situation particulière, mais elles n'en éprouvent pas le besoin. Cette marge d'incertitude demeure confortable ou même stimulante.

    Le premier ingrédient de la confiance en soi est clair: il faut s'impliquer activement pour "prendre de l'expérience". C'est un élément essentiel, mais il ne suffit pas. Il doit s'accompagner d'autres ingrédients.

    L'évaluation des résultats

    Il ne suffit pas d'accumuler de l'expérience; il faut aussi en tirer les leçons appropriées. Autrement, on ne ferait que répéter les mêmes erreurs à l'infini ou reproduire une "recette magique" sans en connaître les limites.

    C'est en faisant une évaluation précise de nos échecs que nous pouvons en comprendre les causes. Une fois qu'on a bien compris ses erreurs, on peut les corriger en agissant autrement, en tenant mieux compte de ce qui se passe. Sans cette compréhension, on est voué à essayer n'importe quoi en espérant "tomber par hasard" sur la bonne solution.

    Mais il n'est pas facile d'essayer "n'importe quoi". La façon de faire qui a échoué était la meilleure qu'on avait trouvée; il est difficile de choisir une autre façon qui semble inférieure en espérant qu'elle donne de meilleurs résultats. Pas étonnant qu'on ait tendance à répéter à l'infini la même erreur. J'ai répété la même erreur en ski pendant des années, jusqu'à ce qu'un ami me fasse voir pourquoi mes virages à gauche étaient si laborieux. Mais dès ce moment, j'ai pu changer ma façon de faire. Les succès sont ensuite venus dès que j'ai réussi à automatiser cette nouvelle façon.

    De la même façon, si j'ai réussi "par hasard" dans mes premières tentatives, je suis naturellement porté à répéter la méthode qui m'a donné ces bons résultats. Mais si je ne prends pas le temps d'examiner mon expérience, si je ne me donne pas la peine de comprendre pourquoi j'ai réussi, je suis presque condamné à répéter cette méthode à l'infini.

    Souvent, nous devenons rigides et limités en nous fiant ainsi aveuglément à une méthode qui réussit. Nous ne comprenons pas assez ce qui se passe pour nous adapter aux situations et découvrir des variantes encore plus satisfaisantes; nous ne pouvons que répéter la "recette magique". Au bout du compte, nous demeurons alors relativement peu confiants dans nos capacités, car nous savons plus ou moins clairement que tout imprévu pourrait détruire notre stratégie.

    Donc, en plus de l'accumulation d'expérience, la confiance en soi exige une réflexion critique sur ces expériences afin d'en comprendre les jeux de forces, les variables principales et les liens de cause à effet. La prédiction réaliste que constitue la confiance en soi doit s'appuyer sur une telle compréhension.

    L'innovation volontaire

    Si on répète toujours les mêmes gestes, on ne peut maîtriser que ceux-ci. Mais le fait d'être limité à quelques possibilités nous laisse très vulnérables: toute nouvelle situation risque de rendre notre méthode inapplicable. La confiance dans nos moyens d'adaptation est alors impossible et ne serait pas réaliste.

    Une confiance en soi solide suppose donc une expérience variée: plusieurs variantes dans la situation et dans son évolution, plusieurs méthodes d'adaptation, plusieurs solutions aux obstacles rencontrés. Pour obtenir cette richesse d'expérience, il est nécessaire d'introduire volontairement de la variété.

    Pourquoi ne pas se satisfaire de la variété qui viendra nécessairement des événements eux-mêmes? On pourrait croire que ces derniers apporteraient des variations aussi intéressantes et même plus réalistes ou pertinentes. Mais en fait ce n'est pas le cas, car ces variations obéiraient plus ou moins au hasard et aux déterminants qui sont extérieurs à nous. Elles ne pourraient jamais nous permettre d'explorer de nouvelles (et peut-être meilleures) façons de réagir aux mêmes situations. Notre exploration serait limitée à la création de nouvelles solutions pour de nouvelles situations. La vraie confiance suppose qu'on est capable de s'adapter rapidement aux situations et de créer de nouvelles solutions lorsque nécessaire. Elle se renforce encore davantage lorsqu'on ose chercher des solutions meilleures que celles qu'on connaît déjà.

    Par ailleurs, il est certain que cette expérimentation "plus ou moins volontaire" nous mettrait plus souvent dans des situations très nouvelles auxquelles nous n'aurions pas de réponses adéquates. Notre taux d'échec serait beaucoup plus élevé, ce qui entraînerait des effets négatifs, au moins à court terme, sur notre niveau de confiance. L'innovation volontaire nous permet au contraire de construire à partir de nos succès et de développer de nouvelles options en nous appuyant sur notre compréhension qui va en grandissant. Ceci nous amène au dernier ingrédient essentiel: la gestion des risques.

    Des risques calculés

    Autrefois, certains disaient que la meilleure façon d'apprendre à nager, c'est de se jeter à l'eau. Malheureusement, les personnes qui avaient l'expérience nécessaire pour démentir ce mythe étaient toutes mortes noyées. Il faut survivre pour que notre expérience puisse se transformer en confiance en nous!.

    La stratégie la plus efficace pour que notre expérience nous serve à développer rapidement notre confiance en nous-mêmes, c'est de bien choisir les risques que nous prenons. Autrement dit, nos tentatives nous seront plus utiles si nous faisons des expériences dont le degré de risque nous apparaît tolérable. De cette façon, nous pourrons aller de succès en succès tout en apprenant les variantes et les subtilités du domaine que nous apprivoisons. Même les échecs seront tolérables et pourront faire partie de notre apprentissage parce que nous les aurons envisagés à l'avance et nous en aurons contrôlé la gravité.

    Il est nécessaire de prendre des risques pour sortir des solutions toutes faites et explorer vraiment le nouveau domaine. Mais il n'est pas utile de risquer des échecs qui nous détruiraient; il vaut mieux augmenter progressivement le niveau de difficulté et l'importance des risques. C'est de cette façon que nous serons sûrs d'avoir les ressources et la sécurité personnelle pour accepter et exploiter les échecs lorsque nous les rencontrerons.

    En somme, c'est comme pour tous les autres apprentissages, il faut graduer la difficulté pour progresser rapidement; ne pas rester limité à ce qu'on connaît déjà, mais ne pas se lancer aveuglément dans des situations trop difficiles pour les moyens dont nous disposons.


    F. Un exemple en guise de conclusion


    Imaginons que Pierre lise cet article; il pourrait décider que son manque de confiance en lui-même n'est pas nécessairement définitif. Il pourrait choisir de profiter de la deuxième réunion de ce Comité pour commencer à développer sa confiance en "prenant de l'expérience". Voici un exemple de la façon dont il pourrait procéder.

    Pierre a remarqué un truc que Julie utilise abondamment et qui semble lui réussir: elle entre directement en contact avec les autres. Il aimerait en faire autant, mais il craint d'être maladroit parce qu'il n'a pas l'habitude de prendre les devants.

    Astucieux, Pierre décide qu'il peut se préparer en s'entraînant dans des situations où il se sent plus sûr de lui. Il choisit donc, en attendant la prochaine réunion du Comité, de se servir de ses collègues de travail pour devenir plus habile à aborder les gens.

    Il décide qu'avec chacune des six personnes de son équipe de travail, il créera de sa propre initiative un contact par jour: amorcer une brève conversation à propos de la principale manchette du journal, poser une question sur un point technique du travail, s'informer du week-end, exprimer sa réaction personnelle devant une situation, dire bonjour dans l'ascenseur, peu importe! Pierre veut s'habituer à prendre l'initiative qui crée le contact.

    Après environ une semaine, Pierre commence à trouver cette approche un peu trop facile. C'est devenu presque naturel pour lui d'aborder ses collègues et il constate que ses relations avec eux sont devenues plus intéressantes; il a le goût de leur parler alors qu'auparavant il restait plutôt seul. Comme il reste encore un mois avant la prochaine réunion du Comité, Pierre cherche une autre façon de prendre de l'expérience dans l'art d'aborder les gens, quelque chose d'un peu plus difficile.

    Il voit deux possibilités: aborder son chef d'équipe (qui l'impressionne beaucoup) et aborder de parfaits inconnus. Il décide de commencer par son supérieur car ça lui semble moins artificiel que d'aborder des inconnus sans prétexte valable. Pendant deux semaines, il prend l'initiative d'un contact par jour avec son chef d'équipe; au moins le saluer et lui demander "comment ça va", mais il veut davantage... Et après une douzaine de jours, il trouve le courage de prendre rendez-vous avec son chef pour lui parler d'un point qui le préoccupait depuis deux ans.

    Et il continue ainsi à progresser grâce à ses exercices réguliers et à la gradation des difficultés auxquelles il se mesure. De plus, il réfléchit aux tentatives nouvelles qu'il pourrait faire, aux les résultats qu'il obtient. Il continue à essayer de nouvelles façons d'agir pour les comparer aux anciennes. Il est allé jusqu'à prendre le Métro pour se rendre au travail afin de vérifier s'il trouverait le courage d'aborder sans raison de parfaits inconnus. Il est sorti de cette expérience gonflé à bloc! Lui qui autrefois examinait soigneusement le plancher dans de telles situations, il s'est surpris à parler à deux personnes du match d'hier, à regarder les gens avec intérêt et à sourire à une jolie jeune femme lorsque leurs regards se sont croisés. Pierre commence à trouver qu'il est plutôt habile à initier des contacts...

    Ensuite, il s'attaque à la préparation de la prochaine réunion du comité. Il se dit que s'il parvenait à initier un contact intéressant avec chaque membre du groupe, sa participation aux travaux du comité serait beaucoup plus facile. Comme il craint d'avoir le trac et de manquer d'inspiration sur le moment, il décide de se préparer à l'avance. Il veut avoir quelque chose à dire en abordant chaque membre du comité.

    Deux jours avant la réunion, il prend le temps d'identifier ce qu'il aimerait réellement dire à chaque personne; quelque chose de particulier pour chacune. Il s'assure de choisir quelque chose qu'il se sent capable de dire réellement et va même jusqu'à essayer de le dire à haute voix pour vérifier s'il se sent confortable. Ainsi, même s'il manque d'inspiration sur le moment et même si la nervosité nuit à sa concentration, il aura quelque chose de valable à dire pour prendre contact avec chacun. Il est étonné de constater qu'il n'a aucune difficulté à trouver des choses qu'il aimerait dire à chaque personne, à partir de ce qu'il connaît d'elles.

    Croirez-vous que le jour de la réunion Pierre était nerveux mais enthousiaste; il avait hâte! Il est arrivé tôt, a eu le temps d'échanger avec trois personnes avant que la réunion commence et deux autres à la pause. Fort de ces nouveaux liens, il se sentait nettement plus à l'aise pendant la réunion. En s'adressant plus particulièrement à une de ces personnes, il a exprimé une opinion vraiment personnelle pendant la réunion. Il en est très heureux, même s'il n'a pas réussi à développer son idée autant qu'il l'aurait souhaité. Il est satisfait d'avoir osé et se réjouit de la confiance nouvelle qu'il sent se développer en lui. Il a hâte à la prochaine réunion, car il la voit comme une occasion de continuer à apprendre.

    En bref

    Parce qu'il a décidé de faire des expériences, Pierre s'est mis dans une situation où il pouvait augmenter sa confiance en lui-même. Parce qu'il a pris soin de graduer la difficulté de ses expériences, il s'est donné la possibilité de progresser rapidement dans sa confiance. Parce qu'il réfléchit sur ses expériences et cherche à comprendre les causes de ses succès comme celles de ses échecs, Pierre comprend de mieux en mieux ses forces et ses faiblesses dans les contacts interpersonnels et il perçoit plus clairement les forces qui sont en jeu dans un groupe de travail.


MOUHAMED6

30/06/2006 16:51 par juste-1980


 


 

Sa Majesté le Roi
Mohammed VI

Mohammed VI Mohammed VI


Version française / version arabe / Version anglaise

Sa Majesté Le Roi Mohammed VI, Roi du Maroc, est issu de la Lignée des Alaouites, originaire de Yanboô An Nakhil, petite oasis de la côte d’Arabie, sur la Mer Rouge. Descendante directe du prophète de l’Islam Sidna Mohammed par la voie de sa fille Lalla fatima Zohra, la Famille Royale est venue s’installer à Sijilmassa, dans le Sud marocain, au milieu du XIIIème siècle. Sa Majesté le Roi Mohammed VI est le Vingt-troisième Roi de la Dynastie Alaouite, dont le règne a débuté au milieu du XVIIème siècle.

Sa Majesté le Roi Mohammed VI, fils de Feu Sa Majesté Hassan II, est né le 21 Août 1963 à Rabat. A l’âge de quatre ans, Son Auguste Père le fait entrer à l’Ecole Coranique du Palais Royal. Le 28 Juin 1973, Son Altesse Royale le Prince Héritier obtient, avec succès, le Certificat d’Etudes Primaires et poursuit ses études secondaires au Collège Royal où Il obtient son Baccalauréat en 1981. Il est diplômé de l’Université Mohammed V.

En 1985, le Prince Héritier Sidi Mohammed obtient sa Licence en Droit à la Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales de Rabat. Le sujet de Son mémoire porte sur  « L’Union Arabo-Africaine et la stratégie du Royaume du Maroc en matière de relations internationales ».

En 1987, Il obtient le premier Certificat d’Etudes Supérieures (C.E.S) en Sciences Politiques avec mention.

En Juillet 1988, Son Altesse Royale le Prince Héritier Sidi Mohammed réussit, avec mention, ses derniers examens pour l’obtention du deuxième C.E.S en droit Public.

Afin de compléter sa formation et de vivre de près la pratique des principes et des règles de droit appris à la Faculté, Feu Sa Majesté le Roi Hassan II décide de l’envoyer, en novembre 1988, à Bruxelles, en vue d’effectuer un stage de quelques mois auprès de M. Jacques Delors, Président de la Commission des Communautés Economiques Européennes. Rompu aux lourdes tâches depuis son jeune âge, Son Altesse Royale le Prince Héritier Sidi Mohammed est souvent chargé par Son Auguste Père de nombreuses missions à différents niveaux : national, arabe, islamique, africain, et international, auprès des Chefs d’Etat frères et amis. Son Altesse a ainsi participé à plusieurs conférences internationales et régionales.

La première mission officielle à l’étranger de Son Altesse Royale le Prince Héritier a eu lieu le 6 avril 1974, quand il a représenté feu Sa Majesté Hassan II à l’Office Religieux célébré à la Cathédrale « Notre Dame de Paris » à la mémoire du Président français, Georges Pompidou.

Le 22 décembre 1979, Son Altesse Royale le Prince Héritier est porté à la Présidence d’Honneur de l’Association Socio-Culturelle du Bassin Méditerranéen.

Du 23 au 30 Juillet 1980, Son Altesse Royale le Prince Héritier Sidi Mohammed effectue une tournée dans plusieurs pays africains et rencontre les Présidents Leopold Sedar Senghor du Sénégal, Ahmed Sékou Touré de Guinée, Félix Houphouët Boigny de la Côte d’Ivoire, Ahmedou Ahijou du Cameroun et Shehu Shagari du Nigéria. Il leur a remis des messages personnels de Feu Sa Majesté Hassan II.

Le 18 mars 1982, Il est nommé Président du Comité d’Organisation des IXèmes jeux Méditerranéens de Casablanca.

Le 10 mars 1983, Son Altesse Royale le Prince Héritier préside la délégation marocaine aux travaux du VIIème sommet des pays Non-Alignés à New-Delhi et prononce un important discours dans lequel Il rappelle les positions du Maroc à l’égard de diverses questions arabes, africaines et internationales.

Le 21 septembre 1983, le Prince Héritier préside la délégation marocaine aux travaux du comité de mise en oeuvre de l’O.U.A sur le Sahara à Adis-Abeba.

Le 3 octobre 1983, Il préside la délégation marocaine à la Xème conférence franco-africaine, à Vittel. 

Le 11 avril 1985, Son Altesse le Prince Héritier est nommé par Son Auguste Père, Président de la Commission Chargée de l’Organisation des VIèmes  jeuxpanarabes.

Le 26 novembre 1985, Son Altesse Royale le Prince Héritier Sidi Mohammed est nommé, par le Souverain, Coordonnateur des bureaux et services de l’Etat-Major Général des Forces Armées Royales. Une tâche digne d’un Prince qui a su mener à bien les différentes missions qui lui ont été confiées.

Du 11 au 18 mars 1986, le Prince Héritier effectue une visite officielle en Arabie Saoudite. Du 7 au 21 mars 1987, Il se déplace en visite officielle au Japon.

Le 23 février 1989, Son Altesse Royale le Prince Héritier Sidi Mohammed représente Feu sa Majesté Hassan II aux obsèques de l’Empereur du Japon Hiro Hito.

Le 29 octobre 1993, Son Altesse Royale le Prince Héritier obtient, à l’Université de Nice-Sophia Antipolis en France, le titre de Docteur en Droit avec la mention « très honorable », suite à une thèse intitulée « La coopération entre la Communauté Economique Européenne et l’Union du Maghreb Arabe ».

Le Maroc et l’Union européenne à l’aube du XXIème siècle

Le 12 juillet 1994, Son Altesse Royale le Prince Héritier Sidi Mohammed est promu, par Feu Sa Majesté Hassan II, au grade de Général de Division.

Le 12 avril 1994, Son Altesse Royale le Prince Héritier préside l’ouverture des travaux de la conférence ministérielle du G.A.T.T à Marrakech.

Le 4 mai 1994, Son Altesse Royale le Prince Héritier Sidi Mohammed participe aux travaux de la réunion du groupe consultatif, à Genève, à l’occasion de la Commémoration du 50ème anniversaire de la constitution de l’O.N .U.

Le 19 décembre 1994, Son Altesse Royale le Prince Héritier ouvre les travaux du Conseil Supérieur de la Culture.

Le 12 janvier 1995, Son Altesse Royale le Prince Héritier préside l’ouverture des travaux de la Commission Nationale pour la Commémoration du 50ème anniversaire de l’O.N.U.

Le 9 avril 1996, Son Altesse le Prince Héritier Sidi Mohammed conduit, à Paris, la séance de clôture du séminaire sur « Les relations entre le Maroc et l’Europe ».

Le 10 décembre 1996, Son Altesse Royale le Prince Héritier inaugure, à New York, le Bureau du Conseil Maroco-Américain du Commerce et des Investissements.

Du 21 au 27 juin 1997, Son Altesse Royale le Prince Héritier Sidi Mohammed représente Feu Sa Majesté Hassan II aux travaux de la session extraordinaire de l’Assemblée Générale de l’O.N.U sur l’Environnement intitulée « Le Sommet de la terre +5 ».

Le 23 Juillet 1999 : Cérémonie de présentation de l'allégeance à S.M le Roi Mohamed Ibn Al Hassan Ben Mohamed, à la Salle du Trône du palais Royal de Rabat.

Son Intronisation est célébrée le 30 juillet 1999

Le 12 Juillet 2002  Le Mariage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI avec SAR la Princesse Lalla Salma est célébré à Rabat, conformément aux traditions de la glorieuse dynastie alaouite.

Le 8 mai ‎‎2003  Naissance, à Rabat, de Son Altesse Royale le Prince Héritier Moulay Al Hassan

Dispositions de la Constitution concernant la Monarchie et les prérogatives du Souverain

LE ROI..

30/06/2006 16:40 par juste-1980

  • LE ROI..

    LE ROI..

    30/06/2006 16:40 par juste-1980

sa majeste LE ROI HASSAN 2

30/06/2006 16:34 par juste-1980

Feu Sa Majesté Le Roi Hassan II
(1929 - 1999)


Discours et interviews de
Feu Sa Majesté le Roi HASSAN II

(1996-97-98)
Version arabe


(Photo Maradji)

Feu Sa Majesté le Roi Hassan II, est né à Rabat le 9 juillet 1929 et décédé le 23 juillet 1999. Son règne a duré 38 ans (1961-1999). Il a reçu au Palais Royal les premiers enseignements de la science coranique. Après de brillantes études universitaires à Rabat et à Bordeaux (France), Sa Majesté le Roi obtint, en 1951, le Diplôme d'Etudes Supérieures en droit public.

  • Docteur Honoris Causa de l'Université de Bordeaux.
  • Docteur Honoris Causa de l'Université "Al Azhar" du Caire.
  • Docteur Honoris Causa de l'Université Georgetown.
Sa Majesté Hassan II évolua, dès Son plus jeune âge, dans un environnement marqué par le patriotisme, l'héroïsme et la mobilisation. Son Père, feu Sa Majesté Mohammed V, fit bénéficier Son fils aîné d'une éducation conjuguant la tradition avec la modernité et d'une formation fondée sur les valeurs arabo-islamiques et sur les principes de la civilisation universelle.

Dès Son jeune âge, le Souverain fut témoin de grands événements historiques.
En 1943, Il assista, aux côtés de Son Père, à la Conférence d'Anfa où Il rencontra Churchill et Roosevelt. Cette Conférence des Alliés se tenait à la veille de la libération de l'Europe et à un tournant décisif de l'histoire du monde.

En 1944, Sa Majesté le Roi Hassan II participa à la rédaction du Manifeste de l'Indépendance aux côtés des représentants du Mouvement National. Très jeune déjà, le Prince Moulay Hassan militait activement au sein du collège impérial, foyer du militantisme et du nationalisme marocain.

En 1947, le Prince Moulay Hassan participa au voyage historique de feu Sa Majesté Mohammed V à Tanger, et assista au discours de Son Père qui réclamait l'indépendance du pays, son unité, son intégrité territoriale et son adhésion à la Ligue arabe. Il lança Lui-même un appel aux jeunes les invitant à se mobiliser pour la libération.

Le 20 août 1953, les autorités du protectorat exilèrent en Corse, Sa Majesté Mohammed V, le Prince Moulay Hassan et l'ensemble de la Famille Royale. Ils furent ensuite transférés, en janvier 1954, à Madagascar. Le Prince Moulay Hassan a été, au cours de cet exil, le conseiller politique de Son Père.

Le 16 novembre 1955 retour d'exil de feu Sa Majesté Mohammed V et des membres de la famille Royale.

En février 1956, le Prince Moulay Hassan participa aux côtés de Son Père aux négociations pour l'Indépendance.

Après l'Indépendance, Sa Majesté Mohammed V nomma son fils aîné, le Prince Moulay Hassan, en avril 1956, Chef d'Etat Major des Forces Armées Royales.

Le 9 juillet 1957, Moulay Hassan fut proclamé officiellement Prince Héritier.

Le 3 mars 1961, après le décès de Feu Sa Majesté Mohammed V, Moulay Hassan fut proclamé Roi du Maroc.

Depuis Son intronisation, le Souverain a veillé à doter le Royaume d'institutions démocratiques représentatives au niveau national, régional et local.
Sa Majesté Hassan II n'a cessé d'œuvrer pour l'unification du Royaume et la consolidation de son indépendance et de son intégrité territoriale: libération de la province de Tarfaya (1958) et de la province de Sidi Ifni (1969).

En octobre 1975, Sa Majesté le Roi organise la glorieuse Marche Verte qui a permis la libération et le retour à la mère patrie de Sakiet Al Hamra et de Oued Addahab (ex-Sahara espagnol).
Sa Majesté le Roi est l'un des piliers de la paix dans le monde. Grâce à Son action, le Maroc a pu jouer un rôle dynamique au sein des principales instances internationales et régionales:

L'année 1993 a été marquée par la publication en langues arabe et française de l'ouvrage:"Hassan II, la mémoire d'un Roi". Ce livre, qui est le résultat d'une série de longs entretiens de S.M. le Roi avec le journaliste français Eric Laurent, est un document plein de révélations, de confidences et de réflexions sur le pouvoir et la monarchie au Maroc.

C'est également un recueil de souvenirs sur les personnalités marocaines et étrangères que le Souverain a rencontrées durant Son règne.

Voici par ailleurs quelques Témoignages sur l'homme et le Chef d'Etat exprimés par des personnalités étrangères.

Père de famille, S.M. Hassan II a cinq enfants:
* S.A.R. La Princesse Lalla Meryem, née le 26 août 1962 ;
* S.A.R. Le Prince Héritier Sidi Mohammed, né le 21 août 1963;
* S.A.R. La Princesse Lalla Asmaa, née le 29 septembre 1965;
* S.A.R. La Princesse Lalla Hasna, née le 19 novembre 1967;
* S.A.R. Le Prince Moulay Rachid, né le 20 juin 1970. 

Vendredi 23 juillet 1999 le décès de Feu Sa Majesté Hassan II (1929-1999)

Album photos Maradji

Spécial / Condoléances
décès Feu SM Hassan II
Version française / version arabe 

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