a mon papy...je ne t'oublierai jamais
05/07/2006 01:41 par juste-1980
Transfert et conquête de l'autonomie
Par Michelle Larivey , psychologue
Cet article est dabord paru dans le magazine électronique
" La lettre du psy"
Volume 5, No 2: Février 2001
sous le titre "La conquête de l'autonomie"
Résumé de l'article
Après avoir gagné, plus ou moins laborieusement, le droit d'avoir des besoins et des émotions, nous devons tous rencontrer un défi supplémentaire: le droit d'être une personne unique, différente des autres. Nous constatons en effet que les autres ne nous acceptent pas nécessairement tels que nous sommes et ne nous approuvent pas toujours.
C'est avec les personnes qui nous importent le plus que nous vivons surtout cette déception. Il est bien normal que nos réactions soient vives et que nous leur reprochions de nous empêcher d'être nous-mêmes. Les accrochages ou les conflits stériles qui en découlent prennent alors de plus en plus de place dans ces relations, au point de nous conduire souvent à des ruptures complètes.
Dans cet article, Michelle Larivey nous indique les voies qui permettent de résoudre ce dilemme. Elle décrit les méthodes usuelles qui conduisent à des impasses et présente celles qui permettent de relever avec succès le défi de l'autonomie personnelle.
Table des matières
Introduction
Dans "Transfert et droit de vivre", il a été question de la capacité d'accepter nos émotions et nos besoins. Nous avons vu que la préoccupation du droit à l'existence est omniprésente et se manifeste constamment tant que cette liberté intérieure n'est pas acquise. (Pour en savoir plus, voyez "Le transfert dans les relations" et "Aux sources du transfert".)
Le développement psychique ne s'arrête pas à cette victoire. Une fois acquis le droit d'exister avec nos émotions et besoins propres, nous entreprenons, avec autant de volonté et de détermination, une autre conquête: celle du droit d'être distinct. Notre tâche consiste à devenir capables de nous assumer devant les autres. C'est ainsi que nous gagnons notre autonomie psychique.
L'essentiel de cette démarche de croissance consiste à affirmer notre "différence". Lorsque la démarche est bien faite, elle nous permet d'assumer graduellement notre propre individualité et nos singularités.
Ceux qui réussissent cette conquête deviennent capables d'être eux-mêmes dans leurs relations, sans tension intérieure et sans devoir provoquer des conflits avec leur entourage. Mais il faut du temps pour atteindre une telle sérénité et le chemin pour y arriver n'est pas de tout repos. Il comporte des émotions intenses et une bonne dose d'insécurité.
Dans cet article, nous allons voir en quoi consiste cette recherche et quels sont ses difficultés et ses écueils les plus courants. Nous allons aussi expliquer pourquoi cette quête s'avère très souvent stérile, ressemblant à une lutte infinie sans réel gain d'indépendance. Pour un exposé plus élaboré, on peut consulter le chapitre sur la résolution du transfert du livre "L'Auto-développement: psychothérapie dans la vie quotidienne".
B- L'autonomie
1. Son importance
Pour survivre, les êtres vivants doivent être autonomes. Selon les genres et les espèces, l'acquisition de cette autonomie est plus ou moins complexe. Chez les humains, elle s'étend sur un grand nombre d'années, même si elle est supportée par un système d'éducation particulièrement élaboré.
L'autonomie est avant tout au service de la survie. C'est pour cela qu'elle fait partie d'un développement harmonieux et qu'il est tout à fait naturel pour les humains de la rechercher.
Dès que le jeune enfant découvre qu'il est capable de faire des choses par lui-même, il se met à multiplier volontairement les occasions de le faire. Si on le laisse explorer en lui fournissant l'encadrement et le soutien nécessaires, il acquiert de la confiance et de la solidité.
L'adolescence constitue une autre phase aigüe du développement de l'autonomie. Dans sa quête pour son identité propre, le jeune tente éperdument de se différencier de ceux qui ont eu une influence prépondérante sur lui, particulièrement ses parents. Cette recherche de son identité propre le pousse à s'affirmer et à s'opposer, quitte à subir la désapprobation. S'il parvient à vivre cette phase sans être trop violemment rejeté par les personnes importantes de sa vie, il gagne une partie importante de son indépendance psychique.
2. Ce que c'est
Une personne autonome est capable d'agir par elle-même pour répondre à ses besoins. Cela suppose deux éléments: elle reconnaît son expérience intérieure et elle en tient compte dans ses actions. Au lieu de se laisser dicter ses besoins et son comportement par l'extérieur, cette personne est "déterminée de l'intérieur" (comme l'exprimait Abraham Maslow).
La personne autonome est capable de prendre vraiment le risque de s'affirmer telle qu'elle est: avec son expérience propre, ses besoins, ses émotions, ses valeurs. Elle accorde de l'importance à son expérience et à ses besoins même lorsqu'ils ne sont pas approuvés par son entourage. Elle obéit à sa propre volonté plutôt qu'à celle des autres.
Comme le droit d'être, l'autonomie est une liberté intérieure. C'est la capacité de faire les choix que nous jugeons bons pour nous et d'en assumer les conséquences réelles, particulièrement les réactions des personnes qui nous importent. Cette liberté ne peut absolument pas nous être donnée par les autres, même s'ils jouent un rôle important dans son acquisition.
C- Dépendance et autonomie
On assimile souvent la recherche de l'autonomie à la disparition de la dépendance. Les personnes qui font cette erreur parlent surtout d'indépendance et elles aspirent à devenir indifférentes envers ceux qui exercent une influence importante sur elles.
En réalité, l'autonomie est indissociable de la dépendance. C'est seulement en rapport avec les personnes qui ont une grande valeur affective pour nous que nous pouvons gagner notre indépendance. Mais cela n'implique pas de devenir indifférents à ces personnes. Bien au contraire!
En fait, il serait inutile de chercher à devenir autonome devant les personnes auxquelles nous n'accordons pas d'importance. Notre liberté est déjà acquise! C'est avec les personnes qui nous importent le plus qu'il est utile de gagner notre autonomie. Et si nous parvenions à devenir indifférents envers elles, le problème serait simplement déplacé. Il faudrait alors trouver quelqu'un d'autre pour nous fournir l'occasion de faire cette conquête.
Comme nos besoins de dépendance seront présents tout au long de notre vie, ils ne peuvent être sacrifiés à notre recherche d'autonomie. Nous aurons toujours besoin d'être aimés. Chaque personne a besoin d'être reconnue comme une personne valable, d'être considérée, d'être attirante sexuellement et comme personne.
Chaque fois que nous parvenons à nous respecter en dépit du risque de perdre l'affection ou la considération des personnes importantes, nous gagnons de la solidité et notre identité est renforcée.
Ce n'est donc pas en niant notre dépendance ou en évitant de nous affirmer pour minimiser les risques que nous pouvons évoluer vers l'autonomie. Toutes les tentatives ainsi faussées aboutissent au contraire à l'échec de la démarche.
D- Trois méthodes vouées à l'échec
La peur de nous affirmer tels que nous sommes, avec à la fois notre dépendance et le désir de nous distinguer, est habituellement très forte. (Elle diminue progressivement si la démarche est adéquate.) Il est donc très tentant d'esquiver les difficultés en déployant diverses stratégies qui évitent l'affirmation ou neutralisent l'importance affective de notre interlocuteur. Il va sans dire que l'évitement de l'un ou de l'autre de ces deux ingrédients nécessaires condamne la démarche à un échec.
1- Neutraliser la dépendance
Pour éviter la vulnérabilité dans nos tentatives d'affirmation, nous pouvons essayer de nous persuader que les réactions de l'autre n'ont pas d'importance ou que nous n'avons pas besoin de lui. Cette méthode d'évitement prend trois formes principales.
Comme on l'a vu plus haut, on gagne son indépendance en prenant le risque d'être soi "en contact ouvert" avec les personnes importantes à cet égard. Mais au lieu de se laisser atteindre par les émotions de son mari, Claudine se fait croire qu'elles ne lui importent pas. Elle se raidit pour ne pas ressentir d'inquiétude ou pour éviter la culpabilité. Bien que ses tentatives d'affirmation lui demandent beaucoup d'énergie, elles ne lui servent pas vraiment à s'assumer.
Ce n'est pas de cette façon que Véronique atteindra la liberté intérieure de faire ce qui est important pour elle, même lorsque cela dérange des gens qui lui sont chers. En s'éloignant de Mathieu elle tente d'éliminer un obstacle alors qu'elle devrait plutôt le franchir pour gagner réellement son autonomie.
Si Véronique en vient effectivement à la séparation pour résoudre cette impasse, elle fera une grave erreur. Tout le travail amorcé aux côtés de Mathieu devra être repris avec son prochain conjoint, à moins, bien sûr, qu'elle n'adopte la solution de Pierre!
À première vue, s'éloigner des personnes dont les réactions nous atteignent peut apparaître comme une solution au besoin d'indépendance. "Loin de lui ou d'elle, je serai libre!" Mais c'est une grave erreur!
Même s'il est vrai que nous pouvons ainsi plus facilement agir à notre guise, nous n'avons aucune chance de gagner ainsi notre autonomie psychique. Ce n'est pas par manque d ‘affirmation active, c'est parce que notre dépendance réelle est niée. En la niant ainsi, nous ne prenons pas réellement le risque (avec ses conséquences) d'être distincts; c'est ce qui fait qu'il n'y a pas de gain possible du point de vue de l'autonomie.
La stratégie d'Arthur, on s'en doute, ne lui permet pas d'avancer d'un centimètre dans l'acquisition de son autonomie. D'abord, en renonçant ainsi à une vie distincte, il est condamné à une baisse de vitalité et probablement à une forme de dépression. Ensuite, en sacrifiant son affirmation pour satisfaire sa dépendance devant les réactions de Florence, il s'empêche de s'assumer.
Son retrait passif lui évite sans doute de percevoir clairement la déplorable condition de vie qu'il accepte avec Florence. Malheureusement pour lui, cette option ne lui permet pas d'améliorer son sort. Mais ça, c'est une autre question (Voyez : Les mythes de l'amour : L'amour inconditionnel).
Toutefois, Arthur n'est pas complètement dupe. Il sait bien qu'il n'est pas un homme libre. À la blague, il se définit comme "le mari de Florence". "Flo, c'est le patron", répète-t-il souvent sans éprouver clairement la tristesse profonde qui l'habite alors.
2. Demander la permission
Contrairement aux méthodes précédentes, c'est l'affirmation qui est déplacée ici. Au lieu de porter sur le risque d'être soi, elle est appliquée à reprocher à l'autre de ne pas nous permettre d'être nous- mêmes ou encore à lui en demander l'autorisation. Fondamentalement, nous l'implorons de nous accorder notre liberté.
Muriel ne nie pas qu'elle a besoin de l'approbation de son ami. En ce sens, elle reconnaît sa dépendance. Mais son affirmation ne porte pas sur le bon sujet. Au lieu d'afficher ce qu'elle veut et de vivre avec les conséquences qui en découlent, elle réaffirme continuellement son exigence d'être acceptée telle quelle, sans discussion.
De cette façon, elle n'a aucune chance de progresser dans son autonomie psychique. Et même si elle obtenait que son ami se neutralise pour son confort à elle, le problème ne serait que déplacé car son ami deviendrait alors un élément "neutre" à ce sujet (le transfert serait neutralisé). Muriel se croirait alors libre avec lui, mais elle n'aurait gagné aucune liberté intérieure. Sa difficulté de se respecter se manifesterait alors avec d'autres personnes, celles que son psychisme choisirait pour la continuation de sa conquête.
Ces exemples mettent en lumière une stratégie courante qui sert à éviter l'affirmation de soi. Il s'agit de demander à l'autre de se mobiliser (de faire l'effort) pour nous accepter tels que nous sommes. Nous lui demandons d'éviter toute réaction qui nous mettrait en position d'insécurité.
En somme, nous le prions de nous accorder le droit d'être ce que nous sommes, même lorsque nous sommes différents de ce qu'il attend, de ce qui répondrait à ses besoins. Parfois, nous allons jusqu'à souhaiter qu'il nous accepte même lorsque ce que nous avons fait va à l'encontre de ses valeurs! En fin de compte, nous espérons que l'autre fasse seul le travail d'acceptation pour que nous puissions oser exister tel que nous sommes! Il n'est pas étonnant que l'autonomie tarde à venir...
3- Revendiquer à travers une cause
Il existe une troisième façon d'investir beaucoup d'énergie dans la cause de l'autonomie tout en n'obtenant aucun résultat réel. Cette tactique consiste à défendre de façon compulsive une cause ou des principes.
Bien entendu ce n'est pas toutes les personnes vouées à une cause qui négligent automatiquement la conquête de leur propre autonomie. Mais c'est souvent le cas lorsque nous ne sommes pas actifs sur ce sujet dans notre propre vie et que nous ne le sommes que pour la cause.
Ce qui caractérise cette méthode, c'est que ni le besoin de dépendance, ni l'affirmation ne sont niés. L'erreur est simplement dans le lieu de l'affirmation: l'expression est faite à côté du sujet. Le problème est déplacé de l'intérieur vers l'extérieur; le besoin d'autonomie n'est pas considéré comme une aspiration personnelle mais comme celle d'un groupe.
Une autre caractéristique importante de cette approche, c'est la revendication. Le besoin d'autonomie n'est pas considéré comme une liberté à gagner ou une ressource à développer, mais comme un droit qui devrait nous accordé. L'affirmation est mise au service de la revendication plutôt que de servir à l'exercice de l'autonomie. Le risque de "prendre" est esquivé et, par conséquent, il annule les efforts de conquête d'une liberté intérieure .
Il est facile d'observer la disproportion entre l'énergie consacrée à la cause et celle qui est mise au service de la conquête de son autonomie psychique. Les besoins de dépendance et les actions d'affirmation sont, de façon évidente, déplacés sur un sujet extérieur. En continuant de cette façon, même si Hubert devenait une sommité mondiale sur la condition féminine, il n'aurait rien gagné dans sa liberté personnelle d'être une personne distincte.
Conclusion
À compter du moment où on comprend que la capacité d'être soi, avec ses singularités, est une liberté fondamentale qu'il nous faut acquérir par nos propres efforts, nous avons moins de chances de prendre les chemins qui annulent nos efforts. Il faut comprendre aussi la nécessité de faire cette démarche de croissance en acceptant l'importance des personnes devant lesquelles nous prenons le risque de nous exposer. Ceci nous invite à admettre que nous sommes vulnérables à leurs réactions sans pour autant nous renier.
Cette recherche est difficile parce que nous risquons des pertes importantes. Plus que toutes les autres étapes d'une démarche de croissance, la conquête d'une identité distincte nous met face à la solitude existentielle. C'est pourquoi l'ambivalence entre le désir de s'affirmer tel que nous sommes et celui de se faire accepter est encore plus forte chez ceux qui présentent un déni de la solitude. Lorsqu'on nous accepte "tels que nous sommes" nous ressentons moins cette solitude. (À propos du déni de la solitude, voir "Implications existentielles" dans "L'Auto-développement: psychothérapie dans la vie quotidienne").
Bien des gens restent à la recherche de leur autonomie psychique jusqu'à la fin de leur vie, mais ne l'atteignent jamais. J'espère que l'éclairage apporté par ce texte pourra aider certains lecteurs à changer leurs procédés pour y parvenir. Les souffrances à travers lesquelles il faut passer pour arriver à l'autonomie psychique valent la peine d'être vécues. Une maturité accrue et un grand apaisement dans nos relations sont les bénéfices qui en découlent.
La méthode pour y parvenir n'est pas simple. Elle diffère d'une personne à l'autre et c'est à travers le cheminement de chaque individu qu'elle se définit précisément. On peut quand-même retenir deux principes qui guident cette quête dans des directions productives.
Plusieurs autres textes sont proposés dans cet article et repris ci- dessous. Ils sont les outils nécessaires pour préciser et concrétiser le type de cheminement proposé ici. Pour le reste, chacun devient responsable de tracer son propre sentier.
Michelle Larivey, psychologue
Février 2001
La confiance en soi
Par Jean Garneau, psychologue
Cet article est tiré du magazine électronique
" La lettre du psy"
Volume 3, No 2: Février 1999
Résumé de l'article
Qu'est-ce que la confiance en soi? Sur quoi repose-t-elle? Peut- on la développer à l'âge adulte ou est-ce que ça ne s'acquiert que dans l'enfance?
Cette fameuse confiance en soi, celle qui fait que certaines personnes réussissent tout ce qu'elles entreprennent! Est-elle une qualité innée, l'aboutissement d'une enfance heureuse ou un résultat que nous pouvons obtenir par nos propres efforts? Jean Garneau explique de quoi est faite cette confiance, ses rapports avec l'estime de soi et les façons dont nous pouvons la développer à travers les activités de notre vie quotidienne.
Table des matières
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Sa Majesté le Roi
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Sa Majesté Le Roi Mohammed VI, Roi du Maroc, est issu de la Lignée des Alaouites, originaire de Yanboô An Nakhil, petite oasis de la côte d’Arabie, sur la Mer Rouge. Descendante directe du prophète de l’Islam Sidna Mohammed par la voie de sa fille Lalla fatima Zohra, la Famille Royale est venue s’installer à Sijilmassa, dans le Sud marocain, au milieu du XIIIème siècle. Sa Majesté le Roi Mohammed VI est le Vingt-troisième Roi de la Dynastie Alaouite, dont le règne a débuté au milieu du XVIIème siècle. Sa Majesté le Roi Mohammed VI, fils de Feu Sa Majesté Hassan II, est né le 21 Août 1963 à Rabat. A l’âge de quatre ans, Son Auguste Père le fait entrer à l’Ecole Coranique du Palais Royal. Le 28 Juin 1973, Son Altesse Royale le Prince Héritier obtient, avec succès, le Certificat d’Etudes Primaires et poursuit ses études secondaires au Collège Royal où Il obtient son Baccalauréat en 1981. Il est diplômé de l’Université Mohammed V. En 1985, le Prince Héritier Sidi Mohammed obtient sa Licence en Droit à la Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales de Rabat. Le sujet de Son mémoire porte sur « L’Union Arabo-Africaine et la stratégie du Royaume du Maroc en matière de relations internationales ». En 1987, Il obtient le premier Certificat d’Etudes Supérieures (C.E.S) en Sciences Politiques avec mention. En Juillet 1988, Son Altesse Royale le Prince Héritier Sidi Mohammed réussit, avec mention, ses derniers examens pour l’obtention du deuxième C.E.S en droit Public. Afin de compléter sa formation et de vivre de près la pratique des principes et des règles de droit appris à la Faculté, Feu Sa Majesté le Roi Hassan II décide de l’envoyer, en novembre 1988, à Bruxelles, en vue d’effectuer un stage de quelques mois auprès de M. Jacques Delors, Président de la Commission des Communautés Economiques Européennes. Rompu aux lourdes tâches depuis son jeune âge, Son Altesse Royale le Prince Héritier Sidi Mohammed est souvent chargé par Son Auguste Père de nombreuses missions à différents niveaux : national, arabe, islamique, africain, et international, auprès des Chefs d’Etat frères et amis. Son Altesse a ainsi participé à plusieurs conférences internationales et régionales. La première mission officielle à l’étranger de Son Altesse Royale le Prince Héritier a eu lieu le 6 avril 1974, quand il a représenté feu Sa Majesté Hassan II à l’Office Religieux célébré à la Cathédrale « Notre Dame de Paris » à la mémoire du Président français, Georges Pompidou. Le 22 décembre 1979, Son Altesse Royale le Prince Héritier est porté à la Présidence d’Honneur de l’Association Socio-Culturelle du Bassin Méditerranéen. Du 23 au 30 Juillet 1980, Son Altesse Royale le Prince Héritier Sidi Mohammed effectue une tournée dans plusieurs pays africains et rencontre les Présidents Leopold Sedar Senghor du Sénégal, Ahmed Sékou Touré de Guinée, Félix Houphouët Boigny de la Côte d’Ivoire, Ahmedou Ahijou du Cameroun et Shehu Shagari du Nigéria. Il leur a remis des messages personnels de Feu Sa Majesté Hassan II. Le 18 mars 1982, Il est nommé Président du Comité d’Organisation des IXèmes jeux Méditerranéens de Casablanca. Le 10 mars 1983, Son Altesse Royale le Prince Héritier préside la délégation marocaine aux travaux du VIIème sommet des pays Non-Alignés à New-Delhi et prononce un important discours dans lequel Il rappelle les positions du Maroc à l’égard de diverses questions arabes, africaines et internationales. Le 21 septembre 1983, le Prince Héritier préside la délégation marocaine aux travaux du comité de mise en oeuvre de l’O.U.A sur le Sahara à Adis-Abeba. Le 3 octobre 1983, Il préside la délégation marocaine à la Xème conférence franco-africaine, à Vittel. Le 11 avril 1985, Son Altesse le Prince Héritier est nommé par Son Auguste Père, Président de la Commission Chargée de l’Organisation des VIèmes jeuxpanarabes. Le 26 novembre 1985, Son Altesse Royale le Prince Héritier Sidi Mohammed est nommé, par le Souverain, Coordonnateur des bureaux et services de l’Etat-Major Général des Forces Armées Royales. Une tâche digne d’un Prince qui a su mener à bien les différentes missions qui lui ont été confiées. Du 11 au 18 mars 1986, le Prince Héritier effectue une visite officielle en Arabie Saoudite. Du 7 au 21 mars 1987, Il se déplace en visite officielle au Japon. Le 23 février 1989, Son Altesse Royale le Prince Héritier Sidi Mohammed représente Feu sa Majesté Hassan II aux obsèques de l’Empereur du Japon Hiro Hito. Le 29 octobre 1993, Son Altesse Royale le Prince Héritier obtient, à l’Université de Nice-Sophia Antipolis en France, le titre de Docteur en Droit avec la mention « très honorable », suite à une thèse intitulée « La coopération entre la Communauté Economique Européenne et l’Union du Maghreb Arabe ». Le Maroc et l’Union européenne à l’aube du XXIème siècle Le 12 juillet 1994, Son Altesse Royale le Prince Héritier Sidi Mohammed est promu, par Feu Sa Majesté Hassan II, au grade de Général de Division. Le 12 avril 1994, Son Altesse Royale le Prince Héritier préside l’ouverture des travaux de la conférence ministérielle du G.A.T.T à Marrakech. Le 4 mai 1994, Son Altesse Royale le Prince Héritier Sidi Mohammed participe aux travaux de la réunion du groupe consultatif, à Genève, à l’occasion de la Commémoration du 50ème anniversaire de la constitution de l’O.N .U. Le 19 décembre 1994, Son Altesse Royale le Prince Héritier ouvre les travaux du Conseil Supérieur de la Culture. Le 12 janvier 1995, Son Altesse Royale le Prince Héritier préside l’ouverture des travaux de la Commission Nationale pour la Commémoration du 50ème anniversaire de l’O.N.U. Le 9 avril 1996, Son Altesse le Prince Héritier Sidi Mohammed conduit, à Paris, la séance de clôture du séminaire sur « Les relations entre le Maroc et l’Europe ». Le 10 décembre 1996, Son Altesse Royale le Prince Héritier inaugure, à New York, le Bureau du Conseil Maroco-Américain du Commerce et des Investissements. Du 21 au 27 juin 1997, Son Altesse Royale le Prince Héritier Sidi Mohammed représente Feu Sa Majesté Hassan II aux travaux de la session extraordinaire de l’Assemblée Générale de l’O.N.U sur l’Environnement intitulée « Le Sommet de la terre +5 ». Le 23 Juillet 1999 : Cérémonie de présentation de l'allégeance à S.M le Roi Mohamed Ibn Al Hassan Ben Mohamed, à la Salle du Trône du palais Royal de Rabat. Son Intronisation est célébrée le 30 juillet 1999 Le 12 Juillet 2002 Le Mariage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI avec SAR la Princesse Lalla Salma est célébré à Rabat, conformément aux traditions de la glorieuse dynastie alaouite. Le 8 mai 2003 Naissance, à Rabat, de Son Altesse Royale le Prince Héritier Moulay Al Hassan Dispositions de la Constitution concernant la Monarchie et les prérogatives du Souverain |
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Feu Sa Majesté Le Roi Hassan II
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Feu Sa Majesté le Roi Hassan II, est né à Rabat le 9 juillet 1929 et décédé le 23 juillet 1999. Son règne a duré 38 ans (1961-1999). Il a reçu au Palais Royal les premiers enseignements de la science coranique. Après de brillantes études universitaires à Rabat et à Bordeaux (France), Sa Majesté le Roi obtint, en 1951, le Diplôme d'Etudes Supérieures en droit public.
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| Sa Majesté Hassan II évolua, dès Son plus jeune âge, dans un environnement marqué par le patriotisme, l'héroïsme et la mobilisation. Son Père, feu Sa Majesté Mohammed V, fit bénéficier Son fils aîné d'une éducation conjuguant la tradition avec la modernité et d'une formation fondée sur les valeurs arabo-islamiques et sur les principes de la civilisation universelle. Dès Son jeune âge, le Souverain fut témoin de grands événements historiques. En 1943, Il assista, aux côtés de Son Père, à la Conférence d'Anfa où Il rencontra Churchill et Roosevelt. Cette Conférence des Alliés se tenait à la veille de la libération de l'Europe et à un tournant décisif de l'histoire du monde. En 1944, Sa Majesté le Roi Hassan II participa à la rédaction du Manifeste de l'Indépendance aux côtés des représentants du Mouvement National. Très jeune déjà, le Prince Moulay Hassan militait activement au sein du collège impérial, foyer du militantisme et du nationalisme marocain. En 1947, le Prince Moulay Hassan participa au voyage historique de feu Sa Majesté Mohammed V à Tanger, et assista au discours de Son Père qui réclamait l'indépendance du pays, son unité, son intégrité territoriale et son adhésion à la Ligue arabe. Il lança Lui-même un appel aux jeunes les invitant à se mobiliser pour la libération. Le 20 août 1953, les autorités du protectorat exilèrent en Corse, Sa Majesté Mohammed V, le Prince Moulay Hassan et l'ensemble de la Famille Royale. Ils furent ensuite transférés, en janvier 1954, à Madagascar. Le Prince Moulay Hassan a été, au cours de cet exil, le conseiller politique de Son Père. Le 16 novembre 1955 retour d'exil de feu Sa Majesté Mohammed V et des membres de la famille Royale. En février 1956, le Prince Moulay Hassan participa aux côtés de Son Père aux négociations pour l'Indépendance. Après l'Indépendance, Sa Majesté Mohammed V nomma son fils aîné, le Prince Moulay Hassan, en avril 1956, Chef d'Etat Major des Forces Armées Royales. Le 9 juillet 1957, Moulay Hassan fut proclamé officiellement Prince Héritier. Le 3 mars 1961, après le décès de Feu Sa Majesté Mohammed V, Moulay Hassan fut proclamé Roi du Maroc. Depuis Son intronisation, le Souverain a veillé à doter le Royaume d'institutions démocratiques représentatives au niveau national, régional et local. Sa Majesté Hassan II n'a cessé d'œuvrer pour l'unification du Royaume et la consolidation de son indépendance et de son intégrité territoriale: libération de la province de Tarfaya (1958) et de la province de Sidi Ifni (1969). En octobre 1975, Sa Majesté le Roi organise la glorieuse Marche Verte qui a permis la libération et le retour à la mère patrie de Sakiet Al Hamra et de Oued Addahab (ex-Sahara espagnol). Sa Majesté le Roi est l'un des piliers de la paix dans le monde. Grâce à Son action, le Maroc a pu jouer un rôle dynamique au sein des principales instances internationales et régionales: L'année 1993 a été marquée par la publication en langues arabe et française de l'ouvrage:"Hassan II, la mémoire d'un Roi". Ce livre, qui est le résultat d'une série de longs entretiens de S.M. le Roi avec le journaliste français Eric Laurent, est un document plein de révélations, de confidences et de réflexions sur le pouvoir et la monarchie au Maroc. C'est également un recueil de souvenirs sur les personnalités marocaines et étrangères que le Souverain a rencontrées durant Son règne. Voici par ailleurs quelques Témoignages sur l'homme et le Chef d'Etat exprimés par des personnalités étrangères. Père de famille, S.M. Hassan II a cinq enfants: Vendredi 23 juillet 1999 le décès de Feu Sa Majesté Hassan II (1929-1999) Spécial / Condoléances |
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